Voir la fiche complète du film : Destination Finale 2 (David R. Ellis - 2003)

Destination Finale 2 – Critique

Destination Finale 2
Une suite efficace, offrant quelques montées d'adrénaline et surtout, une séquence d'ouverture phénoménale.
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Destination Finale 2

Destination Finale, premier du nom, est un sympathique film fantastique dont le sujet - à la fois fascinant et malsain - et quelques incursions dans un gore "soft" lui permirent de ramasser copieusement sa mise au box-office lors de sa sortie. Un carton qui conforta les producteurs dans l'idée qu'une suite serait la bienvenue...

Le réalisateur David R. Ellis n'est pas un débutant. Le bonhomme est à l'aise devant et derrière la caméra comme le prouve ses talents de coordinateur de cascades (une expérience qui lui aura sans nul doute servi pour l'époustouflante scène d'ouverture du film) et de réalisateur de seconde équipe (sur des films comme Matrix Reloaded, Harry Potter à l'Ecole des Sorciers, En Pleine Tempête, Peur Bleue, Sphere, Waterworld...). Un palmarès impressionnant.

Le scénario de Destination Finale 2 est l'oeuvre de J. Mackye Gruber et Eric Bress (le tandem de L'Effet Papillon). Sans être particulièrement original, il a le mérite de nous plonger dans l'action de manière simple, claire et concise. Bien sûr, il est évident que le scénario reprend le schéma du précédent film sans trop prendre de risques (l'actrice Ari Larter reprend le rôle de Clear Rivers et hop, le lien avec le premier film est fait). Pourquoi les scénaristes ne se cassent-ils pas la tête à nous pondre des scénarios originaux, audacieux ? Pour la simple (et bonne ?) raison qu'on ne change pas une recette qui marche (principe qui doit être très fortement encré dans la tête des producteurs).

Kimberly (A.J. Cook, vue dans The Virgin Suicides et Ripper) et ses amis décident d'aller passer quelques jours à Daytona Beach. Alors qu'ils sont arrêtés sur une bretelle d'autoroute, Kimberly a la terrible vision d'un carambolage. Avec son véhicule, elle s'interpose pour barrer la bretelle. Dans la file, un policier, Thomas Burke (Michael Landes) arrive pour s'informer de la situation. Au bout de quelques minutes, ils sont témoins d'un violent carambolage. Kimberly est alors persuadée qu'il existe un lien entre cette prémonition et celle d'un autre jeune, Alex Browning, qui eut la vision, un an plus tôt, jour pour jour, du crash d'un avion à bord duquel il s'apprêtait à décoller avec ses camarades...

C'est simple, c'est carré et contrairement à ce que l'on pourrait penser de prime abord, ça fait marcher les méninges (enfin, d'une certaine manière). Certes, le côté dramatique des événements est moins mis en avant que dans le premier film (le spectateur s'attache donc beaucoup moins aux personnages). Heureusement, le réalisateur a la bonne idée de nous servir, d'entrée de jeu, un carambolage aux allures dantesques, tourné et monté de manière efficace. La suite du métrage nous présente les "mises à mort" des rescapés (on appréciera d'ailleurs la cruauté des scénaristes qui n'hésitent pas à faire mourir hommes, femmes et enfants). Lors de ces scènes, on se surprend à observer le moindre petit détail (la caméra s'attarde un peu sur tout et n'importe quoi pour brouiller les pistes) pour dénicher l'ustensile ou l'objet anodin qui sera fatal au personnage...

Malgré une impression de déjà-vu (surtout si l'on a vu le premier), Destination Finale 2 est un film d'horreur qui remplit son contrat en bonne et due forme en nous offrant quelques séquences bien gratinées, un rythme soutenu du début à la fin et quelques clins d'oeil au premier film pour entretenir le lien entre les deux histoires. On passe un bon moment et c'est le principal !

Julien
À propos de l’auteur : Julien

Autres critiques

Primeval

Primeval

De nos jours, au Burundi, dans un pays ravagé par la guerre civile, une petite équipe de journalistes américains monte une expédition pour capturer le célèbre Gustave, crocodile de près de neuf mètres de long, responsable de la mort de nombreux habitants. Adapté d'une histoire vraie, Primeval se présente comme un film de terreur animalier. Toutefois, il ne déroge pas aux codes du film d'aventures...
Frenzy

Frenzy

Ces dernières années, peu de films de requins sont parvenus à se distinguer. Le mot d’ordre général étant de faire n’importe quoi avec peu de moyens et une absence totale de talent (et de scrupules), on peut compter sur les doigts d’une main les métrages potables de la décennie2010. Il est vrai qu’il est tellement plus simple de laisser libre cours à la bêtise que...
Fear Street - Partie 1 : 1994

Fear Street - Partie 1 : 1994

Peu d’écrivains peuvent prétendre à une bibliographie aussi dense que celle de R. L. Stine. Essentiellement versé dans le fantastique et l’horreur pour la jeunesse, l’auteur a « bercé » l’enfance de plusieurs générations de lecteurs avec ses innombrables histoires. On l’associe sans conteste à la série de livres Chair de poule. Avec plus d’une...
Iron Sky

Iron Sky

Avant même d'être sorti, Iron Sky s'était déjà payé un beau petit buzz sur le net. Pour deux raisons : d'une part, son idée de base propice à toutes les audaces faisait délirer les amateurs, et d'autre part, à cause de sa production chaotique, ses auteurs ont dû faire appel aux dons des internautes pour finaliser le tout. Quand on sait que le projet Iron Sky est né en 2006, en...
Lake Placid - L'héritage

Lake Placid - L'héritage

Quand on se penche sur le passif de la saga Lake Placid , on retient surtout un premier métrage réjouissant au possible. D’ailleurs, on peut même le considérer comme l’un des meilleurs (et trop rare) films de crocodiliens de ces deux dernières décennies. Presque vingt ans après sa sortie, on en est à trois suites toutes plus abominables les unes que les autres et un crossover des plus...