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Returner – Critique

Returner
Un petit film de science-fiction, teinté de romantisme et d'un brin de comédie, plutôt bien fait.
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Returner

En l'an 2084, la fin de la race humaine est imminente. Les derniers survivants se sont terrés dans les montagnes du Tibet afin d'échapper aux extra-terrestres qui ont ravagé la planète. Mais ces derniers parviennent à s'infiltrer dans le quartier général de la résistance. Le seul espoir de mettre un terme à cette situation de crise : le voyage spatio-temporel. La jeune Milly (Anne Suzuki) se porte volontaire pour remonter le temps et tuer le premier "Dagra" arrivé sur Terre qui déclencha la guerre. Elle débarque en 2002 et croise le chemin d'un tueur professionnel, Miyamoto (Takeshi Kaneshiro) alors sur le point d'exécuter Mizoguchi (Goro Kishitani), membre d'une puissante triade. L'arrivée de Milly chamboule les plans de Miyamoto et Mizoguchi s'enfuit. Milly demande alors à Miyamoto de lui venir en aide afin de sauver l'humanité...

A la lecture de ce bref résumé de l'intrigue, vous aurez sans doute remarqué quelques similitudes avec des films comme Terminator ou même Battlefield Earth (gloups!). Si le scénario n'a rien d'extraordinaire ni de très excitant, le rendu à l'écran est plus réjouissant. Le réalisateur Takashi Yamazaki ne prend pas trop de risques au niveau de la mise en scène et pompe gentiment sur la saga des frères Wachowsky : Matrix (merci le bullet-time). Cependant, il est difficile de prolonger plus loin la comparaison entre Returner et Matrix car il y a un sacré écart entre les budgets de ces deux films (et plus encore si l'on prend en compte Reloaded et Revolutions).

Visuellement, nous sommes donc en terrain connu. Ne vous attendez pas à voir des mouvements de caméra très complexes ou recherchés, il n'y en quasiment pas. Mais le spectacle n'en est pas déplaisant pour autant même si les scènes d'action sont courtes et se font parfois un peu trop attendre. Dommage donc que Takashi Yamazaki n'a pas bénéficié de plus de moyens pour s'en donner plus à cœur joie dans l'actioner bourrin comme on l'aime...

Autre point sensible : le ton du film. Le réalisateur et son scénariste semblent avoir voulu jouer sur plusieurs tableaux : l'actioner, la comédie, le drame, la science-fiction... C'est peut-être un peu trop pour un film de cette envergure. Si la trilogie des Matrix a pu se le permettre, Returner voit son rythme souvent affaiblit par des "séquences émotions" (le passé de Miyamoto, les doutes de Milly quand à la réussite de la mission). Même si cela approfondit la vision du spectateur des personnages, on regrettera que le tableau soit un peu trop stéréotypé (la vengeance de Miyamoto envers Mizoguchi, la mégalomanie de celui-ci, les situations dans lesquelles se retrouvent les différents protagonistes...). C'est sans surprise mais c'est plutôt agréable.

Heureusement, les effets spéciaux sont assez réussis (notamment la séquence où un 747 se transforme en Mecha, les visions du futur avec les villes dévastées...) et les scènes d'action bien fichues (même si la séquence en moto est fortement inspirée d'une scène de Mission Impossible 2). Même si ça manque un peu de rythme parfois, force est de constater que l'ensemble tient plutôt bien la route (surtout grâce à quelques petits rebondissements bienvenues tout au long du métrage) et que les acteurs sont convaincants.

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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