Voir la fiche complète du film : Puppet Master 2 (David Allen - 1991)

Puppet Master 2 – Critique

Puppet Master 2

Le gouvernement américain charge une équipe spécialisée dans les phénomènes paranormaux d'élucider les nombreux crimes ayant eu lieu à l'hôtel de Bodega Bay. Disposant d'une maîtrise inattendue et d'un certain cachet, ce second Puppet Master reste sans doute le meilleur métrage de la saga.

Publié le 6 Juin 2014 par GORE MANIAC · Voir la fiche de Puppet Master 2

Après avoir récupéré l'hôtel de Bodega Bay, le gouvernement américain charge une équipe spécialisée dans les phénomènes paranormaux de se rendre sur place afin d'élucider les nombreux crimes ayant eu lieu dans cette demeure.

Le succès conséquent du premier volet amena tout naturellement la firme Full Moon à en préparer une suite. Du premier volet, seuls le compositeur Richard Band et David Allen sont encore présents ici. Ce dernier, responsable des effets spéciaux pour Puppet Master, conserve ce poste, auquel s'ajoute celui de metteur en scène.

A première vue, peu de choses semblent évoluer niveau scénario. On retrouve le même hôtel près de la côte, ainsi qu'une nouvelle équipe de médiums (ou presque). Malgré quelques nouvelles technologies pour repérer des événements étranges, les personnages principaux ne font pas particulièrement dans la nouveauté. Le principal changement concerne les poupées. Sur le point de mourir, elles ressuscitent leur créateur, André Toulon, enterré dans le cimetière voisin, afin de survivre. Pour concocter le sérum nécessaire, Toulon aura toutefois besoin de chair fraîche.

Le retour de Toulon, introduit dès le début du métrage, pose celui-ci sur de bons jalons. La présentation des nouveaux enquêteurs est assez bien agencée, et l'amélioration des effets visuels permet de rendre plus réalistes les attaques des poupées tueuses, accompagnées d'un nouvel équipier au profil plutôt incendiaire. Sans y paraître, une fois le premier meurtre orchestré efficacement, David Allen parvient de bout en bout à maîtriser son sujet, offrant du rythme et du suspense à cette série B mieux équilibrée que son aînée.

En matière d'effroi, là où Puppet Master démontrait ses limites, sa suite s'avère plus inventive, offrant quelques meurtres attractifs, à défaut d'être terrifiante. André Toulon, inquiétant bien qu'un peu bavard, nous délivre également quelques éclaircissements sur son nébuleux passé (notamment lorsqu'il acquiert le pouvoir d'animer ses créations). Le thème musical clé de la saga, parfaitement exploité lors du montage, constitue l'un des points forts du film. La scène avec le couple de fermiers, grâce à cette partition musicale old school, retiendra l'oreille des nostalgiques, tout en concordant parfaitement avec l'ambiance du film, toujours située entre la comédie et l'horreur. On appréciera toutefois un peu moins l'histoire d'amour un peu niaise qui ralentit quelque peu le dernier tiers du long-métrage, mais davantage les expériences scientifiques loufoques de Toulon (dont le but est de transférer son âme dans un corps qu'il vient de créer de toutes pièces).

L'épilogue, évoquant davantage le thème du savant fou que des poupées tueuses, verra s'opposer Toulon à ses créatures, avant que ces dernières ne parviennent à s'enfuir pour continuer leur sanglante épopée.

Souvent décriée par les amateurs du genre, l'inépuisable saga des Puppet Master (dix épisodes à ce jour, ainsi qu'un cross-over contre les Demonic Toys) a le mérite d'avoir à merveille exploité l'univers mis en place dans le premier opus. Entre préquels, rétrospectives et séquelles, la franchise a déjà traversé quatre décennies, offrant ses "lettres de noblesse" (et surtout un paquet de dollars) à son créateur. Toutefois, disposant d'une maîtrise inattendue et d'un certain cachet, ce second Puppet Master reste sans doute le meilleur métrage de la saga, en partie grâce à l'excellente mise en scène de David Allen, qui n'a malheureusement pas récidivé l'expérience. A découvrir donc, afin d'avoir une meilleure opinion de la célèbre firme Full Moon.

GORE MANIAC
À propos de l’auteur : GORE MANIAC

J'essaie de partager ma passion pour un cinéma méconnu, mais qui mérite incontestablement qu'on s'y arrête !

Autres critiques

Five Girls

Five Girls

Ron Perlman est vraiment un faire valoir dans beaucoup de ses films. Tournant aussi bien dans de grandes productions comme Le nom de la rose , Hellboy ou encore Drive que dans des films à l'intérêt plus limité comme Désolation , The Devil's Tomb ou encore ce Five Girls . Le film s'axe ici sur un internat de greluches assez bizarre et sur la sorcellerie et les esprits. Le métrage fait...
Bunny the Killer Thing

Bunny the Killer Thing

Au pays du ridicule, les lapins baiseurs sont rois. Une citation bien éloignée d’un trait d’esprit de Jean-Paul Sartre, mais surtout une bonne occasion pour introduire une œuvre dont dire qu’elle est atypique relèverait de l’euphémisme. Bunny the Killer Thing est un pur délire nous montrant que le cinéma n’est limité que par notre imagination et même si c’est...
L'Inspecteur Harry

L'Inspecteur Harry

Au début des années 70, l'inspecteur Harry Callahan tente de mettre un terme aux agissements d'un psychopathe, surnommé Scorpio. Inspiré du célèbre Tueur du Zodiaque , l'histoire de ce premier Dirty Harry est un tournant décisif dans la carrière de Clint Eastwood. En 1971, l'acteur vient de fêter ses quarante ans en réalisant son premier long-métrage, un thriller inventif et...
The Strangers

The Strangers

Comme l’attestent Old Boy , Memories of Murder ou J’ai rencontré le diable , le cinéma coréen est réputé pour ses polars de grande qualité. D’ailleurs, Hong-Jin Na a déjà fourni deux efforts incontournables en la matière avec The Chaser et The Murderer . Après six années d’absence, le réalisateur revient avec ce qui s’annonce comme un thriller du même acabit: The...
2001 Maniacs : Field of Screams

2001 Maniacs : Field of Screams

Tous les ans, les habitants de Pleasant Valley organisent un grand festival où les invités d'honneur font office de barbecue. Mais cette fois-ci, ils sont contraints de s'exiler sur les routes pour continuer le carnage... Remake sympathique et décomplexé, 2001 maniacs nous narrait l'histoire d'un village paumé répondant au doux nom de Pleasant Valley où ses habitants s'...