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Resident Evil : Apocalypse – Critique

Resident Evil : Apocalypse
Alexander Witt réussit l'exploit de faire pire que Paul Anderson. Resident Evil : Apocalypse est un gros blockbuster sans surprises à l'intérêt très limité par un scénario bancal et une mise en scène sans âme.
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Resident Evil : Apocalypse

Racoon City. Après la fuite du Virus T dans les laboratoires de la puissante Umbrella Corp., la contamination s'est propagée de manière exponentielle à toute la population de la ville. Les personnes non infectées s'entassent aux sorties de la ville qui a été mise en quarantaine par Umbrella Corp. Pendant ce temps, Alice (Milla Jovovich) se réveille dans un laboratoire et ne tarde pas à sortir à l'extérieur. Elle rejoint bientôt un petit groupe de survivants dans une église : deux membres du S.T.A.R.S., Jill Valentine (Sienna Guillory) et Peyton Wells (Razaaq Adoti), ainsi qu'une journaliste, Terri Morales (Sandrine Holt). Alors qu'Alice découvre qu'elle a été infectée par le virus et que sa vitesse, sa force et son endurance se sont accrus, elle découvre également que Umbrella Corp. a lâché dans la ville le Nemesis, une terrifiante créature également infectée par le virus T...

Resident Evil, premier du nom, n'était déjà pas extraordinaire mais n'était pas non plus un ratage complet. Mais avec Resident Evil : Apocalypse, on touche presque le fond. Encore une fois, le grand frisson n'est pas au rendez-vous et l'on se retrouve face à un film dépourvu d'un scénario intéressant et qui s'éloigne beaucoup trop de sa source d'inspiration (le jeux-vidéo de Capcom).

Le réalisateur Alexander Witt n'est pourtant pas un débutant. Il a été directeur de la photographie sur de grosses productions comme A la poursuite de l'Octobre Rouge, Money Train, Gladiator, Hannibal, La Mémoire dans la Peau, xXx et Pirates des Caraïbes. Il se révèle pourtant un bien piètre metteur en scène avec Resident Evil : Apocalypse. Filmant les scènes d'action à la "va-comme-j'te-pousse", on se retrouve avec un montage cut du plus mauvais effet qui rend les séquences d'action difficiles à suivre et pénibles pour l'oeil du spectateur. Je n'aurais pas été étonné de voir quelques séquences en "bullet-time" (heureusement, il n'y en a pas)...

Au niveau de l'histoire et du scénario, Paul W.S. Anderson (réalisateur du premier film) n'a pas fait de miracles (mais rien de surprenant avec Anderson). L'histoire est bancale, peu captivante et les séquences plus débiles les unes que les autres s'enchaînent sans aucun soucis de cohérence (la scène dans l'église, la scène dans le cimetière, l'arrivée du Nemesis, la scène dans l'école pour retrouver Angela...). Lorsque Alexander Witt essaye de créer un peu de suspense, il se plante complètement (la scène dans l'église, la scène dans l'école) et fait usage de grosses ficelles pour essayer de faire sursauter le spectateur. Les personnages sont creux et peu attachants. Même Alice, qui est quand même l'héroine du film, ne transmet aucune émotion au spectateur malgré sa condition de "cobaye" pour la Umbrella Corp. La faute n'est pas à rejeter sur les acteurs du film qui font quand même leur boulot correctement.

Resident Evil : Apocalypse frôle la classification "nanar de luxe" à peu de choses près. En effet, malgré la médiocrité d'un scénario sans surprises, on ne s'ennuie pourtant pas une seconde durant la projection. Tout se déroule (trop?) très vite et le spectateur n'a pas vraiment le temps de souffler (ni le temps de s'intéresser vraiment à ce qui passe à l'écran). Même si certaines séquences prêtent à sourire (Milla Jovovich débarquant dans l'église montée sur une moto, le combat à mains nues contre le Nemesis, la fin du film), c'est plutôt divertissant.

On regrettera cependant le traitement lamentable infligée au personnage du Nemesis (un Robocop du pauvre et personnage au maquillage hideux qui semble tout droit sortit d'une mauvaise série B voir Z). Il apparaît au bout d'une grosse demi-heure de film pour être finalement "oublié" juste après par le scénariste qui décide de le faire revenir sur le devant de la scène en fin de métrage lors d'un final aussi prévisible que débile. A l'instar du Nemesis, les autres personnages ne font vraiment que de la figuration (Jill Valentine en tête). Concernant les SFX, ils tiennent plutôt bien la route même si le gros des effets est constitué d'explosions, de gunfights et de "zombies" (que Alexander Witt filme n'importe comment). Pas de quoi se relever la nuit...

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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