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Highlander 2 : Le Retour – Critique

Highlander 2: Le Retour
Une suite qui n'a absolument rien à voir avec le film original et qui, malgré ses "ambitions", se plante totalement...
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Highlander 2: Le Retour

En l'an 2024, la couche d'ozone a disparue. Les habitants de la Terre doivent vivre sous un immense bouclier, dans des conditions de chaleur et d'humidité accablantes. Construit par la Shield Corporation, le trust le plus puissant de la planète, le gigantesque écran protège les humains des rayons mortels du soleil. Il a été conçu par Connor McLeod, un être immortel devenu mortel après avoir décapité, des années plus tôt, le dernier de son "espèce", et son ami Allan Neyman. Aujourd'hui âgé de 75 ans, Connor McLeod s'est installé seul dans une loge d'opéra, se laissant bercer par la musique, lorsque la voix de Juan Ramirez, son mentor décédé, vient troubler son esprit et sa quiétude et éveiller en lui des souvenirs depuis longtemps oubliés. Il ignore encore que Katana, le dictateur de la planète Zeist, est sur le point de rejoindre la Terre pour l'éliminer...

A la vision de ce Highlander 2 : Le Retour, le spectateur ne peut qu'être en proie à un sentiment de stupéfaction et d'indignation sans précédent. Si le premier film était un spectacle fort réjouissant qui mêlait action avec un zeste d'heroic fantasy et de romance avec brio tout en nous plongeant dans l'univers intéressant et le destin d'une poignée d'immortels sur la Terre (plus particulièrement celui de Connor McLeaod et de son ami Ramirez), ce second film fait table rase de tout ce que nous croyions savoir sur ces derniers. On apprend donc que Connor McLeod (Christophe Lambert, égal à lui-même) et son mentor Ramirez (Sean Connery, plutôt moyen) sont en réalité des extra-terrestres (!) exilés de la planète Zeist pour cause de rebellion (on en sait pas davantage à ce sujet) et ce, au grand dam du général Katana (Michael Ironside, génial dans le Scanners de Cronenberg et tout simplement ridicule dans le film de Mulcahy). Ils sont donc bannis sur la Terre et deviennent immortels par la même occasion (!). Mais les absurdités et incohérences de ce genre sont légion dans le film. On retiendra surtout la "résurrection" de Ramirez déclenchée par Connor McLeod alors qu'il vient de décapiter un extra-terrestre au look rasta, et aussi la scène où Ramirez stoppe net un ventilo géant qui s'apprête à écraser Connor, sa copine de service Louise Marcus (ravissante mais transparente Virginia Madsen), et lui-même, en invoquant la "force vive" (mais qu'est-ce que la force vive? ne cherchez pas la réponse dans le film en tout cas!).

Bref, vous l'aurez compris, Highlander 2 : Le Retour est un sacré navet. Tous les ingrédients sont présents : scénario absurde et intrigue désuette, décors futuristes minables, scènes d'action invraisemblables (il faut voir notre Totophe se battre avec un extra-terrestre sur une espèce de plaque volante, comme ce bon vieux Marty Mc Fly dans Retour vers le Futur II), duels à l'épée mollassons (le combat final entre McLeod et Katana est affligeant), effets spéciaux mal fichus, réalisation peu inventive et final incompréhensible (si quelqu'un l'a compris, qu'il n'hésite pas à laisser un commentaire!).

A noter que la musique du film est signée par Stewart Copland (l'excellent batteur du défunt groupe de Sting, The Police). Malheureusement et malgré tout le talent du bonhomme, elle demeure tout simplement insignifiante (voire inaudible par moment) et ne réhausse pas le niveau de l'ensemble.

Christophe Lambert a rempilé pour un Highlander 3, dans lequel il affronte Mario Van Peebles (Le Guerrier d'Acier), ainsi qu'un Highlander 4 : Endgame, dans lequel il croise son cousin de la série télé éponyme, Duncan McLeod (Adrian Paul). Au final, et comme dans de nombreuses séries de film (Halloween, Vendredi 13, etc.), le premier film reste le meilleur.

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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