Voir la fiche complète du film : Pirates des Caraïbes: La malédiction du Black Pearl (Gore Verbinski - 2003)

Pirates des Caraïbes: La malédiction du Black Pearl

Une grosse production plutôt soignée. On aurait quand même bien aimé voir Spielberg à la barre que Verbinski...
Publié le 1 Janvier 2008 par JulienVoir la fiche de Pirates des Caraïbes: La malédiction du Black Pearl
8
Pirate Bateau
J'en connais qui vont se demander "Mais qu'est-ce que ce film fout ici ?". Oui, oui, c'est une question fort louable. Pourquoi faire la critique de ce film alors qu'il n'est pas à proprement parlé un film d'horreur pur et dur ? Mais Signes et Sixième Sens le sont-ils ? Loin de mon esprit l'idée d'associer ces deux chefs-d'oeuvre au film de Gore Verbinski mais force est de reconnaître que le paysage cinématographique "horrifique" est un peu pauvre ces derniers temps...(j'ai pas encore tout vu non plus).

Venons-en au film et à son histoire. Une histoire, il y en a une ? Oui. Bien que le film soit tiré d'une attraction du parc des studios Disney, un scénario, il y en a un. Pas génial, mais qui fait l'affaire en nous offrant quelques rebondissements par-ci par-là.

Le pirate déjanté Jack Sparrow est à la recherche de son vaisseau, le Blackpearl. Ce dernier est entre les mains d'un pirate du nom de Barbossa qui fait régner la terreur sur mer comme sur terre avec son équipage. Sur sa route, Jack va rencontrer le jeune Will Turner, épris de la ravissante fille du gouverneur, Elizabeth Swann. Quant celle-ci est enlevée par Barbossa, Will et Jack se lancent à sa poursuite...

Classique, certes, mais au moins on sait à peu près ce qui nous attend : duels au sabre entre pirates, abordages et canonnades en pleine mer, trésors, trahisons, romance... Des ingrédients qui se mêlent dans un film qui se cherche un peu. Entre la comédie et l'aventure, on se demande parfois de quel bord ça penche le plus. Et c'est sûrement l'une des plus grosses erreurs de Verbinski (ou plutôt des producteurs) : vouloir offrir un produit "pour toute la famille". N'oublions pas que c'est estampillé Disney et donc, forcément tout public. Dommage...
Les scènes d'actions ? Un peu (beaucoup ?) faiblardes à mon goût. Surtout que les acteurs se perdent plus en cabotinage qu'autre chose. La palme revient sans doute à Johnny Depp dans le rôle du pirate Jack Sparrow, qui frise le ridicule la plupart du temps. Orlando Bloom s'en sort un peu mieux... mais pas de beaucoup. Quant à l'effroyable capitaine Barbossa, on se demande à qui fera t-il peur... Encore dommage...
Les effets spéciaux ? Ah, enfin! Là, c'est une réussite. Les pirates-squelettes du Blackpearl sont stupéfiants. Un grand merci à Greg Cannom, David DeLeon et Mary Kim. Du bon boulot les enfants !

Alors, un blockbuster mauvais ? Non, quand même pas. Le film, malgré sa longueur, tient assez la route. C'est pas du grand cinéma, c'est certain. Mais le film assume la fonction première de tout film : divertir le public.

Autres critiques

My Soul to Take
Est-il besoin de vous faire l'injure d'encore vous présenter Wes Craven , le papa de Freddy Krueger, réalisateur des cultes Scream , La Colline a des Yeux et autre Dernière maison sur la Gauche , mais aussi responsable des tristement célèbres L'été de la peur , La Colline a des Yeux 2 et Cursed ? On le sait, l'ami Wes est capable du pire comme du meilleur, même si ses derniers...
La Nuit du Loup-Garou
**Attention, cette critique contient des spoilers.** Né du viol d'une servante par un prisonnier dément, un orphelin est condamné par une terrible malédiction. Après s'être attaquée avec succès aux relectures de Dracula et Frankenstein , la Hammer se lance, au début des années 60, dans de nouveaux projets. Après les mythes de La Momie (1959) et de Jekyll et Hyde (1959), le célèbre studio...
En eaux troubles
Vouloir produire un film de requins à l’heure actuelle peut relever du suicide artistique si l’on souhaite s’engouffrer dans la brèche abyssale laissée par Asylum, SyFy et consorts. Hormis Instinct de survie et 47 Meters Down , peu de bobines se sont révélées intéressantes ces cinq dernières années. En ce sens, une sortie sur grand écran est tout aussi surprenante qu’...
Resurrection
Un groupe d’amis part en week-end dans de vertes contrées pour s’aérer la tête et faire du quad. Sur place, un endroit complètement retiré des plaisirs et du tumulte de la civilisation, ils vont tomber sur une communauté pour le moins inhospitalière. Le survival est un genre similaire au slasher. Chaque film traite, à quelques détails prêts, de la même thématique à travers un panel de...
La Féline
Attention, cette critique contient des spoilers. Brillant architecte, Oliver croise au zoo la jeune Irena, tombe il tombe éperdument amoureux. La jeune femme, étrangère, vient d'arriver aux Etats-Unis, et passe ses moments libres à observer une panthère noire, qui l'obsède littéralement. Environ dix ans après le début de l'âge d'or de la Universal , le cinéma fantastique américain...