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Highlander – Critique

Highlander
Un grand classique des années 80 avec notre Totophe national dans l'un de ses plus grands rôles!
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Highlander

536, dans les hautes terres d'Ecosse, Connor McLeod, du clan McLeod, est déclaré mort au champ de bataille, tué par un terrible chevalier, le Kurgan. Quelle n'est pas la surprise de ses congénères lorsqu'il se retrouve sur pied, toujours en vie. Croyant à une oeuvre du malin, ils le bannissent du clan. Connor va alors croiser le chemin de Juan Ramirez. Celui-ci va révéler à Connor qu'il fait partie des quelques être immortels qui vivent sur la planète. Ramirez, lui aussi immortel, apprend également à Connor qu'un seul d'entre eux peut survivre à la fin et qu'ils sont tous condamnés à s'éliminer entre eux. Le seul moyen de tuer un immortel et de s'approprier toute sa puissance étant de le décapiter. Ramirez va former Connor au maniement de l'épée pour qu'il mette un terme au règne du Kurgan, le plus terrifiant des immortels...

Highlander est un film profondément original. En effet, le thème de l'immortalité est ici traité d'une manière aussi originale qu'efficace. Même si, d'un point de vue pûrement scénaristique, le film ne casse pas des briques, il a au moins le mérite de nous proposer des décors variés et assez réussis et des combats à l'épée plutôt bien réglés. De même, l'idée d'immortels contraints à se décapiter jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un est assez ingénieuse (le scénariste Gregory Widen est également responsable du script du film Backdraft et du premier - et très bon - The Prophecy). On suit avec un plaisir non dissimulé les aventures (et les mésaventures) de l'immortel Connor McLeod, campé par un Christophe Lambert qui ne cachetonnait pas encore dans des direct-to-video miteux. L'interprétation de Sean Connery en mentor de Connor est également remarquable (avec quelques touches d'humour bienvenues). Ajoutez à tout cela un poil de romance et de "tension dramatique" (McLeod est condamné a voir mourir ceux qu'il aime) et vous obtiendrez un cocktail des plus sympathiques.

Autre atout du film, sa bande-originale. C'est d'ailleurs ce qui a contribué au succès du film. Les morceaux du groupe Queen frappent fort le coeur et l'âme. Sans oublier la partition du regretté Michael Kamen, elle aussi incontournable. La réalisation très "clippée" de Russell Mulcahy peut sembler un peu datée aujourd'hui mais à l'époque de la sortie du film, le style était assez singulier et original. On pourrait presque la comparer à une forme d'exercice de style avec ces mouvements de caméra vifs, des montages "cuts" et des raccords de séquences bien fichus, soutenus par la musique résolument rock de Queen. Une réalisation efficace qui en mettait plein la vue (à l'époque car c'est sûr que comparé à Matrix....).

En résumé, Highlander est un film qui n'est finalement pas aussi simple à "classer". Mélange entre heroic fantasy (l'immortalité, les duels à l'épée) et la romance (Connor McLeod et ses femmes à travers les siècles), Highlander constitue un spectacle des plus divertissants et presque culte.

A noter, que le réalisateur Russell Mulcahy a signé une suite tout simplement inénarrable en 1991, Highlander 2 : Le Retour.

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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