Voir la fiche complète du film : Meurs un Autre Jour (Lee Tamahori - 2002)

Meurs un autre jour – Critique

Meurs un Autre Jour
Dernier film de la série avec Brosnan dans le rôle de Bond, Meurs un autre jour remplit le contrat habituel que l'on attend d'un James Bond haut la main. Même si c'est parfois un peu "trop" (le coup de la voiture invisible par exemple, ou la fin qui s'étire en longeur), on se souvient que l'on est devant un James Bond, et que l'on sait à quoi s'attendre.
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Meurs un Autre Jour

Pierce Brosnan, qui est désormais parfaitement à l'aise dans le rôle de James Bond et que le public plébiscite, rempile après l'excellent Goldeneye, le sympathique Demain ne meurt jamais et unLe Monde ne suffit pas plutôt mitigé pour une quatrième (et dernière) aventure. Si celle-ci n'est pas placée sous le signe de l'originalité, elle joue en revanche à fond la carte de l'exotisme et du fun.

La scène d'introduction, comme dans les précédents films, dépote méchamment et l'on jubile devant toutes ces fusillages et explosions desquels notre agent secret favori en sort toujours miraculeusement indemne. Une bonne entrée en matière qui laisse présager le meilleur pour la suite même si l'on commence l'aventure avec quelques "doutes" sur le futur bad guy qui donnera la réplique à 007.

Le scénario de Meurs un autre jour n'a rien d'exceptionnel (tout comme les précédents me direz-vous) et transporte le spectateur dans des lieux exotiques avec cocktails, soleil et jolies filles. A l'instar des précédents films avec Brosnan, on se retrouve avec deux James Bond Girls de charme : Halle Berry, qui interprète l'intrépide Jinx, et la ravissante Rosamund Pike, qui joue l'assistante d'un certain Gustave Graves, lequel est, vous vous en doutez, le vilain qui va tenter de dominer le monde. L'utilité du personnage Jinx reste encore à prouver selon moi mais bon, la plastique plutôt attrayante d'Halle Berry n'est pas non plus une véritable torture pour les yeux. Le bad guy ne restera pas dans les annales de la série comme Goldfinger mais bon, il est méchant, n'aime pas Bond et veut dominer le monde. Schéma traditionnel et peu original mais bon, rien de très grave quand même.

Si l'on regarde un Bond, c'est surtout pour assister à de bonnes grosses séquences d'action. Die Another Day remplit le quota sans problème avec sa scène d'intro dans une base militaire coréenne dans laquelle Bond va - comme d'habitude - tout faire exploser dans la joie et la bonne humeur. S'ensuit une poursuite en hovecraft du plus bel effet qui se termine par une punchline dont seul Bond à le secret ("Sauvé par le gong!"). On se calme et on boit frais le temps de présenter les enjeux de l'intrigue (plutôt minces sur le papier mais, grosso modo, Bond doit encore sauver le monde sinon c'est une troisième guerre mondiale). Je ne m'attacherai pas à décrire toutes les séquences qui dépotent mais on retiendra surtout la poursuite finale en voiture sur glace qui vaut le coup d'oeil (même si le coup de la voiture invisible, on aurait pu s'en passer... ça fait un peu too much). Le film aurait d'ailleurs dû se terminer à se stade car le dernier quart d'heure est un peu ennuyeux (la séquence dans l'avion est de trop). Mais bon, encore une fois, c'est du James Bond et ça fait du bien par où ça passe!

Julien
À propos de l’auteur : Julien

Autres critiques

Berserk - L'âge d’or Partie 1 : L'Oeuf du Roi Conquérant

Berserk - L'âge d’or Partie 1 : L'Oeuf du Roi Conquérant

Au sein de la galaxie des mangas et de la Fantasy en général, Berserk tient une place de choix. Fouillée, imaginative, dure et sans concession, l'histoire de Guts, imaginée par Kentaro Miura , est unanimement reconnue comme un authentique chef-d'oeuvre. C'est dire si une adaptation pouvait s'avérer délicate. Le film conçu par Studio 4°C se base sur le même segment du manga que...
Tous les garçons aiment Mandy Lane

Tous les garçons aiment Mandy Lane

On peut dire qu'elle s'est faite attendre cette Mandy Lane! En effet, le film, qui date de 2006, a mis presque quatre ans pour arriver en France, si l'on excepte l'un ou l'autre passage dans des festivals. Généralement, cet état de fait découle d'une qualité très moyenne, mais dans le cas de All the Boys Love Mandy Lane , les critiques étaient plutôt flatteuses. Il avait...
Killer Mountain - Les Roches Maudites

Killer Mountain - Les Roches Maudites

Au vu de sa filmographie, Sheldon Wilson apprécie particulièrement le survival animalier, comme le démontre Kaw ou Carny . Des métrages modestes, perfectibles par leur moyen, qui réussissent néanmoins à se distinguer de la masse putride des DTV et autres ignominies inhérentes au genre. À l’évocation du réalisateur, on s’attend donc à un traitement relativement honnête compte tenu du...
The Witch

The Witch

Si la sorcellerie a nourri nombre de fantasmes à travers les siècles, le cinéma a tôt fait de s’en approprier les grandes lignes. Sous l’angle de l’horreur, du drame, de la comédie ou du fantastique, le thème s’est décliné sous toutes les coutures, quitte parfois à sombrer dans la médiocrité. Pour autant, contes et légendes possèdent une aura particulière propre à...
Les Démons du Maïs

Les Démons du Maïs

Avant de devenir une saga à rallonge culminant à onze films dont deux reboots oubliables (et joie, les trois premiers viennent de ressortir en coffret blu-ray chez Rimini Editions), Children of the Corn fut une courte nouvelle écrite à la fin des années 70 par un Stephen King en devenir. Publiée en 1977 dans le magazine érotique Penthouse (eh oui), l’histoire de ce couple perdu dans les...