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Voir la fiche complète du film : Jason X (James Isaac - 2001)

Jason X

Un concept gonflé mais beaucoup de second degré et le savoir-faire de James Isaac font de Jason X un slasher mâtiné de SF plutôt divertissant...
Publié le 1 Janvier 2008 par JulienVoir la fiche de Jason X
8
Robot

2014, le mythique tueur Jason Voorhees a enfin été appréhendé. Après avoir essayé de l'exterminer de toutes les manières possibles sans succès, des scientifiques décident de le mettre en "cryostase", de littéralement le congeler pendant qu'ils cherchent un moyen d'en venir à bout. Mais Jason, c'est Jason et pour en venir à bout faut s'accrocher. Une scientifique, Rowan, parvient à le cryogéniser mais se retrouve coincée avec lui. Quatre siècles plus tard, un groupe d'étudiants et leur professeur découvrent les deux corps et les ramènent à bord de leur vaisseau. Pendant qu'ils "ressuscitent" Rowan grâce à la nanotechnologie, le "gros" se réveille et reprend ses bonnes vieilles habitudes...

Après le très controversé mais pas mauvais pour autant Jason va en enfer, on se demandait comment notre cher Jason allait revenir sur le devant de la scène. Le réalisateur James Isaac (The Horror Show a.k.a. House 3) et son scénariste Todd Farmer blousent tout le monde avec ce concept plutôt gonflé de balancer le "gros" dans l'espace. Une idée pas toute neuve étant donné que Pinhead avait eu droit à un traitement similaire dans un Hellraiser : Bloodline de sinistre mémoire...

Les fans ont du grimper aux rideaux face à cette idée saugrenue de faire un Vendredi 13 "high tech" et le résultat aurait pu être tout simplement catastrophique. Et finalement, nous sommes en présence d'un slasher relativement efficace, doublé d'une série B de science-fiction qui tient plutôt bien la route.

Après un générique qui nous fait découvrir l'intérieur du corps du "gros", on se retrouve dans un milieu très froid et très propre auquel on ne s'attend pas vraiment dans un Vendredi 13 : l'intérieur d'un vaisseau spatial. A ce moment, le spectateur se demande bien comment on en est arrivé là. James Isaac ne nous en apprend pas beaucoup dans la première partie du film et préfére laisser Jason entrer en action car, si l'on regarde un Vendredi 13, c'est bien pour voir Jason démastiquer tout ce qui bouge.

On retrouve donc Jason, enchaîné, seul au beau milieu d'une vaste pièce avec un seul gardien. Les militaires débarquent et découvrent que le fameux gardien a pris la place de Jason (probablement contre son gré!). Jason ne tarde pas à faire son apparition et envoie ad patrès tous ces messieurs (dont le réalisateur David Cronenberg himself!). Mais c'est sans compter sur Rowan, une scientifique bien décidée a mettre Jason hors d'état de nuire. Elle parvient ainsi à enfermer le "gros" dans un caisson cryogénique. Mais Jason, c'est pas le genre à se laisser mettre en boîte :  un bon coup de machette qui traverse le caisson et il perfore l'estomac de Rowan. La machine se met en marche et les voilà tous les deux congelés pour de bon. Voilà une entrée en matière simple, directe et plutôt efficace.

Dans l'ensemble, Jason X est plutôt bien rythmé, avec des meurtres à intervalles réguliers et une montée en crescendo dans le déroulement de l'intrigue et des évenements. Si l'on prend le film au premier degré, on risque fort de décrocher et de considérer Jason X comme un mauvais Z. Normal, étant donné qu'avec le film de James Isaac, le second degré est de rigueur. En effet, comment prendre au sérieux cette histoire qui, dès le départ, est complètement "débile". De même, il suffit de s'attarder sur les décors, les costumes et les effets spéciaux résolument "cheap" pour se rendre compte que nous ne sommes pas en présence d'un film de science-fiction sérieux. De toute façon, James Isaac, avec un budget avoisinnant les 14 millions de dollars et seulement deux mois pour mettre en boîte le film, ne pouvait pas vraiment faire de miracles. Il s'en sort pourtant avec les honneurs car Jason X assume complètement son statut de film Bis et constitue un divertissement tout à fait sympathique.

Enfin, on appréciera la forte présence du "gros" à l'écran (interprété avec toujours autant de poigne par Kane Hodder) qui est presque la véritable star du métrage. Isaac le filme souvent à son avantage (malheureusement, parfois au détriment du suspense) et lui offre même, en fin de métrage, un lifting osé : Jason se transforme en "Uber-Jason", le transformant en un être de chair et d'acier. A noter également, un bref retour au camp Crystal Lake, appuyé par un plan final qui laisse, bien sûr, entrevoir une nouvelle suite...

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