Voir la fiche complète du film : Evil Dead 2 (Sam Raimi - 1987)

Evil Dead 2 – Critique

Evil Dead 2

Une réussite qui imposa définitivement Sam Raimi au panthéon du cinéma d’horreur. Une mise en scène extraordinaire dans laquelle le cinéaste expérimente énormément ce qu’il avait entreprit avec le premier volet pour une pierre angulaire du cinéma gore. A ranger aux côtés d’un Bad Taste, Braindead ou Ré-animator...

Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Evil Dead 2

Considéré par beaucoup comme le chef-d’oeuvre du film gore humoristique, Evil dead 2 jouit encore aujourd’hui d’une réputation à la hauteur de la folie et de la maestria avec laquelle Sam Raimi a donné une suite à son énorme succès de 1982. Près de cinq ans plus tard, nous retrouvons donc notre ami Ash dans une situation extrêmement similaire. D’avantage remake du premier volet que séquelle, ce second film pousse plus loin tout ce qui faisait le succès du premier mais en tournant d’avantage à la dérision et à la folie les scènes les plus improbables. Contenant un lot de scènes cultes indénombrables, des scènes gores désopillantes et une fin restée dans les annales et qui annonce le troisième volet, cet Evil dead 2 fait très vite figure d’indispensable pour tout fan du genre.

L'histoire

Après son premier Evil Dead et lui succès qu'il obtint, Sam Raimi ne s'est pas cassé la tête à pondre un pitch fracassant. Au contraire, doté d'un budget beaucoup plus confortable, Sam Raimi a décidé de mettre les bouchées doubles. Donc, du coup, on prend les mêmes et on recommence !

Attention à ne pas s'y méprendre, le film s'apparente beaucoup plus à une version "améliorée" du premier film qu'à une suite directe du premier film et ce, malgré son titre.

Notre bon vieux Ash (Bruce Campbell, toujours) décide de passer le week-end avec sa petite amie Linda dans une petite maison, perdue au fin fond d'une forêt. Dans la cave de la maison, Ash découvre un étrange manuscrit. C'est le "livre des morts" qui, si l'on évoque à voix haute les incantations contenues dans le livre, permet de donner vie aux démons qui hantent les forêts. Avec le livre, Ash découvre un magnétophone. Sur la bande, le professeur Raymond Knoby parle du livre des morts et de son pouvoir. Il récite aussi de vive voix incantations maléfiques. Bientôt, les démons ne tardent pas à faire leur apparition et à s'emparer de la petite amie de Ash qui n'a d'autre alternative que de tuer cette dernière...

La fille du professeur Knoby débarque avec quelques amis (mis à part le mécano hirsute et sa bourgeoise) et, découvrant l'ampleur du désastre, décident d'enfermer notre pauvre Ash dans la cave. Petite précision, à la mort de sa femme, le professeur Knoby (après l'avoir démembrée, cela va de soit) a enterré sa femme... dans la cave !

ASH POSSEDE PAR UN DEMON... PAS BEAU LE GARS !

 

Une réalisation toujours au top

Le premier Evil Dead était déjà, techniquement, assez abouti. Sam Raimi offrait une mise en scène des plus inventives et aussi des plus dynamiques, grâce à des effets de caméra déments et à un montage excellent. Avec Evil Dead 2, Sam Raimi frappait encore plus fort. La caméra de Sam Raimi voltige et traverse la maison de part en part à une vitesse vertigineuse. "Comment a-t-il fait ça ?" est la question que je me suis longtemps posé à chaque nouvelle vision du film. Et c'est un peu ça qui donne au film ce caché si particulier (la Sam Raimi's touch en gros). On est pris dans un tourbillon de séquences gores, désopilantes, terrifiantes (Ash devenant peu à peu fou lorsque les objets de la maison prennent vie).

Du côté des effets spéciaux

Sam Raimi s'offre les services de quelques bons artisans en maquillage pour les besoins de son Evil Dead 2 et surenchérie dans le gore qui tâche.

Mark Shostrom a été à bonne école et nous offre des effets spéciaux de maquillage très convaincants (pour l'époque). A son palmarès, signalons les effets spéciaux de Phantasm II et III (1988/1994 - Don A. Coscarelli) et From Beyond (1986 - Stuart Gordon). Rick Catizone a lui aussi participé à quelques séries B d'horreur et notamment à Creepshow 2 (Michael Gornik).

Dans l'ensemble, les effets spéciaux sont très réussis. Une mention particulière à la main démoniaque d'Ash qui court dans tous les sens et qui se joue sans arrêt de notre cher Bruce Campbell. Le sang aussi coule à flot. La scène finale voit un démon déverser des litres et des litres de sang après le passage de la tronçonneuse d'Ash.

Bref, si les effets spéciaux du premier Evil Dead faisaient un peu "carton-pâte", ceux d'Evil Dead 2 sont plus convaincants. Peut-être un tantinet moins gores mais bon, on ne va pas chipoter vu la qualité du film.

Faire rire plutôt que faire peur...

L'un des autres aspects du film qui est assez intéressant est le côté humoristique des situations transcendées par rapport au premier film. Evil Dead 2 est en effet beaucoup axé sur l'humour et les scènes cocasses que son prédécesseur. La fameuse scène où Ash en découd avec sa propre main est superbe à ce niveau-là. Donc, si le côté horrifique a été un peu mis de côté par Raimi, il s'est bien rattrapé du côté de l'humour. Un humour qui est présent dans beaucoup de ses films (Evil Dead 3, Spiderman, Mort ou Vif, entre autres) et pour le plus grand bonheur du spectateur.

Une fin toujours originale

Comme dans le premier Evil Dead, la fin est assez originale et nous change de la traditionnelle fin "le gentil gagne, les méchants perdent". Pour Evil Dead 2, Sam Raimi nous offre une fin plus précise que celle du premier Evil Dead. Ash se retrouve parachuté en plein moyen âge et fini par être adulé par les chevaliers du coin, qui l'acclament, voyant en lui une sorte de messie, venu pour les débarrasser des démons qui les envahissent. Je n'en dirais pas plus, rendez-vous dans la partie consacrée au troisième opus de la série : L'Armée des Ténèbres – Evil Dead 3...

 

 

 

 

Julien
À propos de l’auteur : Julien

Autres critiques

Histeria

Histeria

Attention cette critique peut contenir des spoilers Depuis 1998 et The Ring , les films de fantômes asiatiques ont déferlé comme un tsunami sur nos écrans. C'est ainsi que les filles aux longs cheveux, Gamins blancs (ou bleus c'est selon) et une foule d'esprits nés du folklore local ont fait frissonner des millions de spectateurs. Il faut croire que le public asiatique ne lasse pas de ces...
Brynhildr in the Darkness

Brynhildr in the Darkness

Avec Elfen Lied , chef d’œuvre incontesté, Lynn Okamoto offrait à l’animation japonaise l’une de ses plus sombres et poignantes histoires. Une petite dizaine d’années plus tard, son successeur connaît également une adaptation télévisée. Sans être une suite directe, il est facile d’y déceler la patte graphique et les thèmes exploités par le mangaka. Si Elfen Lied...
Fear Island : L'Ile Meurtrière

Fear Island : L'Ile Meurtrière

**Attention, cette critique dévoile le twist final du film.** Six adolescents, dont les routes vont s'éloigner à l'issue de l'été, se rassemblent une dernière fois, le temps d'un week-end, sur une petite île. Malheureusement, ils se rendent vite compte qu'ils ne sont pas seuls sur l'île. Evoquant le début du récent Fanatique , Fear Island se présente d'emblée comme un...
La Mutante des Mers

La Mutante des Mers

La Mutante des Mers se présente comme le remake d'un film de monstre de 1956 : The She-Creature d' Edward L. Cahn . N'ayant pas vu cet antique témoin d'un cinéma populaire à base de Craignos Monsters en latex, c'est donc vierge de tout apriori que j'ai entamé le visionnage du film de Sebastian Gutierrez . Et puisque j'en suis aux confidences, sachez que j'ai...
Kinatay

Kinatay

**Attention, cette critique contient quelques spoilers.** Pour arrondir ses fins de mois, un futur policier, jeune père et récemment marié, participe à quelques rackets. Un soir, un sergent de police l'engage pour une mission plus risquée. Si l'office de tourisme philippin cherche un film pour attirer de riches étrangers, il est certain qu'il ne se servira pas de ce métrage, qui n'hésite pas à...