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Le Vaisseau de l'angoisse – Critique

 Le Vaisseau de l'angoisse

Le scénario n'a rien de novateur, se contentant d'aligner des scènes que l'on a déjà vu dans les précédents films de vaisseaux fantômes.

Publié le 1 Janvier 2008 par admin · Voir la fiche de Le Vaisseau de l'angoisse

1962: l'Antonia Graza, un luxueux paquebot de croisière italien, vogue vers l'Amérique lorsqu'un drame se déroule à son bord... Un cable métallique cède brusquement causant la mort en fauchant les passagers réunis dans la salle de bal. Les corps découpés gisent sur le sol. Quarante ans plus tard, le pilote Jack Ferriman, repère en mer de Béring un navire à la dérive. Persuadé qu'il pourrait en tirer un bénéfice financier en prenant possession du trésor éventuel à son bord, il propose au capitaine Murphy et à son équipage de retrouver le bateau pour le remorquer. Le butin trouvé sera ainsi partagé. Mais, une fois sur place, rien ne se passe aussi facilement que prévu.

Un an après avoir réalisé le catastrophique 13 Fantômes, Steve Beck, cet as des effets spéciaux revient au genre, toujours pour le compte de Dark Castle. Commençons par quelques éléments positifs: la mise en scène transparente (si, si, c'est une qualité pour ce metteur en scène) mais qui évite de fatiguer comme pour son film précédent et une intro saignante auquel nous pouvons rajouter une scène explicative sous forme de flashs backs, et des décors poisseux.
Hormis cela, pas grand chose ne vient sauver les meubles d'un film à l'intrigue particulièrement éventé. Au mieux, un intérêt poli émaillé de baillements. A noter aussi un générique qui se veut original faisant penser à celui de "La croisière s'amuse". Il faut voir le défilé des noms avec cette "adorable" couleur rose. A croire, que l'on pensait surprendre le spectateur, qui ne connaîtrait pas le titre du film qu'il s'apprête à visionner, et qui serait passé à côté de l'affiche.

Le scénario n'a rien de novateur, se contentant d'aligner des scènes que l'on a déjà vu dans les précédents films de vaisseaux fantômes. Reviennent à la mémoire un Ghost Ship (datant de 1952) et plus encore Death Ship, avec ses revenants nazis. D'ailleurs, à l'exception de ce dernier élément, absent du long-métrage, le scénario de ce nouveau Ghost Ship semble sorti d'une photocopieuse: on a droit à la femme fatale fantôme, la gentille fillette, le traître, la femme d'action qui est bien sûr l'héroïne.... Tout cela est assez génant car l'on devine longtemps à l'avance les scènes à venir et surtout, qui va survivre. A ce petit jeu de massacre, c'est assez désert. Un peu de sang par ci, par là, mais rien de mémorable, l'accent étant plutôt mis sur la suggestion.

Ceux qui sont curieux de voir l'ex infirmière d'"Urgences", Julianna Margulies, ne seront guère surpris par le manque de charisme de la dame. Son rôle est il-est vrai des moins étoffées. Le rythme a bien du mal à tenir en haleine. Ce qui est étonnant, c'est l'attribution du mot épouvante à un film qui réussit l'exploit de ne jamais surprendre, et encore moins de terrifier. Les trous scénaristiques sont énormes, rendant bâclés et incompréhensibles les raisons pour laquelle les occupants du bateau ont été ainsi massacrés. D'ou l'appui d'un flash back qui arrive de façon un peu gratuite (les scénaristes ne savant pas comment l'amener). Heureusement que le fantôme de la petite Katie est là pour aider Epps (Juliana Margulies) à trouver les portes la conduisant à découvrir les clés de l'histoire. Autant l'intro était percurtante, autant la suite sombre au fur et à mesure, jusqu'au final gnan-gnan au possible.

Si les prochains films de Dark Castle sont du même acabit (exception faites de La maison de l'horreur), on n'est pas pressé de les voir. A moins que Mathieu Kassovitz, annoncé pour le tournage de Gothika (avec Halle Berry) ne relève le défi, et réalise un véritable film d'épouvante comme on peux l'espèrer.

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