Voir la fiche complète du film : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal (Steven Spielberg - 2008)

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

Près de vingt ans après sa dernière aventure, le plus célèbre aventurier du Septième Art sort de sa retraite. Malgré un certain plaisir, quasi enfantin, à retrouver l'un de nos héros préférés du grand écran, force est de constater que les légendes d'Hollywood vieillissent également.
Publié le 24 Mars 2011 par GORE MANIACVoir la fiche de Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal
6
Extra-Terrestre

Le sémillant professeur Indiana Jones (Harrison Ford) est contacté par un jeune homme qui souhaite partir à la recherche d'un vieil ami d'Indy, disparu dans de troublantes circonstances en Amérique du Sud.

Près de vingt ans après sa dernière aventure (Indiana Jones et la Dernière Croisade), le plus célèbre aventurier du Septième Art sort donc de sa retraite.

Mais, entre le plaisir de retrouver ce personnage légendaire et le risque de gâcher le cachet de la trilogie initiale, beaucoup de fans étaient partagés.
Qu'en est il donc finalement de cette quatrième mouture ?

Tout d'abord, revenons en à l'origine du mythe, né en 1980 entre les mains du père de Star Wars, George Lucas. Avec l'aide d'un autre compère de cette saga phare de la science-fiction, Lawrence Kasdan, il élabore un aventurier rétro, dans la veine des Allan Quatermain, fleurant bon les serials d'antan.

 


Le génial Steven Spielberg aux manettes ajoute son savoir-faire à ce héros bourru et talentueux, campé avec brio par un Harrison Ford qui trouve enfin un rôle sur mesure qui manquait jusqu'ici à sa carrière.
En ajoutant décors et paysages exotiques, courses poursuites débridées et une bonne dose de second degré, Spielberg et Lucas offrent LE film d'aventures par excellence, que seules ses deux suites pourront presque égaler, permettant au personnade d'Indy d'entrer définitivement dans la légende du cinéma.

Le troisième épisode, réalisé neuf ans après l'original, semblait pouvoir clôturer à merveille cette saga culte. De temps à autre, quelques rumeurs venaient faire état d'un projet de quatrième opus, mais personne ne semblait trop y croire.
Pourtant, 19 ans après, Indy reprend du service à la surprise générale.

Faisant équipe avec son paternel précédemment, Indiana continue en famille, renouant avec son premier amour (Karen Allen) et se découvrant un fils en la personne d'un rebelle, pastiche du Fonzie de la série Happy Days et de James Dean.
Censé insuffler une nouvelle jeunesse à la série, le jeune garçon hérite malheureusement d'un héritage trop lourd pour ses frêles épaules. Révélé par le film Transformers, Shia LaBeouf ne supporte pas la comparaison avec Sean Connery, le majestueux paternel d'Indy dans le troisième volet. Dès lors, même si le tandem père-fils est sympathique, on reste un peu sur sa faim à ce sujet. De son côté, Indiana a pris quelques rides.
Conservant néanmoins son charme et son charisme, le Professeur Jones semble désormais plus à son aise derrière un bureau que dans des catacombes.

Le scénario a le mérite de jeter un regard nostalgique et ironique assez salvateur sur le mythe Jones. Là où le bât blesse, c'est qu'on peine à reconnaître Indy dans quelques situations précises.
Par exemple, durant la poursuite avec son fils en moto, il est surtout spectateur des exploits de Junior. Son univers se perd aussi un peu durant les deux scènes les plus importantes d'un métrage : le prologue et l'épilogue.
Durant l'ouverture, Jones se retrouve dans une ville test pour des essais nucléaires. Indy, avec son style, tranche avec les décorations fifties de la ville, et cette séquence sonne creux, malgré l'ingéniosité de la fuite du héros. Cette scène, ressemblant davantage à un épisode des X-Files, avec sa thématique Roswell, va se retrouver dans une conclusion frisant le ridicule, avec ces Rencontres du Troisième Type peu inspirées et maladroites dans le monde d'Indy.

 


Le happy end qui suit est quelque peu aseptisé et pourrait engendre un autre épisode qu'il vaudrait mieux éviter.

En effet, malgré un certain plaisir, quasi enfantin, à retrouver l'un de nos héros préférés du grand écran, force est de constater que les légendes d'Hollywood vieillissent également.
Sans être mauvais (ce film rivalise au moins avec les Benjamin Gates et les suites de La Momie, et dispose de quelques jolies scènes, notamment dans le cimetière), cet épisode n'était franchement pas nécessaire, et ne plaira pas à la grande majorité des fans de la saga.

A propos de l'auteur : GORE MANIAC
Portrait de GORE MANIAC

J'essaie de partager ma passion pour un cinéma méconnu, mais qui mérite incontestablement qu'on s'y arrête !

Autres critiques

Haunter
En dépit des années et de plusieurs échecs commerciaux, Vincenzo Natali demeure un réalisateur à part, fidèle à ses principes, car au lieu de tomber dans la facilité et le commercial à l'instar de bon nombre de ses collègues, il continue sans relâche à se creuser la tête pour trouver LE concept fort capable de fournir un film original, quitte à déstabiliser le public. Le mémorable Cube et ses...
Hôtel Transylvanie
Pour les 118 ans de sa fille, le comte Dracula réunit ses amis à son château pour une grande fête. Tout semble se dérouler comme prévu jusqu'à l'irruption d'un globe-trotter un peu perdu. La venue de cet importun risque de compliquer la situation... Après des productions assez plaisantes (Les rois de la glisse, Tempête de boulettes géantes...), mais loin de faire l'unanimité, les...
La Féline
Attention, cette critique contient des spoilers. Brillant architecte, Oliver croise au zoo la jeune Irena, tombe il tombe éperdument amoureux. La jeune femme, étrangère, vient d'arriver aux Etats-Unis, et passe ses moments libres à observer une panthère noire, qui l'obsède littéralement. Environ dix ans après le début de l'âge d'or de la Universal , le cinéma fantastique américain...
Manifest
À bien des égards, le format de la série permet de développer des intrigues tortueuses où le suspense est de rigueur pour maintenir l’attention et l’intérêt du spectateur. En cela, les années2000 ont parfaitement assimilé ce potentiel avec des productions qui ont changé le paysage télévisuel contemporain. On songe à 24 heures chrono ou, pour rester dans le domaine de l’...
Aux Yeux des Vivants
Passé quasiment inaperçu lors de sa sortie en salle à cause d’une distribution restreinte, Aux Yeux des Vivants est le troisième long-métrage du duo de réalisateurs formé par Alexandre Bustillo et Julien Maury. Après deux premiers essais réussis et originaux, A l’intérieur (2007) et Livide (2011), dans lesquels les cinéastes imposaient leurs styles avec talent, respectivement à...
Réalisateur:
Sortie France:
21 Mai 2008
Durée:
122 min
7
Moyenne : 7 (27 votes)

Message Important

FB

Depuis quelques mois, nous sommes dans l'incapacité de partager notre contenu comme nous le souhaitons sur la page Facebook d'Horreur.net. En effet, Facebook considère notre site comme "contraire" à leurs Standards de la communauté.
Malgré nos demandes répétées, restées sans réponses, Monsieur Facebook ne nous a pas précisé la raison de ce blocage.

Comme nous aider ?
Si vous avez un compte Facebook, il vous suffit de vous rendre sur cette page : https://developers.facebook.com/tools/debug/?q=horreur.net

Puis de cliquer sur "Veuillez nous en informer".
Nous vous proposons de copier ce message :

"Bonjour, depuis quelques temps, il m'est impossible de partager le contenu de ce site. Pourriez-vous en rétablir l'accès?"

Nous sommes convaincus que, plus vous serez nombreux à informer Facebook et plus nous aurons de chance d'avoir enfin une réponse ! Merci à tous pour votre aide !
L'équipe d'Horreur.net

Critiques de films

10 films indispensables pour Halloween