Voir la fiche complète du film : Paranormal Activity 2 (Tod Williams - 2010)

Paranormal Activity 2 – Critique

Paranormal Activity 2

Une famille recomposée, qui vient d'avoir un fils, décide de filmer régulièrement les premiers pas de l'enfant. Paranormal Activity 2 pourra offrir une soirée cinéma plutôt agréable, à condition de ne pas être trop regardant sur le scénario.

Publié le 24 Novembre 2010 par GORE MANIAC · Voir la fiche de Paranormal Activity 2

** Attention, cette critique contient des spoilers.**

Une famille recomposée, qui vient d'avoir un fils, décide de filmer régulièrement les premiers pas de l'enfant. Un jour, la maison est cambriolée, et le couple se décide à installer des caméras de surveillance. Dès lors, d'étranges phénomènes se manifestent la nuit.

En 2007, précédé de bandes annonces tapageuses, Paranormal Activity débarquait dans nos salles obscures avec une réputation surfaite. Mais succès oblige, une suite se devait de voir le jour.

Donner une suite à un film à petit budget n'est jamais une sinécure. Deux solutions s'offraient alors aux producteurs : changer radicalement la donne (le cas pour le second Blair Witch) ou poursuivre dans la même voie. C'est cette seconde solution qui est ici choisie.

 

Ainsi, on retrouve les principaux éléments du premier métrage (caméras fixes dans chaque pièce, montée crescendo des phénomènes inexpliqués, images de camescopes). La surprise initiale n'étant plus de mise, il faut bien avouer que l'on s'ennuie ferme durant la première partie du film.
On retrouve néanmoins avec surprise le couple du premier volet, la femme s'avèrant être la soeur de l'héroïne du second opus, qui se présente donc comme une préquelle. Seul cet élément parvient à réhausser notre intérêt pour cette suite jusqu'ici sans réelle innovation.

Plus bavard que son prédécesseur, un peu plus lent également, Paranormal Activity 2 présente surtout un très gros défaut : il ne fait pas peur !
Là où le premier opus dégageait quelques montées d'adrénaline marquantes, cet épisode ne nous fera que sursauter par l'intermédiaire d'effets aussi rares que sommaires (les scènes de la cuisine et de la cave notamment). De plus, il est certain que ce qui faisait recette avec le premier film ne surprend plus aujourd'hui.

De sorte que même si cette saga évite un changement de style radical qui avait complètement plombé le deuxième Blair Witch, son absence de prise de risque ne fait que renforcer la sensation de "déjà vu" que l'on aura en sortant de la salle de cinéma.

Alors que l'on semblait s'acheminer vers une énième suite inutile, hormis sur le plan commercial, Paranormal Activity 2 se termine sur un point positif en associant les deux histoires.
En effet, la malédiction pesant sur l'enfant de la famille avait été déviée vers l'héroïne du premier film, Katie. A la fin du premier film (du moins dans sa version cinéma), cette dernière tuait son petit ami et disparaissait mystérieusement. On la retrouve à la fin du second film pour finir le travail exigé par le démon, à savoir récupérer l'enfant.

On peut donc féliciter cette idée assez créative de la part des scénaristes. Toutefois, on peut ensuite reprocher l'aspect bâclé de ce twist final, court et assez peu spectaculaire sur le plan visuel, donnant par contre une certaine légitimité à ce volet, et lui permettant d'éviter de prendre l'eau. De là à justifier l'annonce d'un troisième épisode pour l'année 2011...

 

Sans faire dans la nouveauté, Paranormal Activity 2 confirme la bonne santé de cette saga "low cost", série à petit budget bénéficiant d'un plan merchandising de haute tenue, qui a permis à cette franchise de faire partie des oeuvres les plus rentables de l'histoire du Septième Art.
S'il était sorti directement en DTV sans effets publicitaires, il est fort à parier que le premier volet serait resté une série B anonyme supplémentaire.

Sur le plan artistique, il faudra espérer que cette série se contentera d'être un triptyque, afin de conserver un avis critique assez favorable avec le recul.
Quoiqu'il en soit, Paranormal Activity 2 pourra offrir une soirée cinéma plutôt agréable, à condition de ne pas être trop regardant sur le scénario, l'aspect documentaire apportant toujours un semblant de réalisme relativement efficace. Mais ce qui avait fonctionné avec le numéro un ne l'est plus forcément pour cette suite, à l'instar des Rec.

GORE MANIAC
À propos de l’auteur : GORE MANIAC

J'essaie de partager ma passion pour un cinéma méconnu, mais qui mérite incontestablement qu'on s'y arrête !

Autres critiques

Amityville : La maison du diable

Amityville : La maison du diable

Aux yeux d’un public non averti, comme des amateurs de phénomènes paranormaux, Amityville est l’un des plus célèbres cas de maisons hantées au monde. Partant d’un fait divers sordide, puis de l’emménagement de la famille Lutz, la « maison du diable » a défrayé la chronique et continue de partager les partisans de l’arnaque et ceux de la hantise avérée. D...
Hôtel Transylvanie

Hôtel Transylvanie

Pour les 118 ans de sa fille, le comte Dracula réunit ses amis à son château pour une grande fête. Tout semble se dérouler comme prévu jusqu'à l'irruption d'un globe-trotter un peu perdu. La venue de cet importun risque de compliquer la situation... Après des productions assez plaisantes (Les rois de la glisse, Tempête de boulettes géantes...), mais loin de faire l'unanimité, les...
Mama

Mama

Avant de même de sortir en salle, Mama dispose d'une solide réputation confirmée par la pluie de récompenses lors du dernier festival de Gerardmer (dont le grand prix). Tant la critique que le public a été conquis par ce premier long-métrage. Il est vrai que le cinéma hispanique est capable du meilleur dans le domaine comme du pire. Pour appuyer les bons a priori que l'on se fait du film,...
Doom Annihilation

Doom Annihilation

Il est malheureusement de notoriété publique que le cinéma et les jeux vidéo ne font guère bon ménage quand il s’agit d’adapter une œuvre vers l’autre format. De titres à licence bâclés en longs-métrages qui relèvent du navet ou du nanar, il est difficile de trouver des productions notables, hormis le Silent Hill de Christophe Gans. En 2005, Andrzej Bartkowiak réalisait Doom ,...
Deep Water

Deep Water

Qu’il soit géant ou d’une taille tout à fait normale, le scorpion est un arachnide peu exploité dans le domaine du survival animalier. Hormis de timides (et très dispensables) incursions telles que Stinger , Deadly Stingers ou Scorpius Gigantus , la préférence va clairement du côté des araignées. Sur la base d’une histoire de l’écrivain thaïlandais S. P. Somtow, Deep Water...