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Spiders 2: Le Retour des Araignées Géantes – Critique

Spiders 2: Le Retour des Araignées Géantes
Une production Nu Images sans surprise qui réserve quelques effets gores en fin de métrage. Pas très folichon tout ça...
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Spiders 2: Le Retour des Araignées Géantes

Un gang d'individus cagoulés abordent un navire de plaisance et enlèvent tous ses occupants avant d'y mettre le feu. Quelques heures plus tard, un voilier avec à son bord un jeune couple, Jason et Alexandra, découvrent les restes du navire encore à flot. Mais une violente tempête éclate. Ils retournent sur leur voilier mais ils passent tous les deux par-dessus bord tandis que leur voilier coule. Ils sont finalement recueillis par un cargo. Le capitaine du navire, Jim, leur réserve un accueil chaleureux et les conduit au docteur Gabec qui leur administre un antibiotique. Mais bientôt, Jason est persuadé qu'ils se passent de drôles de choses sur le bateau et que le capitaine ainsi que le docteur leur cachent quelque chose...

Le réalisateur Sam Firstenberg est loin d'être un débutant. Pour le marché de la vidéo, il a tourné pas mal d'actioners fauchés et, parmi ses titres de "gloire", on citera notamment American Ninja (1985), Delta Force 3 (1991), Cyborg Cop (1993) ou, plus récemment, The Alternate (2000) avec ce bon viel Eric Roberts. Après un premier Spiders (2000) mis en boîte par Gary Jones (Mosquito, Crocodile 2), Firstenberg s'occupe de la suite, toujours produite par la compagnie Nu Images.

Spiders 2 : avec un titre comme celui-ci, on s'attend forcément à rencontrer de grosses araignées vicieuses, poilues et affamées. Mais le "hic" n'est pas là : des araignées maousses et poilues on en voit. Le "vrai" problème c'est qu'elles se font un peu attendre. C'est bien simple, il faut se taper une heure de dialogues insipides pour que ça se bouscule un peu. Dommage car la petite séquence d'intro du film (juste avant l'abordage du navire "Logan") est une mise en bouche sympathique : un petit bonhomme (Yuri Safchev, un acteur bulgare qui a la tronche de l'emploi) traîne un corps maculé de sang dans un sac plastique transparent. Il s'approche d'une espèce de cage en plastique et l'on entrevoit furtivement ce qui se cache à l'intérieur : une araignée géante... Le spectateur, de prime abord, est donc rassuré : dans Spiders 2, il y a bien des araignées.

Je ne vais pas m'attarder des lustres sur la mise en scène, le jeu des acteurs, les décors et les dialogues pour la simple et bonne raison qu'ils sont d'un niveau exécrable. S'ils ne confinent pas pour autant au ridicule, ils n'en demeurent pas moins "formatés" pour la petite lucarne. Une grosse partie du métrage est donc plombée par ces éléments. A noter que l'héroïne de service, interprétée par Stéphanie Niznik, entretient une certaine ressemblance avec Milla Jovovich. Maigre lot de consolation...

En fait, ce sont bien les 20 dernières minutes du film qui "sauvent" Spiders 2 d'une classification "Z absolu". Lorsque l'héroïne découvre que le docteur Gabec (l'imposant Richard Moll, vu dans Night Train to Terror et planqué derrière le maquillage de Big Ben dans House) est encore un de ces savants fous qui n'hésite pas à aller jusqu'au meurtre pour élaborer un vaccin qui serait bénéfique à toute la population (un personnage très stéréotypé donc), elle déclenche les hostilités et libère, sans le savoir, toutes les araignées du labo. Le spectateur, à ce stade du film, ne peut que laisser échapper un soupir de soulagement : "Ouf ! Enfin ! Les araignées passent à l'attaque !". Et comme le dit le vieil adage : "mieux vaut tard que jamais"...

Nous en arrivons tout naturellement aux effets-spéciaux du film. Et finalement, on remarque que les animatroniques sont bien plus convaincants que les images de synthèses. Là où ça fait plaisir, c'est que le gore est bien présent au détour de quelques scènes qui font directement référence à Alien (les humains sont incubés par la grosse araignée et donc, peu de temps après, les "bébés" sortent par la poitrine des victimes). Dans l'ensemble, les SFX vont de catastrophiques à sympathiques (avec une grande partie dans la première catégorie quand même). N'oublions pas qu'il s'agit d'une production Nu Images destinée au marché de la vidéo et, par conséquent, que le budget a été établit en conséquence avec un cahier des charges serré...

Donc, si vous aimez les films avec des araignées, il serait plus judicieux de vous tourner vers des films comme L'Horrible Invasion, Arachnophobie, ou encore Arac Attack...

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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