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Action ou Vérité – Critique

Action ou Vérité
Un thriller plutôt bien fichu malgré quelques faiblesses...
Publié le 25 Septembre 2012 par Geoffrey · Voir la fiche de Action ou Vérité

Qui n'a jamais joué à Action ou Vérité (ou à une de ses variantes) avec ses potes lors d'une soirée de beuverie ? Pas grand monde, je pense. Pourtant, ce jeu populaire a jusqu'ici été peu utilisé dans les films d'horreur malgré un potentiel certain.
Imaginez un tueur forçant ses victimes à accomplir des gages dégueulasses... j'en vois déjà qui frétillent d'impatience. C'est peu ou prou ce que va nous proposer le film de Robert Heath.


ça c'est l'Action qu'on aime !

Lors d'un anniversaire surprise, un groupe d'amis se lance dans le jeu « Action ou Vérité ». L'enchaînement des événements de la soirée va alors prendre une tournure terrifiante. Les amis se retrouvent piégés par un psychopathe... Jusqu'où ce jeu les mènera-t-il ?


Bonjour les jeunes, on va jouer à un jeu...

 

 Le film débute de manière assez classique : une fête, un gars un peu neuneu se tape la honte de sa vie sous les rires gras d'une bande de crétins, puis saut dans le temps "6 mois plus tard". Là, le film commence vraiment. Ladite bande de crétins est invitée à l'anniversaire du gars un peu neuneu qui a lieu... dans une cabane délabrée et perdue au milieu des bois. Bon, why not ?
On évitera de trouver cela un peu tiré par les cheveux, tout comme on évitera de se demander pourquoi les invités se donnent tant de mal pour se rendre à la fête d'un type qu'ils n'aiment pas.
Mais soit, une fois dans la cabane, les réjouissances peuvent débuter.


Que la fête commence !

En vérité, Action ou Vérité (Truth or Dare dans la langue de Shakespeare et de Justin Bieber) fait partie de ces longs-métrages qui tentent de ne pas se reposer uniquement sur les scènes chocs mais de mixer un scénario fouillé, voire dramatique, avec les principaux éléments du torture-porn.
Pourtant, mauvaise surprise, Action ou Vérité s'avère être un film étonnamment sage au regard de ses possibilités et des promesses de sa jaquette.
Exit les litres de sang, oubliées les fulgurances graphiques propres aux films de tortures des années 2000, au final le film ressemble plus à un thriller horrifique façon Nine Dead qu'à Saw, laissant de côté l'aspect "horreur" de la situation au profit d'une intrigue alambiquée.

Le problème est que le script n'est pas franchement passionnant. Certes, quelques rebondissements inattendus viennent égayer l'ensemble, et notamment l'excellent final, mais la plupart du temps, faute d'originalité suffisante, le spectateur en est réduit à suivre d'un oeil distrait les dialogues et les flash-backs en attendant la prochaine mise à mort.
Le scénario n'est pas honteux, loin de là, il "oublie" juste d'exploiter tout le potentiel de son principe de base en préférant s'axer sur les tenants et aboutissants de son histoire. Un peu dommage.


Lassitude, angoisse, haine...

Évidemment, présenté de la sorte, le film de Robert Heath pourrait passer pour le plus dispensable des DTV, mais étrangement, il n'en est rien. L'heure trente passe comme une lettre à la poste et, selon moi, le mérite en revient principalement aux comédiens.
Ainsi, le quintet de victimes (pourtant composé de cinq clichés ambulants) est parfaitement interprêté par Liam Boyle, Jack Gordon, Florence Hall, Jason Maza et Jennie Jacques, tandis que le psychopathe de l'histoire est brillamment incarné par David Oakes, un habitué des rôles de salopard puisque c'est déjà lui qui donnait du fil à retordre aux gentils héros des Piliers de la Terre.
On n'oubliera pas non plus de citer le nom de Tom Kane en tête du turc plus vraie que nature.


Pleaaaaaaaase !

Action ou Vérité est donc un film de genre sans réelle surprise mais qui tente une approche moins frontale de l'horreur pour se concentrer sur les aspects dramatiques de son histoire. Une audace qui sera plus ou moins bien accueillie selon le spectateur.

Geoffrey
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