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Grizzly : le Monstre de la Forêt – Critique

Grizzly : le Monstre de la Forêt

Deux femmes sont attaquées mortellement par un gigantesque grizzly. Hormis ce défaut général de vouloir en faire trop et quelques longueurs, Grizzly : le Monstre de la Forêt se révèle être une bonne série B de terreur animalière.

Publié le 9 Juin 2013 par GORE MANIAC · Voir la fiche de Grizzly : le Monstre de la Forêt

L'été n'amène pas cette année que des campeurs dans un grand parc national américain. En effet, deux jeunes femmes sont attaquées mortellement par un gigantesque grizzly.
Suite au décès d'une employée, le responsable de la sécurité, Michael Kelly (Christopher George), et son équipe décident de livrer un combat sans merci à cet animal géant doté d'un appétit féroce !

Même s'il a toujours été présent dans l'univers cinématographique (La Féline, Des Monstres Attaquent la Ville, King Kong), l'animal meurtrier n'a cependant jamais frappé autant l'imaginaire collectif qu'en 1975, lorsque le fameux requin de Jaws a surgi du grand écran et traumatisé toute une génération.
Dès lors, de nombreux films ont tenté de surfer sur cette déferlante, avec plus ou moins de réussite. Grizzly fait donc partie de cette longue liste.

Décédé en 1978 dans un accident d'hélicoptère, William Girdler est un petit spécialiste du film de genre, surtout réputé pour une adaptation modeste du célèbre roman de Graham Masterton (Manitou), avec Tony Curtis. Débutant sa carrière en 1972 avec des films dans l'esprit des oeuvres d'Herschell Gordon Lewis, il se contente le plus souvent de suivre les modes du moment (Abby étant par exemple une resucée de l'Exorciste).
Souvent scénariste et compositeur de ses métrages, il n'est cependant que réalisateur sur le tournage de Grizzly, qui constituait alors son premier budget "conséquent".

Dès les premières minutes du film, on ne peut qu'être agréablement surpris par le transfert de ce métrage en haute définition. Les sublimes paysages naturels prennent ici un cachet remarquable et offrent une mise en bouche de bon aloi.
Les deux premiers meurtres, qui subviennent assez rapidement, dévoilent le principal défaut de ce long-métrage, à savoir un excès de gore pas forcément nécessaire et qui surtout, avec les années, décrédibilise le contenu de cette série B. Pourtant, si on laisse de côté cet aspect inutile, force est de constater que Grizzly est un film bien construit.

Prenant le temps de présenter les principaux protagonistes, le film n'oublie pas pour autant d'exposer le plus possible l'environnement dans lequel se situe l'action. Cet écrin de verdure, à l'heure où la plupart des décors sont numériques, constitue l'atout majeur de cette oeuvre.
Le doublage, de qualité, souligne des dialogues soignés, et la mise en scène de Girdler est plutôt sobre et rigoureuse, même lors des attaques du monstre, scènes les plus risquées du métrage.

L'autre point central de Grizzly demeure bien évidemment son animal tueur. On peut regretter le côté surréaliste des dimensions communiquées par le zoologiste sur l'animal (près de 4 mètres de haut et plus d'une tonne), là où des chiffres normaux suffiraient déjà à nous impressionner et rendraient l'ensemble plus consistant. En effet, lorsqu'il est filmé plein cadre, notre bel ours ne sort pas des sentiers battus, et sa capacité à démonter un chalet ou à arracher la tête d'un cheval d'un coup de patte en prend alors un sérieux coup !

En outre, Girdler ne parvient pas à faire durer les moments de bravoure et aucune scène ne sort réellement du lot, pas même durant un épilogue assez décevant.
Là où Spielberg offrait un passionnant tête à tête entre Brody et le requin blanc dans les Dents de la Mer, Girdler expédie le duel final de manière brutale et ridicule, résumant parfaitement ce film, prometteur mais nous laissant sur notre faim.
Toutefois, hormis ce défaut général de vouloir en faire trop (notamment dans le côté sanguinolent) et quelques longueurs, Grizzly : le Monstre de la Forêt se révèle être une bonne série B de terreur animalière, avec des comédiens convaincants, et une somptueuse carte postale permanente pour les amoureux de la nature. Le soin apporté à cette sortie française en DVD et Blu-Ray par l'éditeur Filmedia permet aussi de redécouvrir dans d'excellentes conditions un métrage quelque peu oublié des seventies.

GORE MANIAC
À propos de l’auteur : GORE MANIAC

J'essaie de partager ma passion pour un cinéma méconnu, mais qui mérite incontestablement qu'on s'y arrête !

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