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Dead Season – Critique

Dead Season
Suite à l'apparition d'une épidémie, un groupe de survivants tente d'échapper à l'assaut des zombies, sur une île d'apparence paradisiaque. Dead Season et son épilogue opportuniste n'apporte rien de nouveau au pays des morts-vivants.
Publié le 21 Août 2012 par GORE MANIAC · Voir la fiche de Dead Season
Attention, cette critique contient des spoilers.

Suite à l'apparition d'une épidémie qui a décimé une grande majorité de la population, un groupe de survivants tente d'échapper à l'assaut des zombies, sur une île d'apparence paradisiaque, au large de la Floride.

Depuis le succès de l'adaptation cinématographique du jeu vidéo Resident Evil, il y a dix ans, le film de zombies a retrouvé une seconde jeunesse, permettant même à son pygmalion, George Romero, de relancer sa célèbre saga des morts-vivants.
Toutefois, il devient difficile de faire le tri entre exercices de style réussis et séries Z aussi dénuées de cerveaux que les morts-vivants qui hornent leurs pellicules crasseuses.

Reprenant en quelque sorte là où se termine le cultissime Zombie (idée que Romero finalisera dans Survival of the Dead), Dead Season nous propose de suivre le quotidien de survivants résistant sur une île tropicale aux assauts des morts-vivants. Budget serré oblige, le cinéaste privilégie ici la chronique sociale aux effets gore, en dévoilant les états d'âme d'une communauté dont la seule originalité criante se résume à ses repas !

Le début du métrage nous présente, de manière précaire, le quotidien maussade du couple de héros qui rejoindra une île qu'il espère saine et déserte. En chemin, un gamin perdra la vie au cours d'une attaque.
Le réalisateur nous donne le ton du film, cynique et impitoyable. Les personnages confirment cet état de fait en démontrant un minimum d'humanisme au début de leur parcours, situation qui changera au fil de leurs rencontres. Les membres de la communauté ne font pas non plus dans la dentelle. Pour faire partie du groupe, il faut apporter sa pierre à l'édifice, les faibles finissant dans les assiettes des forts. Adam Deyoe s'appuie sur ce point pour dénoncer la différence exiguë entre les deux camps, prêts à toutes les extrémités pour survivre.

Ainsi, il est difficile de s'attacher à ces "héros", tout en admettant qu'ils sont finalement assez normaux, et qu'il y aurait beaucoup de chances qu'on leur ressemble dans des circonstances similaires. La question du cannibalisme mise de côté, force est de constater malheureusement qu'il y a peu de chose à se mettre sous la dent !

Dead Season, victime d'un rythme inégal, d'acteurs modestes et de moyens limités, ne parvient jamais à trouver son équilibre entre série B nerveuse et chronique sociale. Deyoe ne creuse pas assez profondément dans la psyché de ses personnages, ce qui donne un film quelque peu bancal.
Les scènes de carnage y sont plutôt rares, malgré un final tentant de réparer cet oubli, et la caméra s'avère parfois fuyante, certaines scènes semblant être coupées trop brutalement. Dès lors, ce constant manque de profondeur nuit à un film que l'on peut qualifier de secondaire, à l'instar des récents Zombie Diaries.

A l'heure actuelle, on s'attachera bien plus volontiers à l'excellente série The Walking Dead, savant mélange d'action et d'humanisme, qu'à ces Direct to Video inondant nos supermarchés et n'apportant qu'une contribution mitigée au mythe du mort-vivant, désormais qualifié de "marcheur". Dix ans après sa renaissance, ce sous-genre horrifique parait s'enliser dangereusement dans les méandres du Z.
A conseiller uniquement pour occuper une soirée estivale pluvieuse, Dead Season et son épilogue opportuniste n'apporte rien de nouveau au pays des morts-vivants, à qui l'on conseillera cet hiver une hibernation bien méritée.

GORE MANIAC
À propos de l’auteur : GORE MANIAC

J'essaie de partager ma passion pour un cinéma méconnu, mais qui mérite incontestablement qu'on s'y arrête !

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