Voir la fiche complète du film : Les Faucheurs (Dario Piana - 2007)

Les Faucheurs – Critique

Les Faucheurs

Un film au concept de base génial mais mal développé. Au final, Les Faucheurs n'est ni bon, ni franchement mauvais, juste insipide...

Publié le 6 Mars 2010 par Geoffrey · Voir la fiche de Les Faucheurs

Les Faucheurs, c'est l'exemple même du film qui base tout sur son génial postulat de base sans essayer de le développer outre mesure, pour finalement se trainer péniblement jusqu'à la conclusion. En effet, à l'instar d'un film comme L'Effet Papillon 2, le film de Dario Piana commence de fort belle manière mais son intérêt s'amoindrit à mesure que le temps passe et finit par provoquer moults baillements chez le spectateur. Vous avez dit gâchis?


Rassurez-vous, Les Faucheurs n'est pas un énième Torture-Porn...

Après une partie de hockey chaudement disputée, Ian Stone est happé par un train sur le chemin de retour. Cet accident qui aurait dû être fatal s'avère bénin, car aussitôt frappé, Ian se retrouve dans un bureau, cravate au cou, tentant de satisfaire les exigences d'un patron éreintant! Bienvenu dans l'univers de Ian Stone, un jeune homme qui meurt à chaque jour sous les mains de créatures maléfiques, pour ensuite réapparaître dans une nouvelle vie, sans aucun souvenir de l'ancienne...


Un Faucheur en flagrant délit de "Stonicide"...

Paradoxalement, le problème du film c'est qu'il attise l'excitation du spectateur avec un démarrage intrigant et stimulant, quelque part entre Un Jour sans Fin et L'Effet Papillon. On a vraiment envie de savoir ce qui arrive à Ian Stone, lequel est trimballé d'une existence à l'autre sans comprendre ce qui lui arrive. Malheureusement, la suite ne proposera que déceptions sur déceptions. Le développement n'est pas franchement mauvais, mais il reste beaucoup trop superficiel pour être intéressant. Pire, on a même l'impression qu'au lieu de se développer, l'intrigue régresse et s'amenuise pour se réduire au final à un bête combat entre créatures. C'est d'autant plus dommage que l'univers proposé était franchement accrocheur mais ses créateurs donnent l'impression de s'être perdus en court de route ou d'avoir dû réorienter leur scénario (des pressions pour offrir un truc plus "grand public"?). Quoiqu'il en soit, l'histoire générale s'avère au final très décevante.


Certaines séquences sont assez spéciales...

On ne peut même pas reprocher à Dario Piana d'avoir mal fait son boulot car sa réalisation est tout ce qu'il y a de plus correct avec même quelques séquences très bien foutues et des mouvements de caméra inventifs. Les créateurs des effets spéciaux ne sont pas plus en cause car les FX sont de qualité (Le label Stan Winston...) tout comme le look des fameux Faucheurs qui en jette pas mal.

Le héros interprêté par Mike Vogel n'est pas antipathique et parvient même à se rendre attachant au début (quand on ne se fiche pas encore de ce qui lui arrive en fait...), de même que la jolie Christina Cole dans un rôle très sembable à celui d'Amy Smart dans L'Effet Papillon. On regrettera par contre que Jaime Murray qui incarne la meneuse des faucheurs ne soit pas meilleure actrice car son personnage n'est jamais crédible et apparaît plus énervant qu'autre chose.


"Attention Ian, tu prends une mauvaise direction"

Bref, Les Faucheurs est comme un gros soufflé délicieux qui s'effondrerait à peine déposé sur la table ; il promet beaucoup mais ne procure au final que déception et frustration. Quel gâchis alors que Brendan Hood nous avait concocté une des prémisses les plus originales de ces dernières années.

Geoffrey
À propos de l’auteur : Geoffrey

Comme d'autres (notamment Max et Dante_1984), je venais régulièrement sur Horreur.net en tant que lecteur, et après avoir envoyé quelques critiques à Laurent, le webmaster, j'ai pu intégrer le staff début 2006. Depuis, mes fonctions ont peu à peu pris de l'ampleur.

Autres critiques

La Dame en Noir

La Dame en Noir

Après son éprouvant et néanmoins intéressant Eden Lake (dont le final laissait tout de même une vive polémique), James Watkins nous revient avec une histoire de maison hantée et non des moindres. Arthur Kipps est un jeune notaire chargé de s'occuper des papiers d'une cliente décédée. Pour cela, il doit se rendre dans son village natal où les rumeurs inquiétantes sur son compte se propagent...
Amityville : La maison du diable

Amityville : La maison du diable

Aux yeux d’un public non averti, comme des amateurs de phénomènes paranormaux, Amityville est l’un des plus célèbres cas de maisons hantées au monde. Partant d’un fait divers sordide, puis de l’emménagement de la famille Lutz, la « maison du diable » a défrayé la chronique et continue de partager les partisans de l’arnaque et ceux de la hantise avérée. D...
Les Démons du Maïs 4: La Moisson

Les Démons du Maïs 4: La Moisson

La saga des Children of the Corn est un exemple, que dis-je, un cas d'école dans ce qu'on appelle généralement les films d'exploitation "direct-to-video". Si aujourd'hui, ces métrages bon marché garnissent généralement les bacs à soldes des grandes surfaces ou font le bonheur des chaînes câblées telles que SyFy (le remake du premier film de la saga a d'ailleurs été...
Cérémonie Mortelle

Cérémonie Mortelle

"Ho non ! Encore un slasher !", ai-je pensé en découvrant l'affiche de Cérémonie Mortelle . Bien mal m’en a pris de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, car Cérémonie Mortelle, c’est de la bombe ! Certes, un peu petite de par son manque de budget – parfois flagrant – mais qui fait son effet malgré tout. L'histoire s'articule sur...
Silent Hill : Revelation 3D

Silent Hill : Revelation 3D

Quand une franchise marche, on en fait des suites. Mais quand une franchise marche et qu'elle attire des millions de fans à travers le monde, on en fait une suite encore plus rapidement. A l'image des Resident Evil , saga qui s'étire au cinéma pour des résultats plus que mauvais, Silent Hill avait au moins la décence de proposer un premier épisode assez honorable. Le premier film signé Christophe...