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Leprechaun : Destination Cosmos – Critique

Leprechaun : Destination Cosmos

Le leprechaun se retrouve dans l'espace pour une aventure complètement déjantée mais aussi fauchée. Du bon nanar bien fun.

Publié le 1 Janvier 2008 par Geoffrey · Voir la fiche de Leprechaun : Destination Cosmos

Sur la planète Dominia, au XXIe siècle, un immonde lutin kidnappe la princesse Zarina dans l'espoir de monter sur le trône. Mais une troupe de soldats de l'espace compromet le projet du sinistre personnage, avec à leur tête, Patte de velours, un scientifique fou, mi-homme mi-machine depuis l'une de ses expériences. Momentanément neutralisé, le criminel s'introduit dans la peau d'un des combattants et s'éveille à bord du vaisseau de la patrouille. Alors que le docteur tente de retrouver son intégrité humaine en se livrant à une expérience sur la princesse, le lutin le transforme en une créature grotesque. S'ensuit un combat avec la troupe restante...


Notre lutin et cette poufiasse de princesse...

Voici donc un nouveau retour de notre lutin maléfique préféré. Bon soyons clair dès le départ, la franchise est toujours aussi fauchée et les effets spéciaux sont dignes des débuts de l'image de synthèse. Mais une fois celà accepté, force est de reconnaître que ce Leprechaun: destination cosmos est particulièrement jouissif. C'est sans conteste le plus fun de la série au niveau de la rigolade. Déjà que le point de départ est complètement tordu... (Le leprechaun qui se trouve sur une planète à des milliers d'année-lumières ???!!! )

De plus, tout au long du film les scénaristes ont disséminé des clins d'oeil et références aux classiques de la SF (aah le sabre-laser...) et les apparitions du lutin sont souvent excellentes. Il avait pris l'habitude de nous gratifier de quelques punchlines façon Freddy et ne déroge pas à la règle dans cet épisode spatial. Ses phrases comiques sont pour la plupart très mauvaises mais font justement rire en raison de leur nullité abyssale.


Lucas se serait bien passé d'un tel hommage...

Coté c'est réalisation c'est pas trop la joie non plus. On sent quasiment à chaque plan que le réalisateur veut en montrer le moins possible pour ne pas exploser son budget (ou pour cacher les décors en carton-pâte). Mais on ne regarde pas un nanar comme celui-ci pour assister à une leçon magistrale de réalisation et admirer des décors qui explosent la rétine. On est venu voir des gens se faire tuer dans la joie et dans la bonne humeur ainsi que des scènes tellement allumées qu'on se demande ce qu'ont bien pu fumer les scénaristes. Il faut malheureusement reconnaître que les morts ne sont pas très nombreuses et la plupart du temps on n'en voit pas grand chose. Mauvais point pour celà donc.

Par contre quelques scènes complètement déjantées viennent relever le niveau de l'ensemble et font que l'on reste accroché à son écran. 2 exemples: La scène de la réapparition du Leprechaun à travers le sexe d'un des soldats et la séquence d'anthologie dans laquelle le commandant se travesti en femme dans la boite de nuit. Devant de tels monuments de kitscherie on peut légitimement douter de la bonne santé mentale des scénaristes. C'est complètement barré et celà fait du bien par où ça passe.


Du latex, des trucs gluants et hop, un monstre dégueu!

Donc que peut-on retenir de ce sympathique nanar? Tout d'abord un second (voire un troisième) degré permanent et quelques scènes franchement drôles. Heureusement que les effets spéciaux miteux sont à peine dignes de la playstation 1, celà ne fait qu'augmenter la nanardise de l'ensemble et l'amusement qu'on en retire. A regarder de préférence entre potes avec quelques bières sous la main. Just for fun quoi, parce que pour voir du bon cinéma vous vous êtes trompés de film!


La classe. Tout simplement la classe.

Geoffrey
À propos de l’auteur : Geoffrey

Comme d'autres (notamment Max et Dante_1984), je venais régulièrement sur Horreur.net en tant que lecteur, et après avoir envoyé quelques critiques à Laurent, le webmaster, j'ai pu intégrer le staff début 2006. Depuis, mes fonctions ont peu à peu pris de l'ampleur.

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