Voir la fiche complète du film : 51 (Jason Connery - 2011)

51 – Critique

51
Un film d'extraterrestres sans budget et sans idées à éviter.
Publié le 23 Décembre 2013 par AqME · Voir la fiche de 51
Peut-on accorder du crédit à une production Syfy, avec, à la manivelle, Jason Connery, responsable de films comme The Devil's Tomb ou encore Alone in the Dark 2 ? La réponse est bien évidemment non, mais les surprises sont souvent inattendues et ce sont dans des cas désespérés que l'on trouve les petites perles qui font le charme des sorties DTV. 51 est donc un film qui oscille entre film de science-fiction et film d'horreur en proposant un scénario léger. Sur le papier, pourquoi pas ? Mais la vérité est tout autre. Il aurait vraiment fallu ne pas faire ce film, qui est non seulement une perte de temps, mais un foutage de gueule extrêmement vexant. Retour sur un film qui ne mérite que du mépris !


La fine équipe !

Le scénario de ce machin n'est pas très crédible, mais il demeure assez léger et peut se justifier par rapport à la manie qu'ont les Américains avec leur théorie du complot ou les secrets des politiques: la meilleure blogueuse des states et le plus grand présentateur du journal télévisé sont conviés à venir visiter en toute transparence la zone 51 afin de vérifier qu'il n'y a aucun extraterrestre. Bien entendu, nous autres, spectateurs, sommes mis dans la confidence dès le départ et l'on sait qu'il y a des aliens et qu'en plus, ils ne sont pas sympas. Avec la sécurité qui a été allégée pour faire croire à une absence de monstres, les méchants bonshommes de l'espace se libèrent et vont faire un petit carnage. Notre fine équipe va devoir se battre pour survivre. Bref, cela n'est pas très convaincant et cela a l'air plutôt débile, mais qui ne tente rien n'a rien. Seulement, entre des personnages complètement sabotés et une débilité omniprésente, le film sombre dans les pires métrages que l'on a pu voir !

Tout est fait pour que le spectateur se sente con. Le colonel est un crétin fini, mais le présentateur télé ne vaut pas plus et seule la blogueuse semble être dotée d'une quelconque intelligence. Le pire dans tout ça, ce sont les deux militaires dont les dialogues sont insupportables tant ils sont irréalistes et hors de propos. En suivant ce film, on se rend compte que tout ce petit monde est en roue libre et que rien n'est fait avec sérieux. À moins que le réalisateur ait pensé un seul instant que son film était bon et là, il est fort possible qu'il ait un chromosome en trop ! D'autant plus que rien n'est crédible dans le métrage, que ce soit dans les lieux, souvent redondants et insipides, ou les gadgets de l'armée, qui font vraiment jouet pour enfants. Forcément, on ne rentre pas dans le film et on s'emmerde sec. Reste une scène hilarante, où l'on voit le premier alien, écoutant son groupe favori, de l'électro qui ressemble à Eiffel 65 et qui n'existe plus de nos jours. Un passage d'une ringardise angoissante.


On sent la crédibilité dans ce regard !

Mais si l'on regarde d'encore plus près, on se rend compte que même les aliens, sujet de base du film, sont d'une laideur indigente. On commencera par voir celui qui se camoufle et qui ressemble à un homme sans visage avec des veines bleues sur tout le corps. Il est ridicule, mais son pouvoir permet de faire des économies sur le maquillage et les effets spéciaux ridicules. De plus, c'est sûrement l'extraterrestre le moins ridicule. À ses côtés, on retrouve deux monstres qui piquent leur design aux xénomorphes de Ridley Scott, mais aussi aux personnes âgées de la maison de retraite de Saint-Juan les Pins. En effet, ils sont faits en mousse, mais pires que cela, on dirait qu'ils marchent avec un déambulateur, la faute à des bras très longs qui traîne sur le sol.

À partir de ce moment-là, on se demande comment ils peuvent être aussi rapides et surtout, comment ils ont pu atterrir sur Terre, puisqu'ils semblent complètement cons. Mais le summum de la ringardise proviendra du dernier alien, celui qui bosse pour le gouvernement et qui ressemble à Roswell en plus petit et avec un anus en guise de nez ! De là à dire qu'il a un mauvais odorat, il n'y a qu'un pas ! Bien entendu, le casting est aussi très mauvais, notamment Bruce Boxleitner, qui surjoue son rôle de général de l'armée et qui est ridicule ou encore John Shea en présentateur télé absolument imbuvable et débile. On constatera aussi la très mauvaise performance de Jason London, dans le rôle d'un sergent crétin, où les dialogues frisent le niveau de la maternelle. Bref, tout cela est très mauvais et sent l'arnaque à plein nez. Les effets spéciaux sont ridicules, même pour un téléfilm et on rigolera fort devant la grande explosion finale.

Au final, 51 est une arnaque pure et dure qui essaye de faire un film sur des extraterrestres sans budget et sans idées. Crétin et mal fichu, le film s'embourbe dans une palette de personnages détestables, d'acteurs mauvais et d'extraterrestres totalement ratés notamment au niveau du design. Bref, un film à éviter autant que possible à moins de vouloir perdre quelques moments dans sa vie. 51, ou comment les scénaristes ont abusé de l'anis durant le tournage et l'écriture du scénario.

AqME
À propos de l’auteur : AqME

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