Voir la fiche complète du film : The Borrower : Le voleur de tête (John McNaughton - 1991)

The Borrower: Le Voleur de Tête – Critique

 The Borrower : Le voleur de tête

Un petit film d'horreur sans prétentions parsemés, hélas, de quelques longueurs...

Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de The Borrower : Le voleur de tête

Un extra-terrestre est puni par les siens et comme châtiment ultime, il se voit enfermer dans le corps d'un humain. Le seul problème, c'est que son métabolisme ne lui permet pas de conserver la même tête si l'enveloppe corporelle est "endommagée". Auquel cas, la tête explose. Fraîchement débarqué, il arrache la tête d'un braconnier sous les yeux de son fils qui court aussitôt prévenir la police. Mais, bien entendu, personne ne croit à son histoire farfelue. Mais quand d'autres personnes sont retrouvées la tête manquante, l'inspecteur de police Diana Pierce commence à penser que l'histoire du gamin n'est peut-être pas aussi invraisemblable que cela...

On connaît le réalisateur John Mc Naughton pour son film le plus culte à ce jour : Henry, Portrait of a Serial Killer. Il s'est illustré plus récemment avec le sulfureux Sexcrimes et sa brochette d'acteurs 4 étoiles (Denise Richards, Neve Campbell, Matt Dillon, Kevin Bacon et Bill Murray, excusez du peu). Sans oublier Mad Dog and Glory, avec Uma Thurman, Robert De Niro, Bill Murray et David Caruso. Une belle réussite artistique et commerciale. Mc Naugthon n'est donc pas un spécialiste du genre et le reste de sa filmographie ne présente qu'un intérêt assez relatif. Avec The Borrower, il effectuait sa première incursion dans le cinéma fantastique.

Le scénario est digne d'une bonne série B de science-fiction. En conséquence de quoi, elle est très aisée à suivre et à comprendre. Malheureusement, il est aussi assez ennuyeux. En effet, il ne se passe en réalité pas grand chose dans le film. Que voit-on à l'écran ? L'alien sous sa forme humaine qui déambule dans les rues et qui apprend à droite à gauche à causer au fur et à mesure de ses rencontres. La police le recherche pendant qu'il déguste une souris dans une mission locale... Bref, il s'en passe des choses! Le scénario est donc très linéaire et n'offre quasiment aucuns rebondissements. On aurait aimé en savoir un peu plus sur les origines de l'alien et les raisons pour lesquelles ses copains l'ont envoyé sur Terre...

De plus, le film souffre par moment de temps morts assez gênants. Une baisse de rythme vers le milieu du métrage qui est assez marquée. Ensuite, une sous-intrigue concernant un violeur récidiviste qui en a après l'héroine n'arrange pas les choses.

Qu'est-ce qu'il nous reste alors ? Quelques effets gores globalement réussis (pour l'époque, car le film a quand même pas mal vieillit) et surtout, l'ambiance sombre qui se dégage du film, en partie grâce aux décors (la ville de New York de nuit et ses ruelles cradingues). Quelques petites touches d'humour ça et là, comme par exemple notre cher Alien qui ne supporte pas la lumière vive (serait-ce un Gremlins ?) et qui porte constamment une paire de grosses lunettes de soleil (pour femme en plus) sur le nez. Bon, ça fait plus sourire que rigoler mais bon, c'est toujours ça de pris me direz-vous. Ou encore, lorsqu'il arrache la tête d'un chien et se la colle entre les deux épaules...

Attention! Le film a quand même remporté un prix au Catalonian International Film Festival de Stiges, en Espagne, dans la catégorie "meilleurs effets spéciaux"!

En conclusion, nous avons là une série B assez honnête qui vous fera passer un bon petit moment, hélas pas inoubliable...

A noter que l'on retrouve Huggy les bons tuyaux, alias Antonio Fargas, dans le rôle d'un sans-abri qui va se lier d'amitié avec notre alien voleur de tête... Avant que ce dernier ne s'empare de sa tête...

Julien
À propos de l’auteur : Julien

Autres critiques

La Prophétie de l'Horloge

La Prophétie de l'Horloge

Lorsqu’on pense aux films familiaux de fin d’année, pour Noël ou Halloween, l’on songe à des productions calibrées pour le grand public. L’ajout d’éléments de fantasy ou fantastique suggère des adaptations littéraires plutôt qu’à des créations originales pour le 7 e art. En marge des ouvrages de J.K. Rowling ou les films-live de chez Disney reprenant leurs plus...
The Creeps

The Creeps

Au rayon grosse débilité profonde, je voudrais The Creeps de Charles Band de chez Full Moon. Les grandes figures monstrueuses de la littérature ont inspiré plus d'une fois les amateurs de bis et de films d'horreur. En témoigne les différentes adaptations du monstre de Frankenstein de Mary Shelley, de Dracula de Bram Stoker ou encore de la momie et du loup-garou. D'ailleurs, même les...
Monster Brawl

Monster Brawl

Un geek féru de films d'horreur et de catch parvient à réunir huit monstres sacrés sur le ring, afin de déterminer quelle sera la créature la plus puissante au monde ! Le moins que l'on puisse dire en consultant le pitch de Monster Brawl , c'est que le réalisateur et scénariste du film, Jesse T. Cook, n'a pas eu peur d'aller très loin dans son délire, en confrontant des légendes du Septième Art...
Mortal Kombat 2 : Destruction Finale

Mortal Kombat 2 : Destruction Finale

Comment le dire gentiment et sans méchanceté? Mortal Kombat 2: Destruction Finale est... euh... un OVNI dans le ciel du paysage cinématographique. Même pas une aberration de la nature puisque ce film a été pensé par des hommes comme vous et moi. Enfin, comme vous et moi c'est vite dit car je ne voudrais pas vous insulter en vous associant aux gens qui ont pondu cette chose filmique. Ce film ne se...
La Mutante des Mers

La Mutante des Mers

La Mutante des Mers se présente comme le remake d'un film de monstre de 1956 : The She-Creature d' Edward L. Cahn . N'ayant pas vu cet antique témoin d'un cinéma populaire à base de Craignos Monsters en latex, c'est donc vierge de tout apriori que j'ai entamé le visionnage du film de Sebastian Gutierrez . Et puisque j'en suis aux confidences, sachez que j'ai...