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Virus – Critique

Virus

De bons effets-spéciaux pour une série B sympathique. Rien de transcendant cependant...

Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Virus

John Bruno est un sacré gaillard. Rompu aux diverses techniques d'effets spéciaux de par son travail sur des films comme Poltergeist (1982), Ghostbusters (1984), Fright Night (1985), Abyss (1989), Terminator 2 (1991), Batman Returns (1992), Cliffhanger (1993), True Lies (1994) ou encore Titanic (1997), John Bruno a été à bonne école. Un palmarès impressionnant qui a permis à Bruno de réaliser avec Virus, une étonnante série B.

A bord d'un remorqueur, un équipage lutte contre un typhon qui finit par couler leur préciseuse cargaison. Le bateau parvient à sortir de la tempête en s'engoufrant dans l'oeil du typhon. Arrivé dans des eaux plus calmes, ils détectent la présence d'un autre navire, plus imposant. Ils décident de se rapprocher du navire qui s'avère être un gigantesque navire russe de recherche scientifique. A son bord, ils découvrent que tout l'équipage a disparu. De mystérieux incidents d'ordre électrique surviennent bientôt. Ils trouvent une survivante russe qui va leur apprendre qu'une mystérieuse forme de vie inconnue est à bord du navire et que cette dernière est capable de contrôler aussi l'informatique que les machines et les communications...

Virus est à la base un comic book de Chuck Pfarrer, à qui l'on doit les scénarios de Barb Wire (David Hogan/1996), Le Chacal (Michael Caton-Jones/1997) et Red Planet (Antony Hoffman/2000). Le scénario de Virus est simple, carré et propice à quelques incursions dans la science-fiction et l'horreur.

Le casting est plus que sympathique : Jamie Lee Curtis (la Laurie Strode de la série des Halloween), Donald Sutherland (plus de 100 films à son actif) et l'acteur William Baldwin, cantonné la plupart du temps dans des séries B d'action ou des thrillers (Sliver/1993, Fair Game/1995). Tout ce beau petit monde se retrouve donc confronté à un enemi redoutable qui est capable de prendre différentes formes mécaniques.

On en vient tout naturellement aux effets spéciaux du film. Le cast au niveau du département des SFX est assez impressionnant et à la vision du film, on sent qu'il y a eu du boulot pour tout le monde. Avec un budget relativement confortable de 75 millions de dollars, le film de John Bruno s'offre pas mal de scènes d'action qui débouchent souvent sur quelques passages assez gores vraiment sympathiques. Le fameux extra-terrestre est une sorte d'intelligence invisible qui s'empare des machines et des hommes pour réaliser des créatures composées de chair humaine et de circuits électriques. Ce qui donne lieu à des effets spéciaux animatroniques et de maquillage vraiment convaincants.

La réalisation est efficace dans le sens où elle ne nous cache rien et nous fait souvent cadeau de jolis plans sur le monstre mécanique final. Ce dernier est d'ailleurs très bien fait et va donner du fil à retordre à notre chère Jamie Lee Curtis. Le montage est nerveux et je n'ai pas remarqué de vrais temps morts au cours du film. On rentre dans le vif du sujet assez vite et c'est tant mieux.

A noter que l'on retrouve à la production Gale Anne Hurd. Ce nom ne vous dit rien ? Et si je vous dis : Terminator, Aliens, Abyss ? Le lien entre ces films ? James Cameron, qui a été l'époux de Gale Anne Hurd. On retrouve également cette dernière sur des films comme The Relic, Le Pic de Dante, Tremors, Armageddon, Hulk ou encore Terminator 3 et prochainement, The Punisher.

Pour en revenir au film, Virus constitue un spectacle fort réjouissant dans la mesure où le rythme est soutenu et les scènes d'action nombreuses, même si elles ne sont pas franchement originales. Une série B honnête qui ne tente pas vainement de reproduire ce qui a déjà été fait et qui préfère rasasier son spectateur à grands renforts d'effets spéciaux.

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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