Voir la fiche complète du film : Ripper (John Eyres - 2001)

Ripper – Critique

Ripper
Publié le 1 Janvier 2008 par admin · Voir la fiche de Ripper

Unique survivante d'un massacre ayant eut lieu cinq ans auparavant et qui a vu la mort atroce de ses amis, Molly, semble reprendre le cours d'une vie normale. A un détail près... elle suit des cours de psychologie sur les sérial killers donné par un ancien profiler. Mais, le passé sanglant de Molly refait surface et les étudiants vont bientôt pouvoir passer de la théorie à la pratique, avec une série de meurtres les frappant les uns après les autres. Les premiers indices laissent penser que le meurtrier est lié d'une façon ou d'une autre au père de tout les criminels: Jack l'éventreur.

Il arrive qu'au milieu d'une floppée de slashers des plus routiniers (Urban Legend 2, Mortelle St- Valentin), un film sorte du lot. Avec Ripper-- un inédit vidéo--, le réalisateur John Eyres (un intéressant Octopus), livre un résultat des plus surprenants et des plus efficaces. Mélangeant les thèmes du slasher de base et de l'enquête criminelle, il s'ingénie à brouiller les pistes. Volontairement, il fait démarrer son film avec les événements précédents, remontant au massacre, ou Molly a pû in extrêmis s' enfuir. Un prologue tétanisant ou l'élement de la pluie contribue à donner un aspect opaque et "flou"- un élément fort utile, qui sera repris tout au long de l'histoire-- jusqu' au final.

Les suspects sont légion: un ex- profiler traumatisé par une de ses enquêtes, un flic qui semble en savoir long, une kyrielle d'étudiants...... ainsi que des meurtres, brutaux et originaux Car, se sont les meurtres qui intéressent le metteur en scène, allant jusqu'à faire durer les mises à mort, telle une araignée ayant pris dans sa toile ses victimes. Mais, loin de se contenter d'être un banal clone de Vendredi 13, Ripper offre des images soignées et des idées de mise en scène innatendues (tels ces cadavres de la morgue semblant s'animer pour parler à l'une des prochaines victimes). Par contre, la révélation finale, ne cesse de poser des interrogations, même s'il me semble (au bout de la troisième vision) avoir deviné une grande partie des tenants et des aboutissements d'une intrigue tarabiscotée, mais qui tient la route.

note: le sous-titre américain ,"letters from hell", fait référence aux mots ensanglantés de l'éventreur dans la Londres de la fin du XIX ème siècle.

À propos de l’auteur : admin

Autres critiques

Star Trek

Star Trek

Des années que les fans l’attendaient et il est enfin là, sept ans après Némésis , le dixième film de la saga. Avec à la barre J.J. Abrams , auteur d’un incroyable Mission impossible 3 et créateur des séries que sont LOST, Alias et la toute récente Fringe , Star Trek 11 a finalement débarqué sur nos écrans. Onzième film ? Pas tout à fait car le métrage est intitulé Star Trek , un...
Alien vs. Predator

Alien vs. Predator

Le richissime industriel Bishop Weyland rassemble une poignée de scientifiques afin de préparer une expédition assez particulière. En effet, l'un de ses satelittes à détecter une forte source de chaleur à un endroit bien précis du pôle Nord. Il a également découvert une pyramide enterrée à 700 mètres sous la surface. Il semblerait que cette pyramide ait connu plusieurs civilisations. Lorsqu...
Terrapocalypse

Terrapocalypse

À l’instar d’autres genres, le film catastrophe est parvenu à un tel stade de décrépitude qu’il est difficile de séparer le bon grain de l’ivraie. Si certaines productions sur grand écran prônent une approche spectaculaire et un patriotisme outrancier, les DTV et autres téléfilms fauchés rivalisent de ridicule par des effets spéciaux ignobles et des concepts farfelus. On...
Rêves sanglants

Rêves sanglants

Souvent relégué dans l’ombre des mastodontes du genre, Rêves sanglants (The Sender, 1982) est un film fantastique singulier qui, quarante ans après sa sortie confidentielle, retrouve aujourd’hui une seconde vie grâce à une somptueuse édition Blu-ray/DVD signée Rimini Éditions. Premier long-métrage de Roger Christian, alors auréolé d’un Oscar pour les décors de Star Wars et d...
The Crucifixion

The Crucifixion

Tout comme Alexandre Aja, Xavier Gens s’est détourné des productions françaises pour des raisons évidentes. En matière de cinéma de genre, l’hexagone n’a jamais été aussi frileux à concrétiser des projets d’envergure. Bien que modeste dans ses moyens, The Divide parvenait à tirer parti d’un huis clos âpre et angoissant sur fond d’apocalypse nucléaire. Depuis,...