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Dracula 2001 – Critique

Dracula 2001
Publié le 1 Janvier 2008 par admin · Voir la fiche de Dracula 2001

Nouvel avatar des aventures sanglantes de Dracula, prince des Carpathes, Dracula 2001, se trompe lourdement en n'employant que des recettes tellement cuites, qu'elles sont devenues immangeables. Ce relookage du mythe des vampires est d'autant plus regretable qu'il porte la marque Dimensions (qui monopolise le marché de l'horreur light à destination d'un public adolescent), le film de Patrick Lussier (son deuxième après Prophecy 3) recycle tout ce qui peut plaire au jeune public: nombreuses allusions à Scream (la journaliste qui se réfugie dans son van, l'appel au téléphone du style: "Devine ou je me cache?"), à la série "Buffy" (l'armement high-tech de Van Helsing, les combats qui s 'avèrent beaucoup trop mous)... Pour sa première réalisation à destination du cinéma (Prophecy 3 n'était destiné qu'au marché vidéo), Lussier semble subir l'ombre de Wes Craven, qui est intervenu sur le film, y compris en choisissant les acteurs (pas toujours à la hauteur de leurs rôles) et ne se risque pas un instant à faire un film dérangeant, se limitant à placer son film au niveau du simple divertissement, ce qui ne serait pas un problème sans la présence de trop nombreux défauts venant précipités le film au niveau des navets.

Le scénario du trop prolifique Joël Soisson (Highlander: Endgame, Mimic 2) manque cruellement d'idées. Il pompe tout ce qui a été fait en la matière. Sa seule idée novatrice est l'origine du comte, ce qui fait à peu près le seul intérêt de cette histoire. Puisque j'y suis, l'autre bon moment est le déclenchement des pièges dans le coffre-fort. Un moment assez sadique. Car, pour le reste, bof.

Côté acteur, seul Christophe Plummer s'en tire honorablement, certainement dû à sa grande expérience. Ses petits camarades sont, quant à eux, lamentables. Pour incarner Dracula, Gerard Butler se révèle être transparent et pas du tout charismatique. Ses apparations font plus rire qu'autre chose.Ce qui tombe bien car l'héroïne interprétée par Justine Waddell est d'une rare fadeur. Il faut reconnaître qu'ils ne sont pas gâtés par les dialogues (Mary disant: "Je suis la fille de mon père"; au cas ou on ne le saurait pas). Je ne parle même pas des goules (fort jolies au demeurant) qui se déhanchent d'une façon vulgaire. Car il y a une marge entre le côté sexy et la vulgarité. Il faut voir les jeunes filles en chaleur se caresser au sein du magasin Virgin lors du passage de Dracula, pour commencer à s'étrangler devant un tel monceau de bêtises. Par dessus le marché, le logo Virgin apparait tellement souvent que l'on finit par penser que Virgin sponsorise le film, ce qui accentue l'aspect commercial. Patrick Lussier filme son Dracula 2001 (2000 pour les nord-américains!) comme un clip, utilisant la méthode accéléré employée par Coppola sur son flamboyant Dracula (1992), mais en beaucoup plus fatiguant.

Mal maîtrisé côté technique (des combats aériens dignes du troisième âge, les vampires ont de beaux dentiers), même pas sanglant (malgré des décapitations), grotesque, Dracula 2001 obtient la palme (la croix ou plutôt la bombe) du plus mauvais film de vampires sortis sur les écrans ces dernières années (en laissant de côté Une nuit en enfer 2). Bref, le film plaira à tous ceux qui seraient passés à côté de Scream, "Buffy contre les Vampires", Dracula de Coppola....Ce qui restreint le public; le film se prenant fort logiquement une dérouillée lors de sa deuxième semaine de sortie. Pour info, Joël Soisson préparerait une suite. Argh!!!

 

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