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Survival of the Dead – Critique

Survival of the Dead

Sur une île au large des côtes américaines, deux familles s'opposent suite à une invasion de zombies. Pas toujours très crédible, cet épilogue résume à lui seul le niveau de ce film, qui dispose toutefois d'effets spéciaux de qualité, qui font de Survival of the Dead une série B rythmée mais basique.

Publié le 29 Juin 2013 par GORE MANIAC · Voir la fiche de Survival of the Dead

**Attention, cette critique contient quelques spoilers.**

Sur une île au large des côtes américaines, deux familles s'opposent suite à une invasion de zombies. L'une d'elles souhaite éduquer ces êtres tandis que l'autre milite pour leur élimination pure et simple.

S'il y a bien un cinéaste que l'on rattache automatiquement à un personnage phare du film d'horreur, c'est bien George Romero aux zombies !
Depuis 1968, celui que l'on présente comme le père des morts-vivants n'en finit plus de créer un environnement post-apocalyptique dans lequel humains et morts-vivants tentent de survivre coûte que coûte.
Après une première trilogie culte, de 1968 à 1985, Romero avait tenté de diversifier ses thèmes en oeuvrant sur d'autres projets fantastiques : une adaptation réussie de Stephen King (la Part des Ténèbres), la co-réalisation de Deux Yeux Maléfiques, avec Dario Argento, et un thriller intimiste au début des années 2000 (Bruiser). Toutefois, le manque de reconnaissance pour ces projets et le retour en force des films zombiesques (notamment grâce au phénomène Resident Evil) relance Romero dans le bain (sanglant) du film de mort-vivant.

Land of the Dead (2005) donnait l'occasion au réalisateur de s'accoutumer aux effets numériques. Force est de constater qu'il réussissait un retour digne de ce nom avec un film nerveux et sombre, servi par un excellent casting (Argento, Baker, Hopper).
Diary of the Dead, qui reprenait le principe du tournage caméra à l'épaule, en vogue depuis le Projet Blair Witch, était une oeuvre bavarde et ennuyeuse.
Survival of the Dead peut donc être considéré comme le dernier volet de la seconde trilogie de Romero.

Un groupe de militaires tente de survivre en groupe restreint. Sans cesse en mouvement, il pille les rares survivants rencontrés sur la route. L'intérêt de Romero pour ceux qui représentent en principe l'ultime trace d'ordre et de patriotisme aux Etats-Unis n'est pas nouveau. En effet, dans le Jour des Morts-Vivants, l'armée était déjà au centre de son film. Ses militaires n'ont cependant rien de plus humains que ceux qu'ils chassent.
Entre le chef baroudeur, l'hispanique de service et la lesbienne grande gueule, les stéréotypes ne manquent pas, mais Romero parvient à rendre tout de même cette équipe de mercenaires attachante. Pour mieux rompre avec son précédent métrage, Romero nous invite à une rencontre entre les deux groupes, qui tourne bien vite à l'avantage des militaires. Une manière sarcastique pour lui de mettre définitivement de côté son précédent exercice.

Après une présentation des personnages plutôt soignée, Romero nous invite donc sur une île où deux familles se livrent une lutte sans merci. Sans être exceptionnel, le scénario permet très vite d'orienter le métrage dans le vif du sujet.
En dehors des habituelles scènes de fusillade (notamment celle pour accéder au bateau), Romero revient sur l'une des questions phares de ses films de zombies : que faire de nos morts ? Les tuer sans pitié, ou au contraire tenter de les maîtriser puis de leur dénicher une place au sein de notre société ? Illustrées par deux hommes aux caractères bien trempés, ces deux idées ont depuis cheminé dans d'autres programmes (cf. la saison 2 de Walking Dead). Ici, la notion de sauvegarde est toutefois précaire. En effet, les zombies sauvés sont parqués comme du bétail et font plus figure de souvenir physique figé dans un lieu (la femme au fourneau par exemple) qu'autre chose !
Sans trouver (ou chercher) de réelle réponse à ces interrogations, Romero s'offre surtout un règlement de compte bien gore (notamment durant le final), riche en jurons et en approximations.

Pas toujours très crédible, cet épilogue résume à lui seul le niveau de ce film, qui dispose toutefois d'effets spéciaux de qualité, qui font de Survival of the Dead une série B rythmée mais basique, dans le même esprit que le Territoire des Morts.
On peut se demander si Romero signera d'autres oeuvres zombiesques à l'avenir, mais le réalisateur a sans doute fait le tour de la question et sa seconde trilogie peine parfois à porter son empreinte !

GORE MANIAC
À propos de l’auteur : GORE MANIAC

J'essaie de partager ma passion pour un cinéma méconnu, mais qui mérite incontestablement qu'on s'y arrête !

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