Voir la fiche complète du film : Lake Placid (Steve Miner - 1999)

Lake Placid – Critique

Lake Placid
Quelques bons moments noyés dans un film qui hésite un peu entre terreur et comédie...
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Lake Placid

La mort inexpliquée d'un agent de la protection des eaux et forêts, survenue alors qu'il plongeait dans un lac, plonge une petite ville du Maine, Black Lake, dans la perplexité et la peur. Après avoir découvert la dent d'un animal préhistorique sur le corps du plongeur; une équipe d'enquêteurs est dépêchée sur place pour élucider la mort du plongeur. Le garde forestier Jack Wells, la paléontologue New Yorkaise Kelly et le sheriff Hank Keough vont se retrouver confronter à un crocodile vieux de plus de 150 ans. Ils sont bientôt rejoint par l'excentrique milliardaire et spécialiste en mythologie, Hector Cyr. Ensemble, ils vont tenter d'arrêter l'animal féroce qui se tapit au fond du lac...

Steve Miner, après avoir redonné un second souffle au tueur Michael Myers dans un Halloween : H20 très sympathique, se lance dans le film de monstre dans la grande tradition des Dents de La Mer. Si Lake Placid ne rivalise pas une seule seconde face au chef-d'oeuvre de Spielberg, il s'en sort pourtant plutôt bien avec quelques séquences bien gratinées. A ce titre, la séquence d'ouverture du film est remarquable. Et même si Miner n'hésite pas à calquer sa réalisation sur celle du film de Spielberg (un plongeur sous l'eau, en plan rapproché puis en plan éloigné, avec des mouvements de caméra donnant l'impression qu'une menace pèse sur lui), l'objectif est atteint : le croco attrape le plongeur, lui fait refaire surface et le ramène jusqu'au bateau à bord duquel il est remonté (en tout cas, la partie au-dessus de la ceinture!). Une scène sympa, même si on a une forte impression de déjà-vu...

Et si le film est bourré de clichés (scénario et situations finalement très classiques et personnages caricaturaux à souhait), on ne s'ennuie pas une seule seconde. Lake Placid n'est pas à proprement parler un film d'horreur. Aucun véritable passage de "trouille", aucun suspense vraiment haletant. Le réalisateur préfère se concentrer sur ses personnages et c'est l'occasion pour lui de dévoiler un autre atout du film : un humour sarcastique et corrosif. La palme revenant sans hésiter au personnage d'Hector Cyr (campé par l'excellent Oliver Platt) qui passe le plus clair de son temps à s'embrouiller avec tout le monde. C'est bien simple, le spectateur s'attend à tout moment à le voir se faire dévorer par la créature. Mais le personnage reste sympathique. On passera sur le cas de Bill Pullman (Jack Wells), qui semble peu concerné par les évènements qui se déroulent sous ses yeux, et sur celui de Bridget Fonda (Kelly Scott) dans le rôle d'une New Yorkaise peu familière avec le terrain. A noter que le traitement des personnages porte la marque du scénariste David E. Kelley (la série Ally Mc Beal, on comprend ainsi pourquoi les personnages pratiquent un humour très sarcastique).

Qui dit "monster movie" dit monstre. Et si le crocodile est assez bien fait (merci le Stan Winston Studio), ses apparitions sont malheureusement un peu rares. Mais lorsqu'il passe à l'attaque, le résultat est cependant intéressant (voir son combat furtif engagé avec un ours). Même s'il ne fait pas si peur que ça, le crocodile de Lake Placid reste assez impressionnant. On pourra malgré tout regretter que le final ne soit pas plus captivant, et surtout, plus "barbare".

Au final, Lake Placid est un film de série B tout ce qu'il y a de plus honnête qui souffre malheureusement de sa parenté avec le film culte de Spielberg qui au moins, avait le mérite de nous présenter des personnages et une histoire réellement intéressante. Un film divertissement mais sans plus...

Signalons enfin que Lake Placid n'est pas le premier film à mettre en vedette un gros reptile : Alligators (1976, Sergio Martino), Alligator (1980, Lewis Teague), Killer Crocodile (1989, Fabrizio De Angelis), Alligator 2 : The Mutation (1991, Jon Hess), Bloodsurf (2000, James D.R. Hickox)...

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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