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Lovely Bones

Avec Lovely Bones, Peter Jackson renoue avec un cinéma moins spectaculaire. Il n'en demeure pas moins que nous sommes en présence d'une histoire chargée d'émotions et d'un univers aussi merveilleux qu'effrayant. Quand les moyens se veulent à la hauteur des ambitions du projet, on obtient un véritable chef d'oeuvre. Une expérience cinématographique hors-norme qui dépasse nos attentes.
Publié le 20 Septembre 2010 par Dante_1984Voir la fiche de Lovely Bones
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La jeune Susie Salmon est assassinée par l’un de ses voisins. Alors que la police enquête et que ses parents se retrouvent désemparés, elle observe la vie s’écoulait sans elle depuis l’entre-deux monde, un endroit à mi-chemin entre la Terre et le Paradis.


Le visage de l’innocence même

Il aura fallu quatre longues années pour que Peter Jackson revienne derrière la caméra après la mythique trilogie du Seigneur des anneaux et le merveilleux remake de King Kong. Après de telles superproductions, le cinéaste revient à un cinéma un peu plus discret. Une histoire belle, originale et émouvante comme on en trouve que trop rarement en cette période de remake et reboot à la chaîne. Pourtant, il suffit de se tourner vers la littérature pour déceler des petites perles qui ne demandent qu’une adaptation en bonne et due forme. Voilà qui est chose faite pour Lovely Bones, roman d’Alice Sebold. Quand le réalisateur en charge du projet se nomme Peter Jackson, on ne s’inquiète pas trop du résultat final. D’autant plus qu’il dit avoir grandement apprécié le livre qu’il a lu lors de la réalisation du Seigneur des anneaux.


Le prédateur traque sa proie

Lovely bones est une aventure peu commune. Un récit où le point de vue d’une jeune adolescente transcende son environnement lorsqu’elle passe de vie à trépas. En cela, l’histoire peut se décomposer en deux parties : l’avant et l'après. Une vie pleine de promesses pour la jeune Susie qui démarre sous les meilleurs auspices. Une existence nourrie par les rêves et les envies d’une jeune fille. Malheureusement, un nuage vient assombrir ce tableau en la personne de George Harvey, voisin pédophile récidiviste.


Le film se ponctue constamment de tableau onirique. Absolument fabuleux.

Cette seconde partie marque un tournant dans l’intrigue. Le fantastique s’incorpore et dépeint un univers riche et foisonnant. Si le film n’a pas bénéficié d’un budget colossal, la marge raisonnable que s’est allouée la production permet de créer un imaginaire singulier et onirique. Des tableaux fourmillant de détails visuels qui procurent à ce Lovely Bones un ensorcellement quasi-hypnotique de chaque instant. C’est donc une véritable plongée entre deux mondes que nous procure l’illustre cinéaste. D’un côté, on s’émerveille face à tant de beauté après la mort. De l’autre, on découvre une réalité sombre et impitoyable.


Le phare, véritable symbole du guide spirituel

Tout comme Susie, on devient spectateur de ce monde qui vit sans nous. On fait partie intégrante de cet univers sans toutefois y être totalement incorporé. Cette impuissance est véritablement frustrante à certains moments lorsque l'on découvre le véritable visage du haïssable Monsieur Harvey. C’est ce qui en fait également une œuvre attachante et crédible. Lovely bones n’a peut-être pas rencontré le succès escompté à sa sortie dans les salles. Néanmoins, il trouvera une place de choix dans toutes les collections des cinéphiles avertis et avides de voyages qui nous entraînent au-delà des images. Ce n’est pas un simple film, mais une odyssée qui vous touchera au plus profond de votre âme. Comme toutes les perles, il aura fallu du temps pour façonner celle-ci, mais le résultat est au-delà de nos espérances. Une œuvre puissante, chargée d’une force émotionnelle rare. Un chef d’œuvre de plus à ajouter à la filmographie de Peter Jackson.

A propos de l'auteur : Dante_1984
Portrait de Dante_1984

J'ai découvert le site en 2008 et j'ai été immédiatement séduit par l'opportunité de participer à la vie d'un site qui a pour objectif de faire vivre le cinéma de genre. J'ai commencé par ajouter des fiches. Puis, j'ai souhaité faire partager mes dernières découvertes en laissant des avis sur les films que je voyais.

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