Voir la fiche complète du film : Hostel: chapitre 2 (Eli Roth - 2007)

Hostel: chapitre 2 – Critique

Hostel: chapitre 2
Une très bonne suite qui complète parfaitement le premier film tout en évitant le piège de la surenchère gratuite.
Publié le 9 Octobre 2009 par Geoffrey · Voir la fiche de Hostel: chapitre 2

Le risque avec les suites de film d'horreur, c'est toujours de tomber dans la surenchère. Le plus bel exemple reste évidemment la saga des Saw et son numéro 2 qui tranchait radicalement avec le premier opus, faisant ainsi prendre un tournant décisif à la franchise. Pour le meilleur ou pour le pire? Difficile à dire... Quoiqu'il en soit, pour la suite d'Hostel, Eli Roth a eu le bon gout et l'intelligence d'éviter le piège de la facilité en proposant au spectateur un scénario bien construit et qui complète parfaitement l'histoire du précédent épisode. C'est bien simple, Hostel 2 est à Hostel ce qu'Hellraiser 2: les écorchés était à Hellraiser.


Un souci jolie demoiselle?

Alors qu'elles sont en vacances en Europe, Beth, Lorna et Whitney, trois jeunes Américaines, rencontrent une superbe femme. Celle-ci se propose de leur faire découvrir pour un week-end un établissement de cure où elles pourront se reposer et s'amuser. Attirées par cette offre, les trois jeunes femmes la suivent et tombent dans son piège. Livrées à de riches clients associant l'horreur au plaisir, les trois jeunes femmes vont vivre un cauchemar absolu...


Toi, j'ai comme l'impression que tu vas en chier...

Pour rappel, dans Hostel premier du nom, nous suivions trois jeunes américains partis pour un sex trip en Europe. Deux d'entre eux étaient effroyablement torturés par de riches hommes d'affaire tandis que le troisième parvenait à s'échapper. Hostel 2 décide de commencer là où le film précédent s'achevait et nous présente la fin de la cavale du jeune homme en guise d'introduction. Un choix judicieux puisqu'il permet de faire la transition en douceur avec ce qui sera la grande nouveauté de cet opus: le point de vue des hommes d'affaire.


Sale type!

En effet, loin de se contenter de nous faire un simple copier-coller réchauffé avec des filles à la place des garçons, Eli Roth étoffe la mythologie de son univers et démantèle l'organisation derrière ces tortures par le biais de deux nouveaux venus que nous suivrons du début à la fin. Pour les fans du premier épisode, c'est très intéressant et la manière dont le tout nous est présenté est excellente. Je prendrai simplement pour exemple l'incroyable scène de la mise aux enchères qui nous montre des hommes des quatre coins du globe enchérirent sur les filles pendant que l'on continue de voir ces dernières batifoler joyeusement via des split-screens. Un grand moment!

Malheureusement, à force de trop vouloir éviter la surenchère, Eli Roth nous présente au final trop peu de gore et de torture (à peine une scène complète! Mémorable d'accord, mais une scène seulement...). On aperçoit bien ça et là quelques petites scénettes sanglantes mais elles sont trop courtes pour vraiment rassasier les amateurs; ceci devrait désappointer les spectateurs venus exclusivement pour voir toujours plus de gore. C'était déjà un peu le cas dans le premier opus, qui jouait beaucoup plus sur l'ambiance plutôt qu'avec les scènes sanguinolentes, et ça l'est encore plus dans le second. Il ne faut donc pas venir voir Hostel 2 pour ses séquences de torture mais bien pour l'univers général qu'il développe de très belle manière. Le visionnage du 1er opus s'avère donc quasiment indispensable avant de s'attaquer à cette suite.


La seule scène vraiment marquante du film. Mais quelle scène!

Sachez pour conclure, que les acteurs sont de qualité et que la fin du film est vraiment bien trouvée et relativement imprévisible, ce qui est toujours bon à prendre.

Geoffrey
À propos de l’auteur : Geoffrey

Comme d'autres (notamment Max et Dante_1984), je venais régulièrement sur Horreur.net en tant que lecteur, et après avoir envoyé quelques critiques à Laurent, le webmaster, j'ai pu intégrer le staff début 2006. Depuis, mes fonctions ont peu à peu pris de l'ampleur.

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