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The Belko Experiment

Décrit comme la fusion entre The Office et Battle Royale, The Belko Experiment est un défouloir jouissif s’accompagnant d’un regard critique sur le comportement humain.
Publié le 10 Février 2018 par KinemaVoir la fiche de The Belko Experiment
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Confinés contre leur gré sur leur lieu de travail, les membres du personnel d’une multinationale se voient contraints de participer à un jeu macabre dont la seule règle est simple : ils sont cordialement invités à s’entretuer. Face à la complexité de la situation, certains vont réagir de manière proactive et réinstaurer cette bonne vieille loi de la jungle.

Comme déjà évoqué, le rapprochement avec Battle Royale paraît inévitable. Cette œuvre culte Kinji Fukasaku reste une référence lorsque cette catégorie de bain de sang est abordée alors que finalement, l’histoire de l’humanité en est autant une illustration pertinente. Inutile de polémiquer.

Très visionnaire - en avance sur son temps, dirait même on - dans son scénario, Battle Royale présente surtout le mérite d’avoir dégainé le premier dans le genre. Ses descendants, quant à eux, s’essoufflent à le réinventer, car ils sont sans cesse sous l’épée de Damoclès qu’est la critique assassine criant au plagiat. Et dans ce cas-ci, qu’en est-il ?

De manière plus qu’honorable, si The Belko Experiment n’a pas la prétention de vouloir apporter une énorme pierre à l’édifice du cinéma de genre, il demeure un divertissement à adrénaline de qualité. À peine original, sans être une vulgaire copie de Battle Royale, ce long signé Greg McLean (Wolf Creek, Jungle) s’en tire avec distinction en combinant une perspective « défouloir » sans baisse de rythme et un regard cynique - parfois un peu forci - sur la face cachée de monsieur Tout-le-monde. La dénonciation de la personnalité humaine qui peut soit, conserver son éthique, soit sombrer dans une violence animale face à l’adversité. Et c’est ce dégoût pour la perte complète de morale qui donnera au métrage son côté le plus tranchant et par conséquent aussi, son principal intérêt.

À titre de comparaison, on pense également à Mayhem dont la sortie est très rapprochée et dont le credo scénaristique paraît quasi similaire à la différence que ce dernier laisse de côté la question éthique pour se concentrer sur l’aspect graphique.

Niveau casting, les performances d’acteur sont honnêtes et parmi elles, on mettra celle de John Gallagher Jr. (Pas un Bruit, 10 Cloverfield Lane) en avant et peut-être également celle de Tony Goldwyn (Divergente), glaçant dans le rôle de Barry Norris, un patron décidé à ne pas faire dans le sentiment. À l’écriture du scénario, on retrouve un monsieur à peine connu dans la pop-culture, à savoir James Gunn (Horribilis, Les Gardiens de la Galaxie) dont Michael Rooker (The Walking Dead), l’un de ses fidèles - présent sur quasi chacun des films de Gunn - comparses, figure lui aussi parmi le casting.

On regrette peut-être une approche peu nuancée même si dans le cas contraire, l’impact sur le spectateur en aurait été affaibli. Quoi qu’il en soit, le résultat est globalement bon sans pour autant franchir la porte de l’excellence. Pour les privilégiés, il est aussi une thérapie pour oublier la monotonie du travail en open space. Gardez votre sang-froid face à votre boss et repensez au final de The Belko Experiment. Testé et approuvé.

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