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Memorial Valley Massacre – Critique

Memorial Valley Massacre - Valley of Death
Petit slasher fin 80’s qui mérite à peine le détour hormis pour les inconditionnels du genre qui devraient quand même avoir du mal à y trouver leur compte...
Publié le 5 Juillet 2014 par Julien · Voir la fiche de Memorial Valley Massacre - Valley of Death

L'intrigue de ce Memorial Valley Massacre tient sur un timbre-poste, comme bon nombre des films d'un genre qui a connu son heure de gloire dans les années 80 et qui a retrouvé quelques lettres de noblesse avec le Scream de Wes Craven avant de les reperdre assez vite hélas. De temps en temps, un bon slasher émerge du lot de direct-to-video mais ils ne sont pas légions.

On retrouve donc un certain David qui débarque pile poil au moment de l'ouverture d'un camp de vacances construit par son paternel. Sans boulot, David est vite confié par son père aux bons soins du responsable du site qui ne voit évidemment pas d'un bon oeil l'arrivé de ce jeune blanc bec. Les campeurs arrivent et s'installent mais la situation va vite se corser lorsque l'un des vacanciers est retrouvé mort et en sale état sur le camp...

Réalisateur au préalable d’un Chasse Sanglante (1986) et d’un nanardesque Zadar ! Cow from hell (littéralement, la vache de l’enfer !), Robert C. Hughes n’aura pas fait une longue carrière dans le cinéma après Memorial Valley Massacre (il sombrera même avec un téléfilm érotique, Lusty Liaisons 2, qui doit traîner sur youtube sous son titre tchèque). Après vision de ce slasher bas de gamme, on est guère surpris voire même plutôt soulagé qu’on ait pas refilé encore du blé à cet individu pour tourner un Memorial Valley Massacre 2 : Return of the angry cro-magnon !

Lorsque Memorial Valley Massacre sort sur grand écran, nous sommes quand même déjà en 1989 et la vague des slashers lancée par La Nuit des Masques de Carpenter et le Vendredi 13 de Cunningham souffle presque ses dix bougies. On était donc en droit d’attendre quelque chose d’un peu plus neuf et non un enième ersatz d’un des films précités. Las, on a l’impression au bout de quelques minutes de film seulement qu’on va véritablement se goinfrer un sous-Vendredi 13 mou de chez mou. Et cette impression ne va pas durer qu’un quart d’heure mais bien les 90 minutes du film complet !

Le problème majeur du film ne vient pas forcément du fait que l’on soit en face d’un schéma mille fois vu avec un groupe d’individus qui se font tuer les uns après les autres dans un lieu unique (ici un camp paumé dans les montagnes) par un désaxé. On a pu voir plusieurs réalisateurs faire des merveilles sur des scénarios pas forcément originaux (Jeepers Creepers, Détour Mortel). Comme dans toute chose, il y a ce que l’on appelle le « fond » et la « forme ». Dans le cas de Memorial Valley Massacre, Robert Hugues se plante sur les deux : la mise en scène est approximative, la photographie peu flatteuse, la musique complètement "autre" par moment, le rythme inégal...

Et pourtant, malgré un démarrage un peu lent, le film de Hugues trouve finalement son rythme de croisière après une séquence aussi foutraque que marrante dans laquelle un ado obèse qui fait du quad est poursuivi un bon moment par le tueur (qui, au passage, nous a été révélé cash par le réalisateur au bout d'un petit quart d'heure de film! no whodunit here !) qui fini par le rattraper et le tuer.

Après le premier meurtre donc, Hugues enclenche la seconde et va amener au spectateur avide de slasher ce qu'il attend : des meurtres réguliers avec ce qu'il faut d'hémoglobine. Ne vous attendez pour autant pas à des hectolitres ni à du gore bien craspec mais bon, dans l'ensemble les meurtres sont sympas (ça fait bizarre d'écrire ça quand même!) et cela reste distrayant. Dommage que cela soit le seul motif qui peut inciter à poursuivre la vision du film : voir qui va mourir et comment...

Reste son casting : John Kerry, vu dans pas mal de séries TV (Chips, L’homme qui tombe à pic, Mike Hammer) et films mais pas vraiment dans le genre qui nous occupe ici. Les amateurs reconnaîtront aussi peut-être la tronche de ce bon vieux William Smith. Mais si, vous l’avez vu dans des titres comme La loi du Talion, Grave of the vampire, le Piranha de William Gibson (pas celui de Dante donc), New York ne répond plus aux côtés de Yul Brunner et Max Von Sydow, Ca va cogner (avec Clint Eastwood et son orang-outan Clyde), il est aussi le père de Conan dans le film de John Milius ou encore Maniac Cop, Uncle Sam, Jumper…. bref un habitué de nos colonnes !

Vous l'aurez compris, Memorial Valley Massacre est un petit slasher de seconde zone assez dispensable mais qui comporte pas mal de clichés qui pourront peut-être faire sourire les habitués du genre.
Julien
À propos de l’auteur : Julien

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