Voir la fiche complète du film : Fantom Kiler (Roman Nowicki - 1998)

Fantom Kiler – Critique

Fantom Kiler
Les amateurs de films malsains et bizarres y trouveront peut-être leur compte...
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Fantom Kiler

Parfois, faire la critique d’un film ne s’avère pas une tâche des plus aisées. Surtout lorsque le film nous a laissé un goût amer dans la bouche…

Il est donc question d’un « fantom kiler » dans ce slasher roumain qui flirte allègrement, et avec une certaine complaisance, avec le porno à la limite du soft. Le « scénario » est quasi inexistant et simplement prétexte à faire défiler devant nos yeux des scènes de meurtres et de tortures plutôt sordides. Il faut dire que le serial-killer, vêtu d’un imperméable et dissimulant son visage sous un linge blanc, est un sacré pervers, doublé d’un sadique de première. Il s’attaque à de charmantes demoiselles, la plupart du temps dans leur plus simple appareil (et le réalisateur ne manque pas de s’y attarder à plusieurs reprises avec sa caméra) et leur fait subir les derniers outrages. Certaines scènes sont particulièrement corsées (l’introduction de la petite cuillère) mais le réalisateur reste dans la « suggestion », ce qui désamorce un poil la barbarie qui aurait pût émaner de ces scènes.

Le véritable « fantom » dans le film s’avère être la réalisation, peu inventive et des plus chaotique. Le réalisateur use de diverses techniques de montage et de réalisation assez bizarres (certains plans sont utilisés à plusieurs reprises lors des scènes de meurtres, mais sous un angle différent). Une réalisation qui fait très « clippée », agrémentée par un soupçon d’une étrange musique techno.

Difficile de s’attarder davantage sur un film de cette trempe, qui se complait dans la violence et l’érotisme malsain gratuit. Je serais même tenté de parler de porno étant donné les nombreuses pénétrations (certes, simulées) qui parsèment le film et sur lesquelles le réalisateur semble prendre un plaisir étrange à s’y attarder. Et le gore dans tout ça ? Pas de quoi se relever la nuit… C’est mal filmé, mal joué et ça ne saigne pas des masses…

Le film a pourtant rencontré son public et deux suites ont vu le jour : Fantom Killer 2 (1999) et… Fantom Kiler 3 (2002) ! (quelle originalité dans les titres), toujours avec Roman Nowicki derrière la caméra.

Julien
À propos de l’auteur : Julien

Autres critiques

Dead Space Aftermath

Dead Space Aftermath

Dans le domaine vidéoludique, la saga Dead Space est encore aujourd’hui une véritable référence en matière de survival horror. Adaptés à un cadre spatial, les mécanismes de la peur sont parfaitement huilés pour susciter l’effroi à chaque recoin ou détour de couloir. Pour accompagner le premier volet, un film d’animation a vu le jour: Dead Space Downfall . Il en ressortait une...
The Lure

The Lure

Dans la ville de Varsovie, Or et Argent, deux sirènes à la voix enjôleuse, intègrent une troupe d’artistes dans un cabaret. Bien sûr, l’ambiguïté naissante entre l’une de ces deux dernières et un jeune homme du groupe va, comme tout bon élément perturbateur qui se respecte, entraîner une série de complications. Cette relecture du conte "La Petite Sirène" de Hans...
Ouvert 24/7

Ouvert 24/7

Un camionneur fait une halte bien méritée dans un petit café perdu en pleine campagne. Pour s'attirer les faveurs de la serveuse, il se met en tête de lui raconter une histoire épouvantable. Le cinéma français regorge, paraît-il, de nouveaux talents en matière d'horreur. Le Chat qui Fume en possède d'ailleurs tout un catalogue. Après l'hommage au giallo avec Blackaria , c'est...
Grace

Grace

Madeline et Michael coulent des jours heureux jusqu’au jour où un tragique accident bouleverse leur quotidien. Michael ne survit pas et Madeline est contrainte d’accoucher d’un bébé mort-né. Seulement, l’enfant reprend vie inexplicablement. Dès lors, la jeune Grace démontre un appétit insatiable pour le sang humain. La thématique de l’enfance dans le cinéma de genre...
Star Trek: Générations

Star Trek: Générations

L'équipage légendaire de la série originelle se faisant plus que vieillissant et bedonnant (Kirk et Scotty en tête), il était temps pour ce septième film de donner un nouveau souffle à la saga Star Trek en introduisant enfin l'équipage de la bien nommée série Next Generation . Mais pour que la transition se fasse en douceur, quoi de mieux que de faire se rencontrer les deux capitaines...