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Les Démons du Maïs – Critique

Les Démons du Maïs

Un petit film d'horreur des années 80. Vite vu, vite oublié...

Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Les Démons du Maïs

Etats-Unis, New Jersey, dans la petite ville de Gatlin, tous les enfants se sont rebellés contre leurs parents et les ont massacrés sans ménagement. Ils sont menés par un jeune garçon répondant au nom d'Isaac, qui prétend recevoir la parole du seigneur et agir selon son bon vouloir. Trois ans après l'arrivée d'Isaac à Gatlin, Burton et Vicky, un couple d'étrangers, débarquent dans la région. Lorsqu'ils arrivent à Gatlin, ils découvrent une ville déserte. Ils sont bientôt pris en chasse par Malaki, le sinistre sbire d'Isaac...

Le scénario du film s'inspire de la plutôt maigre nouvelle de Stephen King, Les Enfants du Maïs, paru dans le recueil Danse Macabre. Sur le papier, le pitch n'est pas trop mauvais mais sa transposition en film n'est malheureusement pas des plus réussies. D'autant plus que le scénariste a pris beaucoup de libertés par rapport au matériau originel (ajout de personnages, de lieux, de situations, etc.).

Le début du film (avec la voix off du jeune Job) est confus et même si la scène d'ouverture dans la cafétéria est plutôt réussie, le reste est loin d'être du même acabit. Premier film de Fritz Kiersch, Les Démons du Maïs peine à trouver son rythme et à captiver son spectateur. L'intrigue n'est pas riche en rebondissements et l'on a du mal à sentir la présence de la moindre atmosphère dans le film. La mise en scène est peu inspirée (Kiersch est loin de savoir filmer les champs de maïs comme le fera plus tard Victor Salva dans son Jeepers Creepers 2) et se rapproche beaucoup de celle d'un slasher basique (genre en plein boom lors de la mise en chantier du film).

Les personnages sont peu intéressants ou alors mal exploités. Le cas le plus flagrant est celui d'Isaac : le jeune acteur a une certaine présence et son jeu n'est pas mauvais, mais il est rarement filmé à son avantage ou avec le moindre soucis pour créer une réelle atmosphère à chacune de ses apparitions. Les autres enfants du film se débrouillent plutôt bien, avec une mention spéciale à Courtney Gains, qui interprète Malaki et qui est assez convaincant (son physique, à l'instar de John Franklin qui interprète Issaac, y est sans doute pour beaucoup). Les adultes s'en sortent un peu moins bien que les enfants (notamment cette pauvre Linda Hamilton).

Et lorsque le réalisateur essaye de créer un peu de suspense, il échoue lamentablement. La scène avec le garagiste et son chien en est un exemple flagrant : le garagiste donc, se retrouve seul devant sa station. Quelques plans sur les champs de maïs environnants renseignent tout de suite le spectateur qu'il a de la compagnie. Le garagiste fait le tour des environs et entend soudain du bruit dans son garage. Il pénètre à l'intérieur. Kiersch filme quelques plans sur les mains des enfants en possession d'ustensiles en tout genre (crique, chaîne, couteau...). La musique grimpe crescendo, les enfants se rapprochent tandis que le garagiste a remarqué leur présence et s'apprête à passer à l'attaque et... Rien. Le réalisateur nous renvoie directement sur les deux tourtereaux du film dans leur voiture. Kiersch vient de désamorcer tout le suspense qu'il avait à peu près réussit à créer. Dommage car les meurtres hors-champs, même s'ils peuvent être parfois efficaces, ne sont pas tellement du goût du spectateur lambda...

Les Démons du Maïs n'est pas un mauvais film mais le manque de maîtrise du réalisateur (dont c'était le premier film rappelons-le) et les faiblesses et incohérences du scénario ne tirent pas le film vers le haut. Un spectacle distrayant, à la bande-son assez réussie, qui aurait mérité un petit soupçon de gore, histoire de rappeler au spectateur qu'il regarde un film d'horreur...

Le film a remporté cinq fois sa mise de départ (environ 5 millions de dollars) et a bien marché dans les videoclubs. Children of The Corn, c'est aujourd'hui une franchise qui s'éternise à n'en plus finir avec pas moins de 7 films (de facture très moyenne) à ce jour.

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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