Voir la fiche complète du film : X-Men (Bryan Singer - 2000)

X-Men

Une adaptation qui s'écarte un peu de l'univers des X-Men. Reste un divertissement de haute tenue.
Publié le 1 Janvier 2008 par JulienVoir la fiche de X-Men
8
Mutant
Quel est le point commun entre Superman, Batman, Spider-Man et Spawn ? Le comics, bien sûr. Autrement dit, une aubaine pour les producteurs et les réalisateurs hollywoodiens. Si beaucoup de super-héros manquent encore à l’appel au rayon des adaptations cinéma (Iron Man, Ghost Rider, Les 4 Fantastiques devraient voir le jour sous peu), ceux qui ont – pour le moment – retenu l’attention des producteurs ont – pour la plupart – cartonné au box-office. Quoi de plus normal donc de voir débarquer les célèbres X-Men sur grand écran…

Créés par Stan Lee, à la tête du groupe d’édition Marvel Comics, les X-Men débarquent en septembre 1963. Contrairement à des personnages comme Batman ou Spider-Man, les X-Men sont des mutants nés avec des pouvoirs bien spécifiques. En 1995, le réalisateur James Cameron s’intéresse alors au projet d’adaptation des exploits des X-Men mais lâche vite le morceau. Plusieurs scénaristes essaieront de pondre un script potable : Ed Solomon (Men In Black), John Logan (Gladiator), Christopher Mc Quarrie (Usual Suspects)… En vain. C’est finalement Tom De Santo, qui prétend être un fan absolu du comics, qui est retenu. Ce dernier souhaite alors confier la réalisation à son ami, Bryan Singer (Usual Suspects, Un Elève Doué). Et même si celui-ci est « inculte » en matière de comics, il sera l’homme de la situation pour les producteurs…

Si l’on est un « vrai » fan du comics, le film est relativement décevant. En effet, exit les costumes flashy et les combats homériques entre mutants. Tous sont vêtus d’une combinaison de cuir noir (pour les mutants du professeur Charles Xavier) et ne s’affrontent finalement que très peu. Mais le problème majeur du film réside dans le traitement des personnages. Et là, comme on dit, « il y a à boire et à manger ». Il est évident que certains ont bénéficié d’un traitement de faveur (Wolverine et Malicia, Le Professeur X et Magento) et d’autres ont été relégués au second plan (Cyclope, Jean Grey, Tornade, Le Crapaud, Dents de Sabre, Mystique). On distingue alors deux « types » de spectateur : celui qui s’en balance pas mal des origines de tel ou tel personnage et celui qui aime connaître leur genèse. Etant donné que je me situe dans la seconde catégorie, X-Men a été pour moi un spectacle un peu frustrant. A l’instar du Spider-Man de Sam Raimi, on aurait aimé en savoir un peu plus sur les origines des mutants (les bons comme les méchants). Mais il faut également prendre en compte le fait que Singer n’a pas un mais dix personnages à présenter. Il était donc impossible de tout faire tenir dans un film de moins de deux heures. C’est dommage car au vu du traitement (intéressant) de personnages comme Wolverine (fascinant Hugh Jackman, que l’on retrouvera dans Van Helsing) ou Malicia (Anna Paquin, parfaite), on se dit que Singer aurait pu en faire autant avec le reste des mutants…

Heureusement, le film est visuellement assez réussi. Les décors impressionnent (voir l’antre de Magneto) et les effets spéciaux sont de très bonne facture, de même que la réalisation, le montage et la musique. L’intrigue et les dialogues sont intéressants et font du film un spectacle plaisant. A ce titre, la séquence d’ouverture (l’enfance de Magneto) est vraiment soignée et offre une entrée en matière originale. Et même si Singer s’intéresse plus à la dimension politique des X-Men qu’aux scènes d’action, on ne peut que saluer sa démarche honnête de vouloir faire un film « tous publics » ayant un minimum de fond.

Au final, X-Men apparaît comme un adaptation plutôt réussie mais qui manque un peu de pèche dans les scènes d’action. Fort du succès du film, les producteurs ont mis en chantier un second volet : X-Men 2, avec toujours Bryan Singer aux commandes…

Autres critiques

Rampage : Sniper en Liberté
« Bowling for Uwe Boll » A sa manière, Uwe Boll est un grand réalisateur. Car il a toujours réussi à faire des films incroyables... de médiocrité. Malgré la poisse (en est-ce vraiment ?), il est toujours arrivé à imposer sa marque : une violence et un je m’en foutisme qu’on a toujours su sans concessions, mais toujours avec une certaine retenue, comme si quelque chose l...
La Nuit des morts vivants 3D
Les remakes sont une manne providentielle pour les producteurs. Le scénario est déjà écrit et le succès de l'oeuvre originale les rassure quant à un potentiel investissement. Pourtant, il est un cas un peu particulier : La nuit des morts-vivants . Je ne vous ferai pas l'affront de présenter l'½uvre culte de Romero, ni même de décrire son influence pour le cinéma de genre. Mais...
Zombillenium
Occupés par une majorité de productions américaines, les films d’animation qui sortent sur grand écran aiment de temps à autre rendre un hommage au cinéma de genre. Ainsi, on concilie deux publics où les histoires sont parsemées de références en pagaille. Monstres contre Aliens, Monster House, L’étrange pouvoir de Norman ou encore Hôtel Transylvanie ... Autant d’exemples...
Grace
Madeline et Michael coulent des jours heureux jusqu’au jour où un tragique accident bouleverse leur quotidien. Michael ne survit pas et Madeline est contrainte d’accoucher d’un bébé mort-né. Seulement, l’enfant reprend vie inexplicablement. Dès lors, la jeune Grace démontre un appétit insatiable pour le sang humain. La thématique de l’enfance dans le cinéma de genre...
Sinister
Auteur d'un best-seller il y a dix ans de cela, Ellison Oswalt est depuis en quête d'un nouveau succès marquant. Endetté, il emménage avec sa femme et ses deux enfants dans une maison dans laquelle d'odieux meurtres ont été commis. A mesure qu'il commence ses investigations pour son nouveau roman à sensation, Ellison découvre dans le grenier de la demeure un vieux Super 8 et des...