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L'attaque du requin à 6 têtes – Critique

L'attaque du requin à 6 têtes

Un quatrième opus encore plus mauvais que ses prédécesseurs qui s’apparente à une compilation des pires choses que l’on puisse commettre dans un survival animalier. Moche, inintéressant au possible, d’une bêtise crasse, L’attaque du requin à 6 têtes n’a aucune raison d’être si ce n’est élargir les frontières du crétinisme cinématographique.

Publié le 28 Juillet 2019 par Dante_1984 · Voir la fiche de L'attaque du requin à 6 têtes

Qui aurait pu croire que la saga Headed Shark Attack aurait continué jusqu’à fournir quatre métrages ? Quatre films plus ineptes les uns que les autres où la surenchère est de circonstances pour exploiter malencontreusement un concept d’une rare bêtise. Non, les têtes d’un requin ne repoussent pas comme ses dents. C’est une évidence qu’il serait néanmoins bon de rappeler aux producteurs. Toujours est-il que cette énième itération au pays du grand n’importe quoi tient (peut-être) ici son point d’orgue. Grand habitué des ignominies made in Asylum et de certaines bévues de la sharksploitation, Mark Atkins s’y colle. Au demeurant, est-ce que six têtes valent mieux qu’une ? Rien n’est moins sûr...

Une "étoile de mer" qui augure du pire

Sans entrer dans des considérations temporelles dignes de Sharknado 6, l’introduction nous invite à un petit détour dans le passé où l’on découvre que le requin à 6 têtes a précédé les autres étrons de son espèce. Cela n’apporte strictement rien à une pseudo-intrigue qui, on le devine, va déboucher sur un florilège de non-sens où l’incohérence reste un qualificatif pour le moins euphémique au vu de ce qui s’annonce. Comme à l’accoutumée, on nous inflige une brochette de caricatures et de hors-d’œuvre complètement à côté de la plaque. Les clichés sont de rigueur et exacerbent des traits déjà fortement agaçants.

L’isolement sur une île pour participer à une sorte de camp de vacances survivaliste fait s’enchaîner les allers-retours aux quatre coins de ce bout de rocher. Il n’y a aucune vraisemblance dans leurs choix et leurs réactions. En lieu et place de retrouver la terre ferme, on s’éloigne au large sur une plateforme de fortune. De plus, il est préférable de s’abriter d’un cyclone dans un laboratoire scientifique flottant avec une bâche de protection plutôt que se réfugier dans un phare. Un requin dans les parages? Rien de tel pour motiver les troupes et réaliser plus de séances de nage en guise de transition absurde! Mais le plus consternant reste sans doute cette propension à mettre en danger les survivants davantage sur la terre qu’en barbotant dans l’eau !

Quand un requin-crabe demande l'heure à un couple sur le point de rompre. Que se passe t-il ?

Pour ce faire, le requin est désormais une bestiole amphibienne qui se sert de ses têtes latérales comme pattes. En matière d’aberrations évolutionnistes, on tient là le haut du panier. De prime abord, on découvre un «requin-étoile de mer» qui se meut avec la grâce d’une orque échouée. Littéralement, on ne sait plus où donner de la tête. Comme si cela ne suffisait pas, chaque tête capricieuse peut être arrachée par l’une d’entre elles et repousser aussitôt à la manière d’une hydre. Ridicule? Pas autant que son aptitude à marcher sur la terre qui le fait bizarrement ressembler à un «requin-crabe». Hormis les films Sharknado et Sharktopus, on a rarement atteint un tel degré d’insanités.

On en oublierait presque les problèmes de proportion du squale qui rétrécit pour correspondre à des lieux plus étriqués, comme une crique ou le labo scientifique. Dans la majorité des cas, il se révèle assez massif. Mais, force est de constater que les effets spéciaux ont régressé. Là où les autres métrages proposaient des plans sous-marins identiques et néanmoins potables, on se retrouve avec une créature qui ne ressemble à rien dont la peau est plus lisse qu’un morceau de plastique. Est-il nécessaire de parler d’incrustations calamiteuses, de faux raccords ou d’attaques d’une indigence totale? Même le seuil de tolérance du spectateur le plus indulgent au monde ne peut faire l’impasse sur de pareilles bévues.

Quand on vous dit que c'est tiré par les cheveux !

Au final, L’attaque du requin à 6 têtes constitue le summum de la bêtise humaine; le tout condensé en 88 interminables minutes. Véritable non-sens anthologique perpétuel, cette erreur cinématographique commise par Mark Atkins n’a d’autre intérêt que de repousser les limites du concevable en matière d’inepties sur nageoires (ou plutôt sur têtes). Histoire inexistante, incohérences en pagaille, trucages immondes et scandaleux, séquences d’une stupidité incommensurable... Rien ne manque à l’appel pour une nouvelle pierre à l’édifice des étrons de la sharksploitation. Vraisemblablement, l’une des pires itérations en la matière de cette dernière décennie. Pourtant, celle-ci est déjà bien fournie...

Dante_1984
À propos de l’auteur : Dante_1984

J'ai découvert le site en 2008 et j'ai été immédiatement séduit par l'opportunité de participer à la vie d'un site qui a pour objectif de faire vivre le cinéma de genre. J'ai commencé par ajouter des fiches.

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