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Sharknado 5 - Global Swarming – Critique

Sharknado 5: Fourmillement Planétaire

Un cinquième opus fidèle à la formule Sharknado. Des tornades, des requins (minuscules), des idioties et un humour à l’emporte-pièce pas toujours du meilleur goût. Un survival-animalier qui tient surtout du film catastrophe dont la dénomination est à prendre au sens du strict du terme.

Publié le 29 Août 2017 par Dante_1984 · Voir la fiche de Sharknado 5: Fourmillement Planétaire

En seulement cinq ans, Sharknado est devenu le porte-étendard de l’absurdité made in Asylum. Au fil d’épisodes tous plus catastrophiques et idiots les uns que les autres, la franchise revient annuellement pour nous gratifier d’un nouveau lot de situations pleines de non-sens, d’acteurs en fin de course, sans oublier des squales délurés. On ne change rien ou presque à la formule du premier opus pour prolonger inutilement un grand n’importe quoi. Pour autant, ce Global Swarming va provoquer quelques surprises dans ses allusions cinématographiques et ses retournements de situations passablement incongrues. Prêt pour une nouvelle envolée au pays des barjots du survival animalier ?

On s'éclate à Buckingham !

Si l’on ne peut pas parler d’une histoire à part entière, l’entame offre un minimum de continuité avec l’épilogue du précédent opus. L’équipe reste inchangée et traque les Sharknado là où ils se manifestent. D’emblée, l’introduction joue sur la débilité du concept en proposant une fois de plus des passages qui tendent à banaliser la connerie comme un nouveau standard de normalité. Réparties douteuses et enchaînement anarchique des séquences précèdent un fil rouge qui tient de... En fait, il est inutile d’essayer de définir la quête désespérée de parents qui recherchent leur sale mioche aérodynamique au cœur même d’un de ces fameux Sharknado !

Mais la débilité du propos ne s’arrête pas en si bon chemin. Après la Grosse Pomme, les parcs d’attractions, l’espace, les casinos de Las Vegas ou les paisibles campagnes d’un État paumé, Sharknado entreprend le tour du monde. Pas en 80 jours, mais en 86 minutes et grâce à la téléportation au sein même des tornades! En effet, celles-ci ouvrent dorénavant des brèches dans l’espace spatio-temporel. Rien que ça ! Ainsi, on part de Londres pour se retrouver en Australie, au Brésil, en Italie, sans oublier le Japon et l’Égypte. Le changement de cadre est bienvenu, son exploration l’est beaucoup moins. Chaque décor en carton-pâte n’a d’autres utilités que d’être soumis aux intempéries des squales en perdition.

Au vu de la météo, sortez les parapluies !

À vrai dire, les requins en question semblent avoir rétréci au lavage après d’incessants tours et détours dans leurs tornades. On les tabasse, on les tranche et, malgré l’évocation d’une dent de mégalodon, la plupart des spécimens ne dépassent pas la taille d’un requin à pointes noires. Ils débouchent tels de véritables chauffards en travers de l’écran, picorent quelques figurants par-ci par-là ou s’écrasent au sol dans une misérable pluie de poissons avariés. On avait l’habitude de les remiser à de simples projectiles désincarnés. Si le budget demeure inchangé, l’échelle desdits squales a nettement été revue à la baisse. Pas comme les pseudo-ambitions humoristiques de la chose en question...

Car, le seul élément notable, si tant est que l’on puisse l’appeler ainsi, reste son côté décalé parfaitement assumé. Même si l’on parle tornades et catastrophes naturelles, ça ne vole pas très haut. Les gags sont éculés, le ton léger, mais l’impact escompté pas forcément à la démesure des efforts facétieux du casting. À la rigueur, la scène de la descente en snowboard reste la plus fun et décomplexée pour nous dérider. La suite, elle, s’appuie surtout sur l’absurdité des caprices physiques que causent les Sharknado. Et pour une fois, les néologismes sont relativement avares en innovations. Tout juste a-t-on droit à un Safarinado vite évoqué (et épelé) pour illustrer une dépêche qui revisite la notion de chaîne alimentaire!

Les Égyptiens savaient !

Derrière le jeu de mots douteux de son sous-titre, Sharknado5 demeure encore une fois un survival animalier pathétique. Puisant son inspiration dans les velléités rocambolesques du duo Ian Ziering/Tara Reid, le film d’Anthony Ferrante remplit sa ligne des charges (un cahier serait beaucoup trop épais) sans trop de difficultés. À savoir, de l’absurde, des requins moches et des protagonistes bons pour se perdre dans les trous de verre qui les téléportent n’importe où. Ça débute comme un Indiana Jones de pacotilles, ça se déroule comme un Stonehenge Apocalypse fauché (c’est dire !) et ça se termine par un trip coincé entre Mad Max et Retour vers le futur. Nul doute que Sharknado5 décline son concept farfelu à toutes les sauces pour un résultat aussi navrant que les autres volets.

Dante_1984
À propos de l’auteur : Dante_1984

J'ai découvert le site en 2008 et j'ai été immédiatement séduit par l'opportunité de participer à la vie d'un site qui a pour objectif de faire vivre le cinéma de genre. J'ai commencé par ajouter des fiches.

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