Voir la fiche complète du film : Hancock (Peter Berg - 2008)

Hancock – Critique

Hancock
Un film divertissant, mais globalement décevant par rapport à son excellente idée de départ..
Publié le 1 Janvier 2008 par Geoffrey · Voir la fiche de Hancock

Il y a quelques temps, on a vu fleurir des affiches montrant un Will Smith mal rasé, avec de grosses lunettes et coiffé d'un bonnet un peu ridicule. Quel mystère se cachait derrière cette campagne publicitaire un peu étrange?

Les bande-annonces ont fini par nous montrer qu'il s'agissait d'un super-héros peu banal car alcoolique (comme Iron man) et mal aimé (comme Spiderman). Néanmoins le pitch de départ était très excitant et donnait vraiment envie de voir le film qui s'annonçait comme une comédie fort sympathique, dotée de bons effets spéciaux et probablement de morceaux de bravoure qui allaient en mettre plein la vue.

Mais il est inutile de faire durer le suspense: Hancock est une déception. Loin d'être un navet (faut pas exagérer) mais par rapport au potentiel de départ, on ressort un peu déçu de la salle.


Hancock et une baleine échouée..

Un super-héros impopulaire fait appel à un expert en relations publiques pour améliorer son image...


Hancock dans son costume...moulant

Pourtant le début commence bien. On rigole peu mais on sourit beaucoup et les effets spéciaux sont plutôt chouettes malgré qu'on n'a pas tellement la sensation que Hancock vole vraiment (comparé à Superman returns par exemple). Les différents gags sont sympas et bien aidés par la technologie numérique.

Par contre la réalisation de Peter Berg laisse de temps en temps un peu à désirer. Quand l'action accélère, la caméra se met à s'agiter dans tous les sens et le montage devient parfois clippesque. On croirait presque assister à du Michael Bay, la lisibilité en plus. Mais à part ces quelques petits soucis, Peter Berg a fait du bon boulot.

Will Smith, quant à lui, est parfait dans un rôle écrit pour lui. Rien de révolutionnaire de ce coté-là, Will Smith fait du Will Smith, c'est-à-dire un personnage cool, blagueur, un peu je-m'en-foutiste mais avec un coeur gros comme ça. Comme d'habitude quoi. Charlize Théron est toute mignonne et (la plupart du temps) crédible dans son rôle tandis Jason Bateman est sympa, sans vraiment faire d'éclat dans un personnage finalement sans grande envergure psychologique.


Hancock et son commercial...

Mais alors, qu'est-ce qui cloche? Et bien le scénario n'est franchement pas terrible et c'est le plus dommage. Alors que l'on croit que l'on va assister à une comédie sur la rédemption et la création d'un nouveau super-héros, cette partie est expédiée en 1h et le film bascule brusquement vers une histoire d'action sombre et sans humour. Le changement est plutôt brutal et un peu malvenu car, si l'idée est extrêmement chouette, le contraste est saisissant et nous laisse sur le coté. On perd l'accroche à l'histoire.

En plus à ce moment, plusieurs révélations nous sont faites et, franchement, on a du mal à y croire. La plus grande est d'ailleurs incroyablement peu crédible ("Mais pourquoi tu as révélé ça au lieu de continuer à faire semblant!!??" a-t-on envie de crier). Ces révélations sont en outre mal exploitées et font très "artificielles".

Bref, au lieu de rester dans la comédie légère, Hancock se termine dans une ambiance à la Daredevil, voire même encore un poil plus sombre. C'est clair que cette dernière bobine n'en fait plus un film familial. Et ce n'est pas l'épilogue qui reprend une ambiance légère qui change cet état de fait. La fin ouverte laisse également penser qu'il pourrait y avoir une suite si Hancock fait un bon score au box-office. Serait-ce le début d'une nouvelle franchise?


Hancock fait une petite démonstration de ses talents...

Le film est donc à deux vitesses et devrait sans doute s'améliorer à la seconde vision, mais à la première, il apparaît décevant par rapport au pitch de départ et à quoi l'on pouvait s'attendre. C'est certain qu'il est excellent d'avoir essayé de faire quelque chose d'original et de différent des attentes du public, mais l'ensemble est un peu bancal. A revoir.
Geoffrey Claustriaux

Geoffrey
À propos de l’auteur : Geoffrey

Comme d'autres (notamment Max et Dante_1984), je venais régulièrement sur Horreur.net en tant que lecteur, et après avoir envoyé quelques critiques à Laurent, le webmaster, j'ai pu intégrer le staff début 2006. Depuis, mes fonctions ont peu à peu pris de l'ampleur.

Autres critiques

Cloud atlas

Cloud atlas

Il est parfois des œuvres indéfinissables qui, après les avoir parcourues, marquent un grand point d’interrogation dans notre esprit. Sans être particulièrement mauvaises, elles ont tous les apparats d’OVNI dans le monde culturel, tellement leur histoire laisse perplexe. Parmi celles-ci, le roman de David Mitchell trouve une place de choix avec sa profusion d’intrigues et de personnages qui s’...
Buried Alive : Enterrés Vivants

Buried Alive : Enterrés Vivants

Un étudiant fraîchement renvoyé de la faculté est bien décidé à mettre la main sur un trésor de famille caché dans un ranch perdu en plein désert. Il profite d'un week-end pour y emmener ses amis et dénicher enfin cette cachette, convoitée par le gardien du domaine, un homme solitaire et mystérieux. Spécialiste des effets spéciaux (il est le co-fondateur de la société KNB EFX , avec Nicotero et...
Scary Stories

Scary Stories

Sous forme d’histoires courtes ou de pulps, de nombreux récits horrifiques ont pu voir le jour dans le domaine des nouvelles ou de la bande dessinée. Au fil du XXe siècle, le format a été particulièrement bien accueilli outre-Atlantique, parfois jusqu’à fournir des adaptations classiques, comme Les Contes de la crypte . En France, Scary Stories to Tell in the Dark , l’œuvre d...
A Cadaver Christmas

A Cadaver Christmas

Un temps délaissé dans les affres du bis, les films Grindhouse ont connu un regain d’intérêt ces dernières années, notamment avec le diptyque de Quentin Tarantino et de Robert Rodriguez. Depuis, quelques incursions ont vu le jour. La plus percutante et célèbre d’entre elles étant Machete . Toutefois, certaines productions sont complètement passées inaperçues. En cause, un budget...
Christmas evil : Un Noël en Enfer

Christmas evil : Un Noël en Enfer

Les slashers prenant place pendant la période de Noël sont davantage connus pour leur propension à jouer de surenchère, quitte parfois à sombrer dans le grand-guignolesque. À quelques exceptions prêtes, les itérations dans un tel domaine ne sont pas forcément flatteuses, et ce, en considérant les limites d’un genre peu porté sur la qualité de l’intrigue. Même en minimisant ces...