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Berserk - L'âge d'or Partie 2 : La Bataille de Doldrey

Une adaptation épique, mais quelque peu dénuée de la psychologie qui faisait le sel de l'oeuvre originale.
Publié le 12 Août 2013 par GeoffreyVoir la fiche de Berserk - L'âge d'or Partie 2 : La Bataille de Doldrey
7
Adaptation de manga

Doldrey : une forteresse imprenable, aux mains des Chuder. Située aux confins de Midland, auquel elle appartenait autrefois, elle est gardée par les unités d'élite de la cavalerie du légendaire Général Boscogn. Rien ni personne ne semble en mesure de la faire vaciller. Pourtant, sa chute mettrait un terme à la Guerre des Cent Ans.
Alors que les armées de Midland ont échoué maintes et maintes fois dans sa reconquête, Griffith propose au Roi de laisser la Troupe du Faucon prendre la tête du prochain assaut contre la forteresse. Il s'apprête ainsi à lancer 5.000 Faucons contre 30.000 Chuder. L'ambition dévorante de Griffith ne semble connaître aucune limite. A ses côtés, ses fidèles lieutenants, Guts et Casca. Parviendront-ils à faire plier le Destin ?


C'est moi qui ai la plus longue...

Si vous avez lu ma critique du premier volet de la trilogie consacrée à la "saga de l'âge d'or" de Berserk, vous savez que je suis un grand fan de l'oeuvre de Kentaro Miura. Et qui dit fan dit aussi difficile à satisfaire. Pourtant, dans le cas de Berserk - L'âge d'or Partie 2 : La Bataille de Doldrey, le spectateur lambda, tout comme le fan, ne pourra que se sentir un peu déçu du traitement psychologique réservé aux personnages, malgré une dimension épique rarement atteinte dans un animé.

Car Berserk, c'est quoi ? Certes, une part non négligeable du manga est consacrée à des combats dantesques contre des hordes de démons, mais ce qui en fait le sel, ce qui en fait une oeuvre adulée par des milliers de fans, ce sont les relations complexes qui unissent les différents protagonistes, ainsi que leur psychologie fouillée, très fouillée. Et malheureusement, cette adaptation élude quelque peu cet aspect des choses au profit de batailles certes homériques, mais un peu répétitives.
Pour faire un parallèle que tout le monde comprendra, c'est un peu comme si la série Walking Dead ne se concentrait que sur les attaques de zombies en oubliant le cheminement psychologique de Rick et de ses amis.


Un peu d'amour dans ce monde de brutes...

Après un bref rappel des événements du premier volet, l'ouverture de la Bataille de Doldrey se fait une nouvelle fois en fanfare et scotche directement le spectateur à son siège. L'animation est fluide, le montage est judicieux et la violence omniprésente. En gros, ça charcle, ça charcute et ça décapite dans tous les sens avec, en apothéose, l'incroyable combat contre le général Boscogn, assurément l'un des grands moments de ce deuxième épisode. Pour le coup, l'adaptation sur grand écran se justifie pleinement car la tension et le montage sont remarquables, le tout soutenu par une musique du plus bel effet.
Dans le même ordre d'idées, plusieurs autres scènes valent le détour et légitiment cette adaptation. Je pense notamment à la scène de sexe Griffith/Charlotte, remarquablement mise en images, ou à la séquence du bal, juste superbe.

Notons que les éléments en 3D s'intègrent en général très bien à l'ensemble, même si parfois elle est un peu visible.


Attention, ça tâche !

Mais là où le film pêche un peu, comme je l'ai dit plus haut, c'est au niveau de la psychologie des personnages. Seul le trio principal est un tant soit peu développé, mais cela reste minime en comparaison du manga. Où sont passés les souvenirs d'enfance de Griffith et Guts ? Pourquoi les autres membres de la troupe du Faucon sont-ils relégués au rang de simples figurants ? Et quid de la première rencontre de Griffith avec le Gouverneur Gannon, pourtant indispensable pour comprendre le déroulement des événements de la prise de Doldrey (qui occupe tout de même une bonne moitié du récit) ? Il est regrettable que ces éléments aient été passés sous silence ou ne soient qu'évoqués au travers d'un fugace flash-back, car ils sont d'une importance capitale pour comprendre les agissements des personnages.
Berserk, à l'image de Guts, son principal protagoniste (je n'ose pas dire héros), ce n'est pas que de la barbarie à l'état brut, ce sont avant tout des sentiments et des relations complexes. Il semblerait que les scénaristes l'aient un peu perdu de vue au moment de choisir l'orientation de leur film.


Merde, j'm'en suis mis plein les doigts...

Cela étant, j'ai l'air de faire la fine bouche, mais il n'en reste pas moins que Berserk - L'âge d'or Partie 2 : La Bataille de Doldrey est un très bon film d'animation qui laisse présager d'un final épique, torturé et profondément sombre. Si vous ne connaissez pas encore l'oeuvre de Kentaro Miura, je ne peux que vous inciter à découvrir cette adaptation animée qui, si elle n'atteint le niveau de l'oeuvre originelle, la traite avec respect et se permet même d'en sublimer certains passages.
Vivement la suite !

A propos de l'auteur : Geoffrey
Portrait de Geoffrey

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