Voir la fiche complète du film : Riddick (David Twohy - 2013)

Riddick

Un bon film, un poil trop long, mais avec un Riddick en grande forme et des séquences d'action bien foutues...
Publié le 25 Mars 2014 par GeoffreyVoir la fiche de Riddick
8
Extra-Terrestre

Pitch Black était un bon petit film de SF porté par une histoire sympathique, une réalisation à l'avenant et un personnage ultra-charismatique incarné par Vin Diesel : le célèbre Riddick, criminel nyctalope de son état. Ce dernier était tellement réussi qu'un film exclusivement centré sur ses déboires avait ensuite vu le jour.
Malheureusement, les Chroniques de Riddick était moins enthousiasmant que son aîné malgré des trouvailles visuelles impressionnantes et la composition sans faille de Vin Diesel. Résultat, le box-office n'a pas suivi (les recettes mondiales du film ont culminé à 115 millions alors que le budget avoisinait les 105 millions), ce qui explique qu'il ait fallu attendre près dix ans pour voir revenir notre costaud préféré sur les écrans, toujours sous la houlette de David Twohy.


Classe et charisme. Tout simplement.

Laissé pour mort sur une planète hostile, Riddick va devoir faire face à des créatures de toutes sortes et à une bande de mercenaires venus pour récupérer la prime sur sa tête...


Pitch Black 2 ?

Premier constat, Riddick n'a rien perdu de son charisme. Humour noir, muscles et caractère impitoyable continuent d'en faire un personnage haut en couleurs que l'on prend un grand plaisir à retrouver. Il faut dire que le film de David Twohy ne ménage pas ses efforts pour le mettre en valeur et nous le présenter comme un dur à cuire. La première demi-heure lui est ainsi entièrement consacrée, le dévoilant tour à tour aux prises avec des bestioles étranges, puis se soignant avec les moyens du bord (grinçage de dents garanti) et essayant de survivre dans le désert. Classique, mais cela fonctionne à merveille. Cette introduction a également le mérite de définir clairement le personnage pour les spectateurs qui n'auraient pas vu les films précédents : Riddick, faut pas venir lui chier dans les bottes.
C'est malheureusement ce que va tenter de faire une troupe de mercenaires (enfin, eux sont plutôt là pour sa tête. Ses bottes, à priori, ils n'en ont rien à faire.)

Avec l'arrivée de ces mercenaires, le film prend une autre tournure et passe du survival solitaire au film de chasse à l'homme. Avec plus ou moins de bonheur.


Vous ai-je précisé que les décors ont de la gueule ?

Le problème de Riddick, c'est qu'il est trop long. Près de deux heures, c'est trop pour une histoire qui n'en demandait pas tant, d'autant plus que son déroulement s'avère très prévisible.
Heureusement, les séquences bien troussées s'enchaînent sans temps mort, mais il n'y a rien à faire, à mesure que le film avance, l'intérêt s'amenuise. Rien de dramatique, rassurez-vous, mais c'est dommage qu'à vouloir trop en faire, le film de David Twohy finisse par se disperser car il se montre par ailleurs irréprochable. La réalisation est impeccable, tout comme les acteurs et les effets spéciaux (exception faite de quelques incrustations pour le moins étranges).

Vin Diesel est évidemment excellent dans la peau d'un personnage qu'il connait bien et qu'il apprécie, et on aurait presque envie qu'un quatrième film voie le jour rien que pour avoir le plaisir de pouvoir apprécier à nouveau sa performance.
Face à lui, Jordi Mollà et Matt Nable s'en sortent plutôt bien, parvenant à éviter que le bulldozer Riddick ne les écrase et ne phagocyte l'image. C'est une performance en soi, car leurs personnages manquent terriblement de profondeur. Mais bon, dans l'ensemble les mercenaires ne sont là que pour faire se faire dessouder par Vin Diesel, alors on ne pas vraiment le leur reprocher.


Je te vois...

En bref, Riddick est un bon film qui pêche parfois par excès d'enthousiasme, mais devant lequel il est difficile de faire la fine bouche tant les bonnes intentions sont évidentes. Et puis, la somme des talents des acteurs et de l'équipe de réalisation est suffisante pour faire passer un bon moment au spectateur.

Les fans du personnage de Riddick seront ravis, les autres trouveront dans ce film un divertissement burné, parfois longuet, mais toujours généreux.

A propos de l'auteur : Geoffrey
Portrait de Geoffrey

Comme d'autres (notamment Max et Dante_1984), je venais régulièrement sur Horreur.net en tant que lecteur, et après avoir envoyé quelques critiques à Laurent, le webmaster, j'ai pu intégrer le staff début 2006. Depuis, mes fonctions ont peu à peu pris de l'ampleur.

Autres critiques

Hush: En route vers l'Enfer
En Angleterre, on utilise plein de choses pour faire peur comme on a pu le constater dans Eden Lake , mais on a pu aussi voir dans Attack the block où autant les extraterrestres que les petites frappes des banlieues pouvaient se montrer antipathiques. Dans Hush , on va découvrir que les autoroutes britanniques sont elles aussi mal fréquentées. Sous ses airs de thriller simpliste et déjà vu mille...
House II : la Deuxième Histoire
Le premier film tourné par Sean S. Cunningham avait le mérite d'être des plus symathiques, et l'affiche de cette Seconde Histoire avait le mérite d'être réussie et dans l'esprit du premier film. Hélas, le film se révèle très moyen et plusieurs éléments fâcheux en font un spectacle à peine divertissant. Voyons cela plus en détail dans les lignes qui suivent... Premier élément...
Les Portes du temps : un nouveau monde
La série Nick Cutter (ou Primeval ) tire sa révérence en 2011 après cinq saisons à l'intérêt inégal. Il en ressortait une saga distrayante, bien fichue, mais répétitive et aux aboutissants assez décevants dans l'ensemble. Pour rappel, le dénouement n'offrait pas toutes les réponses que l'on attendait et se permettait d'ouvrir une porte (pas temporelle celle-ci !) vers de...
Transformers : La Revanche
Le premier opus de l'improbable adaptation des robots transformables avait laissé un gout amer dans la bouche de bon nombre de spectateurs. Scénario et humour au raz des pâquerettes, visuellement bordélique, montage fait à la hache, tout était réuni pour obtenir un bon gros navet et cela aurait été le cas s'il n'avait pas été bourré jusqu'à la moelle d'effets spéciaux...
L'Effet Papillon 2
Mais pourquoi diable les producteurs ont-ils choisi de faire une suite Direct-to-video à l'excellent Effet Papillon alors que ce dernier avait rencontré un énorme succès, tant public que critique? Une décision d'autant plus incompréhensible que la fin du premier film telle qu'elle apparaissait dans le Director's cut n'ouvrait pas la porte à une suite et que pour obtenir une...