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Destination Finale 2 – Critique

Destination Finale 2
Une suite efficace, offrant quelques montées d'adrénaline et surtout, une séquence d'ouverture phénoménale.
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Destination Finale 2

Destination Finale, premier du nom, est un sympathique film fantastique dont le sujet - à la fois fascinant et malsain - et quelques incursions dans un gore "soft" lui permirent de ramasser copieusement sa mise au box-office lors de sa sortie. Un carton qui conforta les producteurs dans l'idée qu'une suite serait la bienvenue...

Le réalisateur David R. Ellis n'est pas un débutant. Le bonhomme est à l'aise devant et derrière la caméra comme le prouve ses talents de coordinateur de cascades (une expérience qui lui aura sans nul doute servi pour l'époustouflante scène d'ouverture du film) et de réalisateur de seconde équipe (sur des films comme Matrix Reloaded, Harry Potter à l'Ecole des Sorciers, En Pleine Tempête, Peur Bleue, Sphere, Waterworld...). Un palmarès impressionnant.

Le scénario de Destination Finale 2 est l'oeuvre de J. Mackye Gruber et Eric Bress (le tandem de L'Effet Papillon). Sans être particulièrement original, il a le mérite de nous plonger dans l'action de manière simple, claire et concise. Bien sûr, il est évident que le scénario reprend le schéma du précédent film sans trop prendre de risques (l'actrice Ari Larter reprend le rôle de Clear Rivers et hop, le lien avec le premier film est fait). Pourquoi les scénaristes ne se cassent-ils pas la tête à nous pondre des scénarios originaux, audacieux ? Pour la simple (et bonne ?) raison qu'on ne change pas une recette qui marche (principe qui doit être très fortement encré dans la tête des producteurs).

Kimberly (A.J. Cook, vue dans The Virgin Suicides et Ripper) et ses amis décident d'aller passer quelques jours à Daytona Beach. Alors qu'ils sont arrêtés sur une bretelle d'autoroute, Kimberly a la terrible vision d'un carambolage. Avec son véhicule, elle s'interpose pour barrer la bretelle. Dans la file, un policier, Thomas Burke (Michael Landes) arrive pour s'informer de la situation. Au bout de quelques minutes, ils sont témoins d'un violent carambolage. Kimberly est alors persuadée qu'il existe un lien entre cette prémonition et celle d'un autre jeune, Alex Browning, qui eut la vision, un an plus tôt, jour pour jour, du crash d'un avion à bord duquel il s'apprêtait à décoller avec ses camarades...

C'est simple, c'est carré et contrairement à ce que l'on pourrait penser de prime abord, ça fait marcher les méninges (enfin, d'une certaine manière). Certes, le côté dramatique des événements est moins mis en avant que dans le premier film (le spectateur s'attache donc beaucoup moins aux personnages). Heureusement, le réalisateur a la bonne idée de nous servir, d'entrée de jeu, un carambolage aux allures dantesques, tourné et monté de manière efficace. La suite du métrage nous présente les "mises à mort" des rescapés (on appréciera d'ailleurs la cruauté des scénaristes qui n'hésitent pas à faire mourir hommes, femmes et enfants). Lors de ces scènes, on se surprend à observer le moindre petit détail (la caméra s'attarde un peu sur tout et n'importe quoi pour brouiller les pistes) pour dénicher l'ustensile ou l'objet anodin qui sera fatal au personnage...

Malgré une impression de déjà-vu (surtout si l'on a vu le premier), Destination Finale 2 est un film d'horreur qui remplit son contrat en bonne et due forme en nous offrant quelques séquences bien gratinées, un rythme soutenu du début à la fin et quelques clins d'oeil au premier film pour entretenir le lien entre les deux histoires. On passe un bon moment et c'est le principal !

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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