Voir la fiche complète du film : 300 (Zack Snyder - 2005)

300

Un film grandiose au niveau graphique et barbarie mais quelque peu pénalisé par un scénario simpliste...
Publié le 14 Septembre 2012 par GeoffreyVoir la fiche de 300
8

Dantesque. Il n'y a pas d'autre mot.
Barbare et testostéroné à l'extrême, 300 se vit plus qu'il ne se regarde. S'il faut malheureusement reconnaître le coté extrêmement simpliste du scénario, on ne peut que s’incliner devant sa réalisation. Quelle puissance visuelle!
Vous avez adoré les combats de Gladiator et de Braveheart mais les aviez trouvés trop court? Alors 300 est fait pour vous.
Vous voulez de la baston, vous allez en avoir!


Léonidas sous la nuée de flèches Perses...

Léonidas est devenu roi de Sparte à la suite des épreuves rituelles spartiates dont il a triomphé. Il apprend d'un messager que le roi perse Xerxès envisage d'envahir la Grèce et de soumettre sa cité. Contre l'avis de l'oracle, il part à la rencontre de l'ennemi avec les 300 soldats qui composent sa garde personnelle. Il choisit de combattre l'armée ennemie dans le passage étroit et rocheux des Thermopyles...


Les navires perses en perdition...

De la fureur et du sang, voilà ce que vous verrez pendant presque 2h. Il est évident que les amateurs de scénariis fouillés et profonds peuvent aller voir ailleurs car comme précisé plus haut, l'histoire est extrêmement simpliste et les quelques retournements de situation sont décelables longtemps à l'avance par le spectateur un tant soit peu attentif.
En vérité, le scénario est en fait le seul point faible du film de Zack Snyder car graphiquement, 300 est placé très haut sur l'échelle des films beaux à regarder.

Comme on le sait, le métrage a été entièrement tourné en studios, sur fonds verts. Ce faisant, les images possèdent un grain très particulier qui ne plaira clairement pas à tout le monde mais qui comblera les amateurs de comics autant que les fans de jeux-vidéos. Cet effet était entièrement voulu par Zack Snyder afin de coller au plus près à l’aspect BD du roman graphique de Frank "Sin city" Miller.
D'ailleurs, en parlant de Sin City, on peut constater que les deux films sont très proches dans leur manière d'aborder les cadrages et les couleurs, respectant ainsi à la lettre ceux de leurs homologues de papier.


Yahaaaaaa !

En outre, Zack Snyder est parvenu à intégrer un souffle épique incroyable à son film, souffle épique qui n'est pas sans nous rappeler les plus belles batailles de Braveheart, Gladiator ou même Troie. Un exploit d'autant plus difficile que le film a été tourné intégralement en intérieur et que le scénario ne présente qu'une succession de combats susceptible de lasser. Il paraissait donc très compliqué pour 300 de garder un intérêt constant. Et pourtant... Snyder a relevé le défi haut la main en nous proposant des plans et des séquences d'anthologie (Léonidas face aux milliers de flèches qui obscurcissent le ciel, le mur de cadavres, ...etc).
Pour peu que l'on parvienne à se laisse embarquer dans le film (ce qui n'est pas donné à tout le monde, loin de là), on aura presque envie de se retrouver sur le champ de bataille, au milieu des spartiates, et de rugir en réponse aux discours enflammés de Léonidas. Ce dernier est d'ailleurs incarné par un incroyable Gérard Butler, impressionnant de charisme et d'autorité. Un rôle qui devrait lui coller à la peau autant que Maximus a collé à celle de Russel Crowe.


Xerxès, grand chef des armées Perses, et son look SM...

Sorti pendant la période de revival du Péplum initiée par Gladiator et face à des concurrents tels que Troie et Alexandre, 300 tire aisément son épingle du jeu en proposant un graphisme travaillé à l'extrême et une réalisation maitrisée, ce qui ne l'empêche parfois pas d'abuser un peu trop de techniques clippesques tels que le ralenti. Il est par contre évident que le film ne plaira pas à tout le monde, notamment à cause de son scénario très simple qui, en outre, ne respecte pas la réalité historique. Les amateurs d'histoires solides, réfractaires à l’action peuvent passer leur chemin car ils ne verront dans 300 qu'une oeuvre vide de sens à la gloire des jeux-vidéos.

Pour les autres, ceux qui veulent simplement prendre leur pied devant un spectacle grandiose, vous pouvez vous jeter sans hésiter sur ce 300 qu'il faut voir absolument !
 

A propos de l'auteur : Geoffrey
Portrait de Geoffrey

Comme d'autres (notamment Max et Dante_1984), je venais régulièrement sur Horreur.net en tant que lecteur, et après avoir envoyé quelques critiques à Laurent, le webmaster, j'ai pu intégrer le staff début 2006. Depuis, mes fonctions ont peu à peu pris de l'ampleur.

Autres critiques

World invasion : Battle Los Angeles
Sur la côte ouest des États-Unis, des extraterrestres préparent l'invasion de notre planète. La bataille fait rage dans les deux camps, même si le rapport de force est disproportionné. Dans la tourmente, une équipe de commandos ultra-entraînés est envoyée dans les rues de Los Angeles pour faire le ménage. Jonathan Liebesman possède une filmographie assez restreinte, mais intéressante. La suite du...
Hostel : Chapitre 3
Après l'échec commercial du second opus (seulement 17,000,000$ au box-office US), il n'est pas étonnant de voir la saga Hostel emprunter les chemins plus économiques du Direct-to-DVD. Un choix logique, mais néanmoins regrettable, tant les suites bon marchés d'oeuvres marquantes se révèlent souvent être de qualité discutable (voir la saga Hellraiser ). De plus, découvrir que cette...
Zombie Island Massacre
Avant de commencer toute critique acerbe de ma part, il faut remettre les choses dans leur contexte : Zombie Island Massacre est une production Troma qui date de 1984. Outre le fait que le film ait pris un petit coup de vieux, il est important de faire un petit retour sur Troma. Boîte de production lancée dans les années 70 par un certain Lloyd Kaufman, la Troma, fauchée comme les blés va...
La Nuit des morts vivants 3D
Les remakes sont une manne providentielle pour les producteurs. Le scénario est déjà écrit et le succès de l'oeuvre originale les rassure quant à un potentiel investissement. Pourtant, il est un cas un peu particulier : La nuit des morts-vivants . Je ne vous ferai pas l'affront de présenter l'½uvre culte de Romero, ni même de décrire son influence pour le cinéma de genre. Mais...
Resident Evil Degeneration
Au cinéma, la saga Resident Evil est loin de faire l’unanimité. Hormis un premier opus passable et un troisième volet intéressant dans sa déclinaison post-apocalyptique, la genèse initiée par Paul W.S. Anderson a progressivement sombré. En parallèle, le spectateur a eu droit à des films d’animation coproduits par Capcom. Ce qui laisse sous-entendre une bonne maîtrise de l’...