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Gremlins 2 : La Nouvelle Génération – Critique

Gremlins 2 : La Nouvelle Génération
Une suite beaucoup moins sombre et plus orienté "cartoon" que l'original. A voir.
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Gremlins 2 : La Nouvelle Génération

Avec le premier Gremlins, Joe Dante et Steven Spielberg avait réussit à nous offir un formidable conte de Noël fantastique qui, sous ses faux airs de film "pour enfants", avait séduit petits et grands. Car, loin de proposer de petites créatures simplement méchantes et caricaturales, Joe Dante avait transformé les inoffensifs Mogwaïs en facétieux Gremlins, capables des pires fourberies les plus cruelles (le coup de la mémé qui effectue un superbe vol plané reste encore gravé dans toutes les mémoires). Le tout était magnifié par une réalisation impeccable, une photographie soignée et le score de Jerry Goldsmith. Alors qu'en est-il de ce second film, pompeusement intitulé Gremlins 2 : La Nouvelle Génération ?

Billy Peltzer a quitté sa ville natale, Kingston Falls, et travaille à présent à New York pour le compte d'un grand mogul : Daniel Clamp, dans l'un des plus grands et l'un des plus sophistiqués building de toute la ville. Gizmo, son fidèle mogwaï vit toujours avec le vieux vendeur chinois dans le quartier de Chinatown. Mais ce dernier est menacé par des prometteurs véreux. Lorsque le vieux vendeur chinois meurt, Gizmo se retrouve seul dans les rues de la ville. Il va bientôt être récupéré par un scientifique travaillant dans le même building que Billy. Celui-ci finira par retrouver son petit compagnon grâce à la mélodie qu'il fredonne souvent. Mais, comme "avec mogwaï, arrive beaucoup de responsabilités", les ennuis ne vont pas tarder à faire surface avec une nouvelle tripotée de mogwaïs peu recommandables qui vont semer la zizanie dans le building high-tech...

Le scénario n'est pas très frais et l'on se retrouve finalement avec le même pitch de départ du premier film. Malheureusement, le charme n'opère plus et le décor du building est plutôt froid, malgré les nombreuses couleurs un peu criardes à l'écran (notamment lors des scènes dans le labo avec le savant fou interprété par ce bon vieux Christopher Lee) et les éclairages. Le film fait la part belles aux petites créatures qui n'ont d'ailleurs plus rien à voir avec ceux de la "précédente génération". On a droit à un gremlin d'un beau vert flashy complètement déglingué, qui passe son temps à faire le crétin sur les plateaux des studios (la scène de la cuisine), qui se prend pour un dentiste (la scène où il se retrouve face à Dick Miller, comédien fétiche de Joe Dante)... Malgré de nombreux effets spéciaux et un rythme soutenu, le film pèche par son manque d'atmosphère (même si le tout possède une certaine touche "cartoonesque"). Le premier film est beaucoup plus sombre et cruel tandis que cette suite joue à fond la carte de l'auto-dérision et de l'humour made in Tex Avery. C'est d'ailleurs ce qui fait la principale force et faiblesse du film. On pourra cependant se réjouir des prestations hautes en couleurs de Christopher Lee et de Robert Prosky, ainsi que des quelques trouvailles visuelles et des parodies sympathiques (Gizmo se prennant pour Rambo face à un Gremlin-araignée).

Malheureusement, le film sera boudé par le public. Joe Dante se serait-il trop "lâché" contre le système ? Malgré tout, Gremlins 2 reste une suite plutôt sympathique et bien déjantée, même si, encore une fois, l'original reste une référence incontournable.

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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