Voir la fiche complète du film : Stargate: Continuum (Martin Wood - 2008)

Stargate: Continuum – Critique

Stargate: Continuum
Un bon film Stargate mais dont le scénario sent tout de même fortement le réchauffé...
Publié le 1 Janvier 2008 par Geoffrey · Voir la fiche de Stargate: Continuum

Après le film l'Arche de Vérité qui clotûrait définitivement la série Stargate SG-1, voici que déboule le second long-métrage prévu : Continuum. Ce dernier était-il vraiment nécessaire? Une fois le film terminé, la réponse qui s'impose est clairement non tant son scénario sent le réchauffé et le cent fois trop vu dans la série.


O'neill est de retour!

Alors que l'équipe SG-1 exceptionnellement accompagnée du général O'neill assiste à l'exécution de Ba'al, le dernier des grands maîtres Goa'ulds, Teal'c et Vala disparaissent mystérieusement. Très vite il apparaît que le Ba'al que l'on s'apprêtait à anéantir est un clone et que l'original est parvenu à construire une machine temporelle dans le but de modifier le passé, créant ainsi une réalité alternative dans laquelle personne sur Terre n'a connaissance de la porte des étoiles...


Là, y a comme un problème

Vous l'aurez constasté, rien de bien excitant à la lecture de ce pitch. Si les voyages dans le temps avec modifications sur le présent sont un des grands thèmes de la SF et qu'il est toujours agréable de suivre les péripéties des héros pour rétablir le cours de choses, cet argument a déjà été utilisé au moins cinq fois dans la série Stargate SG-1 ce qui fait que l'on a la désagréable impression que les scénaristes ne se sont pas foulés des masses pour nous pondre une histoire originale. Le déroulement est en outre très classique et prévisible, un comble alors que l'Arche de vérité parvenait à nous surprendre par de multiples rebondissements inattendus. De plus, reprendre comme point de départ le fait que Ba'al avait encore un clone n'est pas du meilleur effet.


Cet enfoiré de Ba'al, toujours dans les mauvais coups...

Par contre, le gros avantage de cette remise à zéro avec une dimension parallèle est que cela constitue une excellente occasion pour les néophytes de Stargate SG-1 de découvrir la série. En effet, il n'est pas utile de connaître en détail les dix saisons pour apprécier Continuum contrairement à l'Arche de Vérité qui s'adressait en priorité aux fans. Continuum peut donc se regarder comme un film de SF à part entière et non pas comme le prolongement d'une série d'épisodes. Tout au plus quelques clins d'oeil sont adressés aux habitués histoire de leur montrer qu'on ne les a quand même pas oubliés.


Ba'al, faut pas trop le mettre en rogne...

On retrouve avec plaisir les acteurs habituels qui sont toujours aussi sympathiques avec, en prime, un retour de Richard Dean Anderson. Tous sans exception sont là pour un dernier baroud d'honneur. On aura même l'occasion de revoir furtivement Apophys, le grand méchant des premières saisons.

La réalisation quant à elle fait très télévisuelle et ne s'éloigne jamais très loin des codes établis pour la série. On a simplement l'impression de regarder un épisode plus long que la moyenne. Signalons au passage que les effets spéciaux sont toujours de qualité, ce qui est toujours non négligeable.


Nos héros qui échappent à une ville qui disparait...

Enfin bref, même s'il n'est pas original pour un sou, ce grand fourre-tout se laisse suivre sans ennui mais ne passionne pas réellement, la faute peut-être à un petit manque de séquences d'anthologie. Les fans trouveront néanmoins leur compte ainsi que les petits nouveaux qui voudraient se faire une idée sur la série mais il faut reconnaître que pour l'ultime aventure d'une série qui a connu un tel succès pendant dix ans, on est loin du grand final mémorable que l'on était en droit d'attendre.
Geoffrey Claustriaux

Geoffrey
À propos de l’auteur : Geoffrey

Comme d'autres (notamment Max et Dante_1984), je venais régulièrement sur Horreur.net en tant que lecteur, et après avoir envoyé quelques critiques à Laurent, le webmaster, j'ai pu intégrer le staff début 2006. Depuis, mes fonctions ont peu à peu pris de l'ampleur.

Autres critiques

Empire of the Sharks

Empire of the Sharks

Avec Planet of the Sharks , Mark Atkins transposait le film de requins dans un contexte post-apocalyptique façon Waterworld . Sur fond de cataclysme écologique, il en ressortait une incursion étonnante (dans le mauvais sens du terme) tant l’ensemble s’avérait médiocre et vide d’intérêt. La faute à un manque d’enjeux bien définis et à une progression en roue libre, elle-...
The InBetween

The InBetween

Certains concepts sont particulièrement habiles pour entremêler les genres. Dans le domaine des séries télévisées, cela se vérifie régulièrement en mélangeant le policier et le fantastique. L’idée ne date pas d’hier avec des œuvres frappantes telles que Fringe ou X-Files . Mais le pitch de The InBetween fait surtout écho à Medium et ses sept saisons où Allison DuBois aidait à résoudre...
Jurassic World : Fallen Kingdom

Jurassic World : Fallen Kingdom

Jamais un film n’aurait aussi bien porté son nom : ce Jurassic World 2 incarne parfaitement la chute du mythe de cette série devenue culte dans le temps. Si tout n’est pas mauvais, de nombreuses faiblesses viennent malheureusement plomber l’enthousiasme du fan de la première heure. Cela fait maintenant trois ans que les dinosaures se sont échappés de leurs enclos et ont détruit...
Deep Water

Deep Water

Qu’il soit géant ou d’une taille tout à fait normale, le scorpion est un arachnide peu exploité dans le domaine du survival animalier. Hormis de timides (et très dispensables) incursions telles que Stinger , Deadly Stingers ou Scorpius Gigantus , la préférence va clairement du côté des araignées. Sur la base d’une histoire de l’écrivain thaïlandais S. P. Somtow, Deep Water...
Baba Yaga

Baba Yaga

Issue de la mythologie slave, la légende de Baba Yaga a très tôt imprégné l’imaginaire collectif, notamment dans le domaine cinématographique, littéraire ou musical. Tour à tour considérée comme une guerrière, la gardienne du royaume des morts et la maîtresse du monde sauvage, l’image de la sorcière la plus véhiculée demeure la ravisseuse d’enfants. Et c’est d’...