Voir la fiche complète du film : Highlander (Russell Mulcahy - 1986)

Highlander – Critique

Highlander
Un grand classique des années 80 avec notre Totophe national dans l'un de ses plus grands rôles!
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Highlander

536, dans les hautes terres d'Ecosse, Connor McLeod, du clan McLeod, est déclaré mort au champ de bataille, tué par un terrible chevalier, le Kurgan. Quelle n'est pas la surprise de ses congénères lorsqu'il se retrouve sur pied, toujours en vie. Croyant à une oeuvre du malin, ils le bannissent du clan. Connor va alors croiser le chemin de Juan Ramirez. Celui-ci va révéler à Connor qu'il fait partie des quelques être immortels qui vivent sur la planète. Ramirez, lui aussi immortel, apprend également à Connor qu'un seul d'entre eux peut survivre à la fin et qu'ils sont tous condamnés à s'éliminer entre eux. Le seul moyen de tuer un immortel et de s'approprier toute sa puissance étant de le décapiter. Ramirez va former Connor au maniement de l'épée pour qu'il mette un terme au règne du Kurgan, le plus terrifiant des immortels...

Highlander est un film profondément original. En effet, le thème de l'immortalité est ici traité d'une manière aussi originale qu'efficace. Même si, d'un point de vue pûrement scénaristique, le film ne casse pas des briques, il a au moins le mérite de nous proposer des décors variés et assez réussis et des combats à l'épée plutôt bien réglés. De même, l'idée d'immortels contraints à se décapiter jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un est assez ingénieuse (le scénariste Gregory Widen est également responsable du script du film Backdraft et du premier - et très bon - The Prophecy). On suit avec un plaisir non dissimulé les aventures (et les mésaventures) de l'immortel Connor McLeod, campé par un Christophe Lambert qui ne cachetonnait pas encore dans des direct-to-video miteux. L'interprétation de Sean Connery en mentor de Connor est également remarquable (avec quelques touches d'humour bienvenues). Ajoutez à tout cela un poil de romance et de "tension dramatique" (McLeod est condamné a voir mourir ceux qu'il aime) et vous obtiendrez un cocktail des plus sympathiques.

Autre atout du film, sa bande-originale. C'est d'ailleurs ce qui a contribué au succès du film. Les morceaux du groupe Queen frappent fort le coeur et l'âme. Sans oublier la partition du regretté Michael Kamen, elle aussi incontournable. La réalisation très "clippée" de Russell Mulcahy peut sembler un peu datée aujourd'hui mais à l'époque de la sortie du film, le style était assez singulier et original. On pourrait presque la comparer à une forme d'exercice de style avec ces mouvements de caméra vifs, des montages "cuts" et des raccords de séquences bien fichus, soutenus par la musique résolument rock de Queen. Une réalisation efficace qui en mettait plein la vue (à l'époque car c'est sûr que comparé à Matrix....).

En résumé, Highlander est un film qui n'est finalement pas aussi simple à "classer". Mélange entre heroic fantasy (l'immortalité, les duels à l'épée) et la romance (Connor McLeod et ses femmes à travers les siècles), Highlander constitue un spectacle des plus divertissants et presque culte.

A noter, que le réalisateur Russell Mulcahy a signé une suite tout simplement inénarrable en 1991, Highlander 2 : Le Retour.

Julien
À propos de l’auteur : Julien

Autres critiques

L'attaque du requin à 6 têtes

L'attaque du requin à 6 têtes

Qui aurait pu croire que la saga Headed Shark Attack aurait continué jusqu’à fournir quatre métrages ? Quatre films plus ineptes les uns que les autres où la surenchère est de circonstances pour exploiter malencontreusement un concept d’une rare bêtise. Non, les têtes d’un requin ne repoussent pas comme ses dents. C’est une évidence qu’il serait néanmoins bon de...
Trailer Park of Terror

Trailer Park of Terror

On a tous des références. Dire le contraire serait mentir, car on a tous en tête des histoires faisant références à des films, des livres, voir même à des musiques qui nous parlent. Et bien souvent, quand on réalise un film ou que l'on écrit un livre, on a plusieurs auteurs ou réalisateurs en mémoire, en référence, et parfois même quelques films dont on s'inspire plus ou moins librement...
The Creeps

The Creeps

Au rayon grosse débilité profonde, je voudrais The Creeps de Charles Band de chez Full Moon. Les grandes figures monstrueuses de la littérature ont inspiré plus d'une fois les amateurs de bis et de films d'horreur. En témoigne les différentes adaptations du monstre de Frankenstein de Mary Shelley, de Dracula de Bram Stoker ou encore de la momie et du loup-garou. D'ailleurs, même les...
Le Territoire des Loups

Le Territoire des Loups

Après le déplorable remake de L'agence tout risques , le moins que l'on puisse dire c'est que le nouveau film de Joe Carnahan n'était pas attendu au tournant. L'on pouvait simplement espérer une erreur de parcours au vu de Narc et du sympathique (mais pas transcendant) Mise à prix . Le territoire des loups se propose donc de partager le calvaire d'un groupe de survivants...
The Following

The Following

Créer une nouvelle série en choisissant un thème aussi éculé que les serial-killers comporte des risques, surtout lorsque l’on ne dispose pas d’un concept initial suffisamment original afin de se démarquer d’une concurrence foisonnante. Bien sûr, les productions qui proposent de sonder la psyché de sociopathes en suivant leur quotidien ou en parcourant leurs fantasmes pullulent à toutes les...