Voir la fiche complète du film : Frankenstein's Army (Richard Raaphorst - 2013)

Frankenstein's Army – Critique

Frankenstein's Army

Un bon Found Footage malgré quelques défauts plus ou moins gênants.

Publié le 16 Février 2014 par Geoffrey · Voir la fiche de Frankenstein's Army

Le monde du Found Footage est décidément bien vaste. Je ne vous apprendrai rien en écrivant que ce sous-genre du cinéma d'horreur possède de nombreux détracteurs à cause de ses qualités visuelles souvent discutables, mais force est de reconnaître qu'il propose aussi un cadre cinématographique propice à de nombreux délires et qu'il sait s'adapter à toutes les sauces, que ce soit la SF (Apollo 18), le Fantastique (Troll Hunter), l'Épouvante (Paranormal Activity) ou l'Horreur pure, avec [REC] notamment.
En outre, malgré tous ses défauts, il faut aussi admettre que le Found Footage permet souvent d'offrir un nouveau point de vue sur des scénarios et des histoires usées jusqu'à la corde, comme en témoignent les nombreux films d'exorcisme ou encore le "documenteur" qui nous occupe aujourd'hui, à savoir Frankenstein's Army.


Promenons-nous dans les bois qu'ils disaient...

L'histoire est simple : une escouade de soldats découvre un laboratoire secret où les nazis (toujours eux) mènent des expérimentations scientifiques en vue de créer une armée invincible.
Vous en conviendrez, ce n'est pas au niveau du scénario qu'il faudra chercher une folle originalité. On nous a déjà fait le coup avec Outpost, notamment.

Passons rapidement sur l'un des défauts les plus communs du Found Footage, à savoir le syndrome de la caméra greffée. Vous savez, cette étrange maladie qui fait que les personnages préfèrent filmer leur meurtrier plutôt que de tout laisser tomber pour sauver leur peau. Dans Frankenstein's Army, ce défaut prend parfois des proportions amusantes. Ainsi, le caméraman perd souvent de précieuses secondes à filmer les différentes créatures qui l'assaillent au lieu de prendre ses jambes à son cou. Vous me direz « heureusement qu'il le fait, sinon on ne verrait rien » et vous aurez raison, mais personnellement c'est quelque chose qui me gêne. Chronicle avait brillamment contourné le problème, Frankenstein's Army n'y parvient qu’occasionnellement.
Mais passons, car comme je l'ai dit plus haut, il s'agit là de l'un des défauts les plus communs du Found Footage.


Qu'est-ce que ça fait si je touche là ?

Plastiquement, Frankenstein's Army est globalement réussi. L'ambiance des années 40 est très correcte, les effets gores sont plutôt sympas et le design des différentes créatures est franchement imaginatif. C'est même dommage que ces dernières n'interviennent pas plus dans l'histoire car elles rendent vraiment bien à l'écran, malgré un petit côté « monstre de Power Rangers » chez certaines. Les concepteurs graphiques s’en sont donné à coeur joie pour le plus grand bonheur des spectateurs.
Notons au passage que les maquillages (blessures et autres) sont également de bonne facture et que les acteurs sont tous crédibles dans des rôles pourtant stéréotypés (le soldat sadique, le type qui sait tout mais ne dit rien, le scientifique fou...).

La réalisation est d'un bon niveau, même si c'est toujours difficile à juger dans un Found Footage. En tout cas, le spectateur ne perd pas une miette de ce qui se passe à l'écran et rien que pour ça, on peut dire que Richard Raaphorst a réussi son coup.


Edward avait un cousin nazi...

Le gros point faible de Frankenstein's Army réside en fait dans son scénario linéaire et prévisible, lequel connait en outre un gros coup de mou à mi-parcours. De fait, l'intérêt s'étiole peu à peu avant de reprendre du poil de la bête grâce à un dernier acte plus nerveux et foutrement sympa.
Frankenstein's Army se termine donc sur une note assez positive. Cela ne suffit malheureusement pas à en faire un film indispensable, mais le place tout de même dans le haut du panier des Found Footage, et donc des oeuvres que l'on peut recommander aux amateurs du genre, ce qui n'est déjà pas si mal.
Geoffrey Claustriaux

Geoffrey
À propos de l’auteur : Geoffrey

Comme d'autres (notamment Max et Dante_1984), je venais régulièrement sur Horreur.net en tant que lecteur, et après avoir envoyé quelques critiques à Laurent, le webmaster, j'ai pu intégrer le staff début 2006. Depuis, mes fonctions ont peu à peu pris de l'ampleur.

Autres critiques

Time out

Time out

Adulé pour Bienvenue à Gattaca (son premier long-métrage), Andrew Niccol est un réalisateur peu prolifique (seulement quatre films en quatorze ans de carrière), mais dont la filmographie est d'une qualité certaine, pour ne pas dire rare. Après un magistral Lord of war en 2005, sans doute le meilleur rôle de Nicolas Cage soit dit en passant, le réalisateur revient à la science-fiction avec...
Détour Mortel 2

Détour Mortel 2

Depuis toujours, les monstres ont fasciné l'imaginaire collectif et les monstres de foire ont longtemps agrémenté les fêtes foraines, attirant la curiosité malsaine de l'être humain, qui recouvrait dans ces moments là ses instincts voyeuristes les plus primitifs. Dès les années 30, le cinéma s'empara de cette thématique, le plus souvent dans le but de dénoncer la méchanceté et la...
The Turning

The Turning

À l’instar d’autres fleurons gothiques de la littérature anglo-saxonne, Le Tour d’écrou est un récit qui a été adapté à maintes reprises dont la plus célèbre itération demeure Les Innocents . Le métrage de Jack Clayton s’est notamment distingué par son ambiance exceptionnelle et l’appropriation de l’ambiguïté qui définissait la nouvelle d’Henry James...
La Mort au bout du fil

La Mort au bout du fil

Je dois bien vous l'avouer: je n'attendais pas grand chose de ce film. A ma décharge, il faut reconnaître que les thrillers médiocres, sans envergure et plus efficaces qu'une boîte de somnifères sont aussi nombreux que les points noirs sur le front d'un adolescent. Donc, en mettant Mort au Bout du Fil dans le lecteur, je m'attendais à passer 1h30 devant une histoire mille fois...
Star Trek: Générations

Star Trek: Générations

L'équipage légendaire de la série originelle se faisant plus que vieillissant et bedonnant (Kirk et Scotty en tête), il était temps pour ce septième film de donner un nouveau souffle à la saga Star Trek en introduisant enfin l'équipage de la bien nommée série Next Generation . Mais pour que la transition se fasse en douceur, quoi de mieux que de faire se rencontrer les deux capitaines...