Voir la fiche complète du film : House (Steve Miner - 1985)

House – Critique

House
Une comédie horrifique qui réserve quelques bons moments de suspense...
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de House
Roger Cobb (William Katt) est un écrivain dont les romans d’horreur font fureur. Mais sa vie va basculer lorsque son jeune fils Jimmy (Erik Silver) disparaît mystérieux dans la maison de sa tante Elisabeth (Susan French). Quelques semaines plus tard, la tante de Roger est retrouvée pendue dans la maison. Séparé de sa femme, Roger décide de déménager dans la maison de sa tante pour y écrire son nouveau roman, basé sur ses souvenirs traumatisants du Viêt-Nam. Mais bientôt, Roger va se rendre compte que la maison est « vivante »…

Steve Miner est un habitué du cinéma fantastique et d’horreur comme en témoigne sa filmographie : Le Tueur du Vendredi (1981), Meurtres en 3-D (1982), Warlock (1989), Halloween H20 (1998), Lake Placid (1999)… Il est sans conteste un réalisateur de série B efficace (au même titre qu’un Brian Yuzna par exemple) et House constitue sans doute l’une de ses meilleures réalisations à ce jour.

Le scénario est l’œuvre de Fred Dekker, réalisateur à ses heures perdues (le pitoyable Robocop 3), et Ethan Wiley, qui réalisera la suite l’année suivante (House 2 : la deuxième histoire). Si le scénario est assez excitant sur le papier, à l’écran, le rendu est un peu plus mitigé. Cependant, Steve Miner a la bonne idée d’orienter son film vers un fantastique qui flirte avec la comédie d’une manière assez plaisante. Comme dans bon nombre de films, les scénaristes décident qu’il y aura des « passages drôles » grâce à un « sidekick ». Dans House, le rôle incombe à George Wendt (Dreamscape, Forever Young, Space Truckers, King of the Ants) qui interprète le rôle d’un voisin un peu trop curieux et qui est sensé apporter l’élément comique au film. Même si ses frasques de froussard prêtent plus au sourire qu’à l’hilarité, le personnage est assez « attachant » et sa bonhomie en rajoute une couche.

Malheureusement, le film a tendance par moment à « embrouiller » son spectateur, notamment à cause d’un mélange de sous-intrigues (le fils de Roger, sa liaison avec sa femme, ses souvenirs du Viêt-Nam, les évènements surnaturels dans la maison…).
Mais le film possède le charme presque impérissable des années 80 (voir les décors et les effets spéciaux plus ou moins convaincants) et devrait satisfaire les plus nostalgiques d’entre vous qui apprécient les bonnes vieilles séries B d’antan.

Julien
À propos de l’auteur : Julien

Autres critiques

The forbidden door

The forbidden door

Avant que le très lénifiant Modus anomali parvienne à se frayer un chemin jusque dans nos salles obscures, Joko Anwar avait réalisé Pintu terlarang , thriller horrifique passé complètement à la trappe, faute de distributeurs internationaux. Tout comme la Malaisie, l’Indonésie est connue pour l’émergence de son cinéma de genre qui apporte une touche de fraîcheur en regard des productions...
Big Legend

Big Legend

Qu’il s’agisse du sasquatch ou du bigfoot, la créature des bois fait les jours heureux des cryptozoologues et des séries B, souvent officiant dans le survival animalier. Depuis les années1970 et le surestimé The Legend of Boggy Creek , elle est l’objet d’une surexploitation cinématographique qui a donné peu d’incursions notables. Cela sans compter les tentatives peu...
Last Days, The

Last Days, The

Il existe des films avec lesquels on ne sait pas trop à quoi s'attendre. Des ½uvres curieuses, parfois rocambolesques, qui décontenancent et étonnent le spectateur blasé par une avalanche de blockbusters aux effets spéciaux clinquants. Alors, l'on se tourne vers les DTV pour trouver de (rares) bonnes surprises. Des réalisateurs qui n'hésitent pas à prendre des risques, à surfer à contre-courant...
Détour Mortel 4 : Origines Sanglantes

Détour Mortel 4 : Origines Sanglantes

Cette critique contient quelques spoilers Après trois Détour Mortel qui semblaient avoir épuisé le filon jusqu'à l'os, on ne s'attendait pas à voir revenir nos psychopathes congénitaux pour une quatrième aventure. Il faut dire qu'après un premier opus très réussi, une suite un peu deçà et un troisième opus sympathique mais flirtant parfois avec les limites du grotesque, on pouvait se demander...
Amityville : L'histoire vraie

Amityville : L'histoire vraie

Avec ses huit longs-métrages et un remake en l’espace de 25 ans, la saga Amityville se distingue surtout par sa longévité et non par ses qualités artistiques fluctuantes. À l’occasion de la sortie du film d’Andrew Douglas, un documentaire a été réalisé, non pour effectuer une rétrospective sur les précédentes productions, mais pour revenir sur les deux principaux faits divers...