Voir la fiche complète du film : Star Trek: Nemesis (Stuart Baird - 2002)

Star Trek: Nemesis – Critique

Star Trek: Nemesis
Un très bon Star trek. Des effets spéciaux impressionnants, un scénario ambitieux et une réalisation à la hauteur. De la toute bonne SF.
Publié le 1 Janvier 2008 par Geoffrey · Voir la fiche de Star Trek: Nemesis

Jean-Luc Picard et son fidèle équipage font route vers la planète Romulus avec pour mission de rétablir les liens diplomatiques entre la Fédération et son ennemi juré, le peuple Romulien. Sur place, les passagers de l'Enterprise découvrent que le nouvel homme fort de Romulus, Praeter Shinzon, a éliminé une majeure partie du Sénat avec l'accord de son vice-roi. Deuxième surprise : Shinzon n'est pas un Romulien, mais un humain. Un clone de... Picard. Confronté à cette situation inédite, le commandant du vaisseau spatial devra mobiliser toutes ses ressources pour déjouer les plans de son double et empêcher l'opération de destruction massive dont Shinzon menace la Terre...


Joli vaisseau!

Gros bide au box-office US, détesté par la plupart des fans qui ont crié au scandale, ce Star trek Nemesis ne méritait pourtant pas tout celà car il s'agit ni plus ni moins que d'un des meilleurs épisodes de la saga. Et un tout bon film de SF. D'ailleurs la plupart des critiques de la presse l'ont trouvé très bien. Mais c'est un fait que ce film est différent des autres de la franchise et ça a perturbé bon nombre de fans qui l'ont boudé à sa sortie.

Et comme les gens qui disent ne pas aimer Star trek ne sont pas allés le voir non plus en pensant assister à une simple nouvelle mission des astronautes en pyjamas, le film s'est planté. Vu la qualité du film, c'est vraiment dommage et il était donc grand temps de le réhabiliter afin de lui faire retrouver sa place dans le panthéon de l'univers Star trek.


Double ration pour les fans de Data

Réalisé par Stuart Baird, ce 10ème opus de la saga spatiale est donc un très bon film, n'en déplaise à tous ses détracteurs. Le scénario est vraiment ambitieux pour une fois. celà nous change des habituelles invasions de la Fédaration. Dans ce film on s'interroge sur la nature humaine, sur l'évolution d'un homme, des influences du monde extérieur. Tout d'abord au travers du personnage de Data (mais ça c'est habituel dans la série) mais aussi et surtout grâce au personnage de Shinzon, le clone de Jean-luc Picard.

Et là est toute l'originalité du film. Picard doit affronter un ennemi qui le connait mieux que quiconque...puisqu'il s'affronte lui-même. Le capitaine de l'Entreprise est en proie à un gros cas de conscience car son ennemi n'est finalement qu'une version de lui qui a mal tourné à cause des évènements de sa vie. D'ailleurs on sent bien que tout le film est basé sur cet affrontement. Les autres membres de l'équipage (à part Data) sont fortement mis en retrait et n'apparaissent finalement que très peu dans le métrage.


Picard face à une version dégénérée de lui-même...

Mais Star trek c'est aussi de l'action et des séquences impressionnantes. A ce niveau aussi le spectateur est servi. Le titanesque affrontement entre l'Entreprise et le vaisseau de Shinzon restera dans les annales, au même titre que le combat spatial clotûrant la colère de Khan. Les effets spéciaux sont excellents et la réalisation n'est pas en reste. Stuart Baird n'est pas un amateur en matière d'action et ça se voit. Mais là on en arrive au point qui a choqué les fans. Le réalisateur n'était pas un habitué de l'univers de Star trek et celà se ressent bien en regardant le film.

Nemesis n'est pas du tout traité comme les autres épisodes de la saga. Nous étions habitués à une réalisation plutôt lente et contemplative et dans Star trek Nemesis le rythme est trépidant et la caméra virevolte. C'est plutôt déroutant au départ. Nemesis est vraiment traité comme un film de SF à part entière et non plus comme faisant partie d'un univers. D'ailleurs le scénario est plutôt osé car il introduit une nouvelle race, directement en relation avec les romuliens (race présente depuis la série originale) et dont nous n'avions jamais entendu parler. Les fans ont donc une nouvelle fois été déroutés car ils se retrouvaient sans repères par rapport au spectateur néophyte.


Titanesque affrontement spatial!

Et pour en rajouter une couche, l'émotion est fort présente dans le film contrairement aux habitudes de la série. Tout d'abord à cause du sacrifice d'un personnage très populaire qui n'est pas sans rappeler la mort de Spock à la fin de la colère de Khan, mais aussi à cause de Shinzon lui-même. Il est la victime d'une vraie tragédie et bien que l'on excuse aucunement ses actes, on les comprend. Le personnage n'apparait d'ailleurs jamais comme un méchant intégral mais plutôt comme une personne tiraillée. C'est réjouissant de voir que pour une fois, le scénario n'est pas totalement manicchéen.


Torpille à photons!

Il est donc vraiment dommage que le film se soit planté au box-office car c'est vraiment un très bon Star trek, juste un peu en retrait par rapport à 1er contact et à la colère de Khan. Les fans de SF en général devraient l'apprécier pleinement.
Geoffrey Claustriaux
Geoffrey
À propos de l’auteur : Geoffrey

Comme d'autres (notamment Max et Dante_1984), je venais régulièrement sur Horreur.net en tant que lecteur, et après avoir envoyé quelques critiques à Laurent, le webmaster, j'ai pu intégrer le staff début 2006. Depuis, mes fonctions ont peu à peu pris de l'ampleur.

Autres critiques

Zoo

Zoo

Les attaques animales font la joie (et aussi la tristesse) du survival animalier. Un genre qui connaît bien des déconvenues depuis son émergence. Si certaines références sont adaptées de romans (Peter Benchley pour Les dents de la me r), le lien entre les deux supports culturels est plus que ténu, voire inexistant. Pourtant, James Patterson et Michael Ledwige s’approprient le concept avec Zoo ,...
La Nuit de la Comète

La Nuit de la Comète

Oh le beau spécimen 100% années 80 que voilà ! Avec ses couleurs fluos, sa bande originale qui fleure bon son époque et ses actrices à la crinière généreuse, La Nuit de la Comète hurle son appartenance à cette décennie depuis chaque recoin de sa pellicule. Réalisé en 1984 par Thom Eberhardt ( Élémentaire, mon cher... Lock Holmes ) qui signe également le scénario, La Nuit de la Comète est souvent...
Train

Train

Le Torture-Porn c'est un peu comme le slasher : en général les scénarios sont bidons et uniquement prétextes à nous présenter un enchaînement de scènes-chocs. Quand c'est bien fait ça nous donne Hostel ou Saw 3 (ce dernier étant également le summum du scénario-prétexte au service de la violence graphique) mais pour ces rares réussites, combien d'erzatzs mal foutus avons-nous vus...
Sin Ciy 2

Sin Ciy 2

A Sin City, les années passent, mais rien ne change. Cependant, l'heure de la revanche a sonné pour Nancy, Dwight et Johnny. En 2005, Sin City révolutionnait le Septième Art avec des graphismes bluffants restituant à merveille les comics de Frank Miller. Près de dix ans plus tard, sa suite se frayait enfin un chemin jusqu'aux salles obscures. Les fans de Sin City attendaient avec impatience ce...
The Curse of Audrey Earnshaw

The Curse of Audrey Earnshaw

Film d'horreur canadien réalisé par Thomas Robert Lee et sorti en 2020, The Curse of Audrey Earnshaw se déroule dans une communauté agricole isolée du 19e siècle, où les habitants sont en proie à des événements surnaturels et à une malédiction mystérieuse. L'histoire tourne autour d'Audrey Earnshaw, une jeune femme énigmatique dont la mère a été bannie de la communauté après avoir été...