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Vampire academy – Critique

Vampire Academy

Le traitement très léger de cette énième transposition du mythe vampirique s’adresse avant tout à un jeune public qui trouvera en Vampire academy un mélange homogène et néanmoins sans surprise de Twilight et Harry Potter.

Publié le 20 Août 2014 par Dante_1984 · Voir la fiche de Vampire Academy

Lorsque l’on adapte un best-seller dans lequel il est question d’adolescents et de vampires, on aurait peut-être, à tort ou à raison, vite fait de le ranger aux côtés de Twilight ou Vampire diaries. Le succès de la franchise n’ayant rien à envier à Harry Potter, la littérature a développé tout un pan d’histoires que les amateurs (et amatrices) dévorent avec passion. À ce jour, Vampire academy compte six romans principaux, ainsi qu’un spin-off se composant de cinq livres. Résultat? Environ 8 millions d’exemplaires vendus et un joli potentiel pour des producteurs prêts à tout pour obtenir leur part du gâteau. Alors, métrage opportuniste et formaté pour les adolescents ou sympathique film fantastique?

Cancans de la cour, bonjour !

Il est vrai que le passif de Mark Waters s’axe principalement sur les jeunes générations avec des comédies distrayantes et sans grande prétention avec une petite incursion dans la fantasy avec le très intéressant Les chroniques de Spiderwick. Un cinéaste rompu à l’exercice des adaptations et du divertissement familial. Néanmoins, le matériau de base étant ce qu’il est, l’on ne peut le transcender au risque de se mettre à dos les lecteurs. Comprenez que l’auteur a tenté de donner dans l’originalité en conférant à son œuvre une véritable mythologie autour de ses créatures qui se divisent en trois castes.

On ne va pas tout recenser dans la présente chronique (d’ailleurs, le film introduit toutes les explications avec une certaine efficacité), mais sachez que le mythe vampirique se détache sensiblement de ses origines, n’en déplaise aux traditionalistes. Des amateurs de sang mortel dont la lumière du jour les gêne à peine. N’oublions pas qu’ils maîtrisent également la magie élémentaire et se rendent à l’église selon leur bon plaisir. Il est vrai que les Strigoï (les méchants) se rapprochent de l’image classique, mais ils n’offrent qu’une menace à peine voilée. La tension ne se fera pas sur ce plan-là.

Tu as raison de cacher les fautes d'orthographe...

Malheureusement, l’histoire préfère se complaire dans le quotidien des étudiants avec tout ce que cela comporte d’idioties, de rumeurs absurdes et de beuveries. De fait, la progression s’enlise rapidement dans un schéma narratif prévisible, presque ennuyeux s’il n’était pas ponctué de combats énergiques. Bémol concernant le cadrage approximatif lors des affrontements qui ne rend pas honneur au travail effectué sur les chorégraphies. Toujours est-il que le film reste focalisé dans un microcosme où la superficialité et la méchanceté règnent. La maltraitance envers les animaux étant plus qu’agaçants.

Les personnages principaux pâtissent d’une approche classique, voire caricaturale pour certains d’entre eux. Le duo d’amis inséparables, le beau gosse ténébreux, le mentor séduisant, la proviseure acariâtre, la petite intello prévenante ou la peste et les machos de service, la palette est large, mais reconnaissable à des lieux à la ronde. D’ailleurs, le casting se montre en demi-teinte via des physiques éculés et peu charismatiques. L’on retiendra simplement la présence de Gabriel Byrne et un Danila Kozlovsky sympathique qui ressemble sensiblement à Olivier Martinez. En somme, un éventail d’acteurs et de protagonistes inégaux.

On prend la pose pour un petit pas de danse.

En ce qui concerne l’alternance nuit/jour, celle-ci n’a aucune incidence sur l’intrigue. On se balade à toute période de la journée sans se soucier d’une quelconque cohérence, tout comme l’exploration de l’académie. Un cadre qui rappelle Poudlard, mais n’est nullement exploité à sa juste valeur: les grandes cours, des couloirs, et ce, malgré une trop rare incursion dans la forêt environnante au tout début. Si les effets spéciaux restent de bonnes factures et discrets, la bande-son brille par son absence. Entre des bruitages minimalistes et aucun morceau marquant, les compositions se montrent au mieux basiques, au pire inexistantes.

Au final, Vampire academy s’apparente à un mix entre Twilight (le côté vampirique, mais pas de romances trop larmoyantes) et Harry Potter (la magie et l’université). Dans le même ordre de comparaison, la recette s’est déjà vue dans le manga Vampire Knight. Toujours est-il que ses nombreuses influences ne permettent pas au film de proposer un univers dépaysant et singulier. L’intrigue se révèle sans surprise et trop concentré sur une vie étudiante qui usent et abusent de clichés parfois navrants. Il reste des affrontements nerveux et une photographie agréable pour dissimuler les errances narratives, à une interprétation inégale et une bande-son cruellement absente. Pas forcément une production mercantile, mais qui accuse trop d’écueils pour y déceler un honnête divertissement.

Dante_1984
À propos de l’auteur : Dante_1984

J'ai découvert le site en 2008 et j'ai été immédiatement séduit par l'opportunité de participer à la vie d'un site qui a pour objectif de faire vivre le cinéma de genre. J'ai commencé par ajouter des fiches.

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