Voir la fiche complète du film : L'Incroyable Hulk (Frank Orsatti, John McPherson, Jeffrey Hayden - 1978)

L'Incroyable Hulk (série)

Pour la génération née au début des années 70, la série l'Incroyable Hulk a bouleversé le paysage audiovisuel de l'époque. Malgré le caractère basique et répétitif de la plupart des intrigues, l'Incroyable Hulk conserve aujourd'hui encore un charme intimiste inexplicable.
Publié le 25 Août 2018 par GORE MANIACVoir la fiche de L'Incroyable Hulk
7

Souhaitant découvrir à tout prix le facteur déclencheur d'une force surhumaine permettant des sauvetages incroyables dans certaines situations de danger extrême, le Docteur David Banner (Bill Bixby) expérimente sur lui une solution qui le transforme en monstre doté d'une force monumentale.

Pour la génération née au début des années 70, la série l'Incroyable Hulk a bouleversé le paysage audiovisuel de l'époque. Trente après, comment appréhender un tel phénomène ? Au milieu des années 70, Kenneth Johnson, déjà à l'origine des séries les plus en vue du moment (Super Jaimie, l'Homme qui valait Trois Milliards) est en charge de l'adaptation d'un comics. Il est rapidement séduit par le double personnage de Banner-Hulk, qui évoque selon lui une relecture moderne du mythique Dr Jekyll et Mr Hyde. La série est lancée en 1977, avec des budgets conséquents pour l'époque.

1

D'emblée, Johnson est confronté à un problème de taille : Hulk ! Sans les effets numériques actuels à disposition, le producteur doit faire preuve d'ingéniosité. Il engage alors un culturiste impressionnant, Lou Ferrigno, qu'il peinturlure de vert. Avec quelques maquillages faciaux réussis, le monstre fait sensation dès l'épisode pilote, avec l'aide d'effets spéciaux d'excellente facture. Ainsi, Hulk renverse des voitures, arrache des arbres et balance ceux ont le courage (ou la folie) de lui barrer le chemin. Entre ces séquences, parfois tournées au ralenti afin d'optimiser l'aspect spectaculaire de tels exploits, le plus complexe concernait peut être la personnalité du Docteur Banner.

Après plusieurs séries à succès (Mon Martien Favori, le Magicien), Bill Bixby semble avoir attendu toute sa vie le rôle de David Banner. Tour à tour fragile, énigmatique et mélancolique, il apporte une touchante humanité à ce rôle difficile.

Par rapport au comics imaginé en 1962 par Stan Lee (scénario) et Jack Kirby (dessins), Kenneth Johnson a pris quelques libertés. Dans l'épisode pilote, d'une durée de 90 minutes, Johnson nous éclaire sur les motivations du Dr Banner, qui se sent responsable du décès de son épouse. Hulk, même si sa "naissance" est accidentelle, représente surtout un manque ressenti par Banner. Plus qu'un monstre effroyable, le géant vert peut être considéré comme le complément de Banner, son double commandé par des instincts primitifs. Au fil des épisodes, une réelle complicité se créera entre ses deux personnages solitaires, bannis de la société (Banner est officiellement déclaré mort à la fin du premier épisode). Cette dualité trouble, marquée par une interprétation remarquable du tandem Bixby-Ferrigno, au jeu diamétralement opposé, reste, trente ans plus tard, la principale qualité de la série.

1

Contrairement aux films sortis depuis l'an 2000, la série privilégie en effet le jeu des acteurs aux effets spéciaux. Ainsi, Ferrigno restera à jamais LE Hulk, son regard bestial ne pouvant avoir d'équivalent numérique. Face à lui, Bixby, tantôt famélique, tantôt halluciné, livre une prestation qui le place également largement au dessus de ses clones cinématographiques. Malgré le caractère basique et répétitif de la plupart des intrigues (Banner changeant de ville presque à chaque épisode, poursuivi par un journaliste accrocheur), l'Incroyable Hulk conserve aujourd'hui encore un charme intimiste inexplicable, accentué par l'excellente partition musicale de Joseph Harnell.

A l'occasion de cet anniversaire, l'éditeur français Elephant Films, amateur de séries old school, nous propose de redécouvrir l'intégralité de la série en Blu-ray, dans un coffret collector en édition limitée riche en bonus (incluant notamment un épisode inédit en France et de nombreux documentaires). Une belle manière de rendre hommage à l'une des meilleures adaptations de comics à la télévision.

Incroyable HULK

A propos de l'auteur : GORE MANIAC
Portrait de GORE MANIAC

J'essaie de partager ma passion pour un cinéma méconnu, mais qui mérite incontestablement qu'on s'y arrête !

Autres critiques

Ghost in the shell - Stand alone complex : Les 11 individuels
Après l'affaire du rieur et sa dissolution, la section 9 est reformée pour faire face à une nouvelle menace. Un groupe terroriste qui se nomme les onze individuels fait vaciller l'équilibre de l'actuel gouvernement japonais. Est-ce le début d'un autre Stand alone complex ou le danger est-il bien plus grand ? Dans la foulée du « film-résumé » Le rieur, Kenji Kamiyama...
Insidious
Depuis le premier Saw et le choc qu'il a constitué (aussi bien pour les spectateurs que pour le cinéma d'horreur en général), James Wan fait partie des réalisateurs talentueux à suivre. Le hard-boiled Death Sentence et le très sympathique Dead Silence sont également là pour le rappeler. Du coup, en apprenant que l'australien allait s'attaquer au thème de la maison hantée, on ne...
Impact : Opération Chaos
Lors d’une collision avec un météore, l’orbite de la Lune se rapproche de la Terre tout en décrivant une forme elliptique. Les phénomènes les plus improbables se manifestent bientôt, mais le monde ignore qu’il ne s’agit que de simples prémices à un danger plus important : la collision de la Lune avec la Terre. Nombre de films catastrophes reprennent le thème du météore...
La Nuit des morts vivants 3D
Les remakes sont une manne providentielle pour les producteurs. Le scénario est déjà écrit et le succès de l'oeuvre originale les rassure quant à un potentiel investissement. Pourtant, il est un cas un peu particulier : La nuit des morts-vivants . Je ne vous ferai pas l'affront de présenter l'½uvre culte de Romero, ni même de décrire son influence pour le cinéma de genre. Mais...
Amityville 1993 : Votre heure a sonné
La production effrénée de suites exige un retour sur investissement immédiat. Peu importe leur pertinence ou leur qualité intrinsèque, pourvu que l’ivresse de la planche à billets fonctionne. Comme de nombreuses sagas cinématographiques, Amityville s’est fourvoyé dans les DTV opportunistes et ne semble guère en mesure d’inverser la tendance. Le concept est essoufflé, mais cela n...
Sortie France:
20 Décembre 1980
Durée:
2 x 96 min et 81 x 45 min
7.44444
Moyenne : 7.4 (9 votes)

The Incredible Hulk Opening Theme

Message Important

FB

Depuis quelques mois, nous sommes dans l'incapacité de partager notre contenu comme nous le souhaitons sur la page Facebook d'Horreur.net. En effet, Facebook considère notre site comme "contraire" à leurs Standards de la communauté.
Malgré nos demandes répétées, restées sans réponses, Monsieur Facebook ne nous a pas précisé la raison de ce blocage.

Comme nous aider ?
Si vous avez un compte Facebook, il vous suffit de vous rendre sur cette page : https://developers.facebook.com/tools/debug/?q=horreur.net

Puis de cliquer sur "Veuillez nous en informer".
Nous vous proposons de copier ce message :

"Bonjour, depuis quelques temps, il m'est impossible de partager le contenu de ce site. Pourriez-vous en rétablir l'accès?"

Nous sommes convaincus que, plus vous serez nombreux à informer Facebook et plus nous aurons de chance d'avoir enfin une réponse ! Merci à tous pour votre aide !
L'équipe d'Horreur.net

Critiques de films

10 films indispensables pour Halloween