Voir la fiche complète du film : Robocop 2 (Irvin Kershner - 1990)

Robocop 2 – Critique

Robocop 2
Une bonne suite du chef d'oeuvre de Verhoeven, avec le réalisateur de l'empire contre-attaque derrière la caméra et Frank Miller au scénario.
Publié le 1 Janvier 2008 par Geoffrey · Voir la fiche de Robocop 2

Extrêmement sombres, violentes et pessimistes, voilà comment se présentent les nouvelles aventures de notre policier cyborg. Vu la qualité cinématographique et le succès public du film de Verhoeven, il était inévitable qu'une suite allait être mise en chantier. Avec succès ou bien ce Robocop 2 rejoint-il la longue liste des séquelles bigger & louder inutiles ?
Eh bien c'est une très bonne surprise. Evidemment loin de rivaliser avec le 1er opus, ce Robocop 2 s'avère tout à fait honorable et regardable, mais clairement pas à mettre devant tous les yeux.

Detroit sombre de plus en plus dans le chaos et la confusion. Alors que la police se met en grève, une nouvelle drogue appelée Nuke déferle sur la ville et provoque une vague de violence sans précédent. Un seul flic, RoboCop, semble capable d'enrayer le procéssus. Mais dans l'ombre, un autre cyborg se prépare à mettre en pratique son unique directive : éliminer RoboCop...


Robocop, un éclair dans un monde flashy...

Effectivement, rarement une telle débauche de violence, de corruption, de pourriture aura été étalée pour décrire le futur. Les enfants sont d'une cruauté extrême (la scène assez choquante de l'équipe de base-ball agressant un vieux commerçant, ou encore le baron de la drogue qui se trouve être un enfant..) et meurent à l'écran. C'est assez rare pour être signalé.

La ville de détroit est en outre gangrénée par la corruption à un point à peine imaginable. Les coups bas de politiciens véreux sont légions, certains flics sont ripoux jusqu'à la moëlle et les drogués sont partout. Seul le héros est juste mais use parfois de méthodes disons "limites". Celà vous rappelle-t-il quelque chose? Sin city évidemment. Rien de surprenant à celà puisque Franck Miller est le scénariste. Scénario intelligent et intéressant celà dit en passant.


Pas vraiment en grande forme notre justicier d'acier...

Mais robocop dans tout celà? Et bien il est relativement effacé dans cette suite. Pendant 30 min on ne le voit même plus du tout!! Mais force est de reconnaître que ce n'est pas forcément un tort. Il a perdu beaucoup de son charisme. Ce n'est pas vraiment la faute de Peter Weller qui l'incarne toujours à merveille, mais le scénario n'est pas tendre avec notre flicaille robotique. Il se fait littéralement démonter la figure (au propre comme au figuré) par les bad guys et est ensuite reprogrammé en grosse nouille par les gens de l'OCP. Pas très bon pour son image! Mais intéressant, ça change des héros indestructibles.

En tout cas, ce qui m'a personnellement le plus dérangé, c'est que son coté psychologique a complètement été laissé au vestiaire. Sa relation avec son ancienne femme et son fils aurait pu être développée et le mettre face à de gros problèmes. Au lieu de celà, toute cette partie est expédiée en trois minutes au début du film. Dommage. Mais la psychologie des personnages en général est assez sommaire et manicchéenne. Il y a quelques gentils et les méchants, point barre.


Impressionnant ce Robocop 2...

Heureusement, le film est mis en scène par un solide artisan: Irvin Kerschner. Le gaillard a tout de même réalisé L'empire contre-attaque, excusez du peu. Même si il n'a pas la classe de Verhoeven, il s'en tire avec les honneurs. Les scènes d'action sont bien filmées et bien rythmées et le film ne comporte pas de temps mort.

Il faut aussi noter le look général assez réussi du Robocop 2 que doit affronter "notre" robocop. Juste un petit bémol pour l'écran affichant le visage de Caïn en 3D, pas vraiment esthétique mais l'animation générale du robot est bonne, même si on sent parfois que c'est de l'animation image par image. En tout cas, le combat final entre les deux Robocop est très réussi et vaut largement le détour.


Venez à moi bande de sales petits... enfants

En résumé, même si il n'égale pas son prédecesseur, il est bon et est loin d'être une catastrophe comme le sera le numéro trois.
Geoffrey Claustriaux

Geoffrey
À propos de l’auteur : Geoffrey

Comme d'autres (notamment Max et Dante_1984), je venais régulièrement sur Horreur.net en tant que lecteur, et après avoir envoyé quelques critiques à Laurent, le webmaster, j'ai pu intégrer le staff début 2006. Depuis, mes fonctions ont peu à peu pris de l'ampleur.

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