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Frankenstein s'est echappé – Critique

Frankenstein s'est echappé

Un très bon film de la Hammer avec les prestations remarquables de Peter Cushing et Christopher Lee...

Publié le 24 Janvier 2008 par admin · Voir la fiche de Frankenstein s'est echappé

Au 19ème siècle, le Baron Victor Frankenstein est un riche orphelin. Il engage le professeur Paul Krempe comme tuteur puis comme assistant dans ses expériences secrètes. Son but : recréer la vie. Des années plus tard il parvient enfin à réanimer un jeune chien. Mais il ne veut pas en rester là et veut littéralement créer un homme à partir de membres prélevés sur différents cadavres. Krempe, horrifié par ce projet, refuse d’assister le Baron mais demeure au château pour protéger Elizabeth, la cousine et fiancée de Victor. Après bien des essais, la créature de Victor s’éveille enfin à la vie, et pour le pire...

Voici le film qui a lancé la légende Hammer, ce studio anglais qui révolutionna le cinéma d’épouvante dans les années 50-60 (voir le dossier Hammer sur notre site). Un film qui connut un succès retentissant, notamment aux Etats-Unis. C’est surtout le premier film qui fit renaître une figure mythique du genre : la créature de Frankenstein. Mais on est loin du chef-d’œuvre de 1931 avec Boris Karloff. Exit le sublime noir et blanc du film de James Whale, la couleur fait une arrivée fracassante (la photographie est très belle). Le look du monstre est très différent de celui de Boris Karloff (problème de droits), ce n’est plus cet être bourré de vis mais un véritable puzzle de chairs assez pathétique.

Mais le véritable changement c’est Victor Frankenstein. Auparavant scientifique craintif, bourré de remords et dépassé par les évènements, le scénariste Jimmy Sangster en fait un être froid, calculateur, manipulateur et meurtrier. Interprété par un Peter Cushing génial, le Baron est véritablement la raison d’être de ce film, plus que le monstre incarné par Christopher Lee qu’on voit finalement assez peu.

Le film n’est cependant pas exempt de défauts. Si le scénario est passionnant et cruel, la mise en scène statique et théâtrale de Fisher pourra en rebuter plus d’un. Mais il ne faut pas oublier que Frankenstein s’est échappé date de 1957. Alors, un peu d’indulgence.

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