Critiques spectateurs de Punisher84

Pages

Avengers : L'Ère d'Ultron

Avengers : L'Ère d'Ultron

Dire que j'attendais avec impatience Avengers - L'ère d'Ultron, c'est un euphémisme. Pour un cinéphile de genre et à quelques exceptions prés, une telle production ne peut que faire rêver. Quoi qu'il en soit la première aventure m'avait bien emballée sans pour autant me porter sur des hauteurs de plaisirs intenses. C'est dire à quel point j'attendais que L'ère d'Ultron trouve le petit truc qui manquait à son ainé. Le genre de chose qu'on arrive pas à nommer mais qu'on ressent toujours sans se tromper. Les budgets qui augmentent et les effets spéciaux toujours plus démesurés étant les éléments inévitables de ce genre de suite, je craignais que l'avalanche de spectaculaire soit mis en avant au détriment ce que je recherchais en tant que spectateur. C'est-à-dire beaucoup d'action avec une pointe d'humour, une certaine émotion et de l'évolution. Tel un plat chaud trop salé, j'ai dû me contenter de ce que craignais. Si le film en était resté là, je serai resté très content. Mais le gros souci, c'est la caractérisation des personnages. Comme l'avait bien fait remarquer Mad Movies dans sa sortie de projo, j'ai eu l'impression que les héros n'avaient pas avancés, aucune évolution ou presque. Incroyable quand on pense à la richesse de l'univers des Avengers. Sauf en ce qui concerne Hawkeye joué par Jeremy Renner. Pourquoi s'être seulement attardé sur ce personnage ? Le film aurait eu un tout autre goût si tous les héros avaient eu ne serais-ce qu'un cinquième de ce même traitement. Si le film est loin d'être une catastrophe, il reste frustrant quand je pense à ses meilleurs aspects. Hawkeye donc mais aussi et surtout Ultron. Que j'ai personnellement trouvé bien plus effrayant et efficace que Loki. Mais aussi la relation somme toute étrange entre Black Widow et Bruce Banner, tout le contraire de leurs acolytes laissés pour compte. Je ne veux pas bouder mon plaisir et je reste étonné par le travail accompli, tant au niveau technique qu'à d'autres petits efforts consentis par la production (les chercher est un jeu intéressant). Plus spectaculaire ne voulant pas forcément dire meilleur, le film est de manière générale moins bon que son prédécesseur. Mais sur certains aspects, il le dépasse allègrement. Voilà ce qu'on peut retenir d'un des films les plus attendus de 2015.

8.33333

Publié le 23 Novembre 2015

American Gigolo

American Gigolo

La tendance des films qui usurpe un statut qui n'est pas entièrement mérité, même parfois pas du tout, est devenu une habitude depuis quelques années. Malheureusement de nos jours, on associe en premier lieu la rentabilité comme critère principal pour évaluer la qualité d'un film. Mais avant la fin des années '80, il y avait (presque) la même tendance. On portait sur des sommets des films soit sur base d'un comédien qui porte le film sur ses épaules, ou seulement pour une seule séquence mémorable. Pour ce deuxième critère, l'exemple le plus parlant est sans conteste le mauvais 9 Semaines ½ d'Adryan Lyne. American Gigolo est un portrait léché de Richard Gere dans ses plus belles années, ni plus, ni moins. Cela fait-il un mauvais film pour autant ? Il y a du pour comme l'esthétique du film et l'interprétation de Richard Gere, et aussi du contre (scénario et mise en scène fadassent). Scénariste émérite du terrible Taxi Driver, je ne vois pas trop ou a voulu en venir Paul Schrader. S'il y a bien un message, celui-ci m'a paru bien sage. Et si je me trompe c'est que le réalisateur n'est pas un si bon metteur en scène que ça. Et si je me trompe encore alors il y a un sérieux manque de « punch » pour l'ensemble de ses films. Malgré tout, je comprends en partie le statut qu'American Gigolo a acquis tout aux longs de ses années. Je ne serais l'expliqué car il faut tout simplement le voir pour comprendre. C'est aussi ça la magie de Paul Schrader.

0

Publié le 23 Novembre 2015

12 Rounds 2

12 Rounds 2

A votre avis, que peut-il bien se passer lorsque vous mélangez un bon catcheur et un bon réalisateur de séries b dans une franchise d'action sympathique ? Certainement quelque chose de meilleur que dans la plupart des films produit avec l'étiquette MMA. Ce nouvel opus est un film d'action tout ce qu'il y a de plus banal. Mais le réalisateur, qui a quand même mis en boîte deux petits miracles avec The Marine 2 et Death Race 2, peut aujourd'hui encore se féliciter d'avoir récidivé. Budget oblige, cette suite est moins spectaculaire. Mais là où elle brille un cran au-dessus de son ainé, c'est au niveau de son histoire. Je l'ai trouvée plus juste et moins opportuniste, si bien que les quelques incohérences qui la parsème n'ont point entamé mon plaisir. Si je fus agréablement surpris sur ce point, je regrette par contre d'être resté sur ma faim au niveau des chorégraphies de combat. Pour ainsi dire, elles sont littéralement absentes. Peut-être était-ce un espoir inapproprié de ma part mais quand je vois un film pareil avec une star de ce gabarit, j'estime être un minimum en droit de pouvoir savourer quelques bonnes savates. Au-delà de cet écart, j'ai pu savourer un film effréné avec un suspense digne. Et quand au méchant (en est-ce vraiment un ?), il m'a bien déçu par son manque de charisme. Et bien qu'aisément devinable, il s'est largement rattrapé grâce à sa motivation. A ce niveau, qui dit mieux ?

6

Publié le 23 Novembre 2015

Halloween 4

Halloween 4

Il y a en eu un paquet des retours dans le cinéma de genre horrifique ! Surtout dans le slasher. Ah merde... Je ne suis pas censé écrire des choses que 80% des mortels savent déjà. Je vais donc directement aller à l'essentiel en commençant par être clair et net quant à ce que je pense des « returns » dans ce genre que j'apprécie toujours comme à mes 10 ans (et encore, j'ai commencé plus tôt mais ma maman ne doit pas le savoir !). Quand un croque-monsieur (ou mitaine) revient, même 20 ans après, je suis toujours comme un enfant de 5 ans dans un musée du bonbon. Ayant une bonne dentition, je reste assez indulgent même si je ne suis jamais à l'abri de quelques carries. Même si le film est a pris la direction de l'action au détriment de celui du suspense, j'ai pas mal apprécié ce premier retour. Tout d'abord parce que je ne me suis pas ennuyé, ce qui n'est pas rien dans un quatrième opus. Ensuite grâce à l'inventivité de la mise en scène des meurtres. Feu sacré qui ne quittera pas Dwight H. Little sur Marked For Death, le meilleur Seagal à ce jour. Et pour finir ce lien si particulier et puissant entre Michel Myers et le docteur Loomis. Qui par la suite accouchera de l'une de mes séquences préférées de toute la saga Halloween : la station service. Ou quand des légendes vivantes transforment le fer en or. Mais ! Mais ! Mais ! Et oui il y en a toujours un. La désormais légendaire inconsistance des seconds rôles dans les slashers des années '80. Dois-je prendre ça comme du caca ou comme un élément à part entière faisant partie intégrante du genre ? Je sais par contre quand ça me dérange et quand ça ne me dérange pas. Et Allo Win 5-1 reste dans mes bonnes grâces, notamment grâce au début de direction qu'il voulu donner à la saga. Quoi que facilement justifiée, l'idée de la petite Jamie reste très intéressante. Même si les films suivants n'iront pas plus loin que le coin de la rue, Halloween 4 a au moins eu le mérite d'allumer la mèche. C'est dans l'envie viscérale d'une bière trappiste que je terminerai par le début. La scène d'introduction est tout simplement la meilleure après celle d'H20 et avant celle de Resurrection (ça t'embouche un coin toi, l'individu armé et dangereux !).

7.16923

Publié le 21 Novembre 2015

The Green Inferno

The Green Inferno

Cannibal Holocaust, c'est aussi simple que ça. Ce titre de film résume à lui seul ce qu'est vraiment Green Inferno, c'est-à-dire un hommage sincère et vibrant à son modèle. Le film de Ruggero Deodato ayant fait couler beaucoup d'encre à son époque, je n'en attendais pas moins d'Eli Roth. Mais il faut savoir être réaliste car faire aussi choquant et perturbant que le maître en la matière, c'est quasiment impossible. Non pas que Deodato soit le Spielberg transalpin du gore mais les années post-2000 ne sont pas les '80. Bref. Qu'en est-il ? Pour ceux qui ne le savent pas déjà, Cannibal Holocaust a acquis sa grande part de popularité non pas grâce à ses qualités scénaristiques et autres, mais bel et bien pour ses scènes chocs et les déboires essuyés par la production après le tournage. Mais en tant que tel et de manière générale, il reste un assez bon film d'horreur. Laborieusement supportable et difficile d'approche, évidemment. Et bien sans atteindre les mêmes sommets, c'est le même principe pour Green Inferno, effet de surprise en moins. Eli Roth est un amoureux du genre et son affection s'en ressent du début jusqu'à la fin. Un sentiment qui surpasse le manque de consistance d'un scénario basique et d'une mise en scène sans fulgurances. Par contre en ce qui concerne les effets spéciaux, c'est un trip assuré pour tous les fans ! Il est vrai que la plupart des personnages sont avant tout de la chair à pâté et qu'un peu plus de fermeté n'aurait pas été du luxe. Mais franchement, le principal n'est-il pas ailleurs ? Au vu de la difficulté de sortir des bons films d'horreurs en salle par les temps qui courent, je salue celles et ceux qui ont eu le courage de se battre en vert et contre tout. Pour sortir un film certes perfectible mais ô combien rafraîchissant. Une bouffée d'air frais unique face aux pets que les distributeurs veulent nous faire passer pour du Chanel N°5.

7.36364

Publié le 21 Novembre 2015

007 Spectre

007 Spectre

De tous les choix difficiles dans la vie d'un cinéphile, celui de choisir son James Bond préféré est un des plus difficile. Mais il y a trois ans, j'ai trouvé la réponse ! En 2012, j'ai reçu une belle claque avec Skyfall sur tous les points. Interprétation, scènes d'actions, scénario,... Sans parler des diverses émotion ressenties comme la peine et chose étonnante, la peur. La barre est donc haute en 2015 et malheureusement, la majorités des critiques ne s'étaient pas trompées. Oui, Spectre est une réelle déception. Il ne s'agit pas d'un ratage mais d'un réel manque de conviction. Comme si la production, réalisateur compris, n'avait fait que survoler légèrement le terrain ouvert par Skyfall. Qui avait eu la judicieuse idée d'enfin placer 007 au coeur de l'histoire. Ainsi nous en apprenions plus sur l'espion mais aussi sur l'homme et franchement, il y avait encore matière à faire. Au lieu de ça, les scénaristes de ce nouvel opus n'ont fait qu'effleurer ce qui aurait dû être à mon sens LE James Bond ultime. A la place, j'ai seulement vu un bon film d'action. Ce qui veut dire un mauvais James Bond. N'en déplaise aux défenseurs de Spectre mais même si tous les ingrédients sont réunis (femmes, voitures, société secrète et révélation finale), j'étais en droit d'attendre plus. Même le coup de théâtre principal ne m'a guère émoustillé, faute en est au réalisateur Sam Mendes qui n'élève guère très haut la majorité de ses séquences. Une antinomie quand on pense à cette spectaculaire introduction à Mexico et le final dans les eaux de Londres. Daniel Craig est toujours au top et Monica Belluci éphémère mais sublime. Ce qui n'est vraiment pas le cas de Léa Seydoux, une comédienne que je ne peux m'empêcher de comparer à l'énervante Marion Cotillard. Vous comprenez ? Et comme si ça ne suffisait pas, Christopher Waltz est un méchant bien trop lisse pour être convaincant. Pour dire, je fus largement plus impressionné par l'ancien catcheur Dave Bautista ! Spectre, c'est comme si on roulait avec une Aston Martin hybrid qui commence à la nitro, continue au diesel et se termine à l'essence en mode 4x4.

8

Publié le 21 Novembre 2015

La Reine des neiges

La Reine des neiges

Enième essais numérique de Disney pour redresser la barre ? Quoi qu’ayant racheté Pixar, je pense qu’ils n’en ont pas grand-chose à cirer. Ce qui ne veut pas dire que leur dernier film soit mauvais mais il faut bien admettre que la magie d’entant s’est apparemment faite la male. Au-delà d’une très belle animation et de personnages banals mais attachants, que reste-t-il ? Une coquille en or massif presque désespérément vide. Je me suis donc vite rendu compte de la pauvreté de l’ensemble mais attention, ce dernier l’est dans le fond ! Car dans la forme, je dois admettre que visuellement et bien ça arrache ! Là ou Disney évolue, la musique toujours omnipotente garde un pied dans ce qui faisait la force des anciens métrages de la boîte. Jusque là, tout va bien. Si le film avait continué sur cette lancée et malgré son statut de zombie, j’aurais certainement été plus accroché. Mais pourquoi donc cette satanée manie de mettre en scène des personnages aussi peu consistants ? Et comme si cela ne suffisait pas, le coup de grâce est asséné avec le clown de service qui ne fait pas rire (choix judicieux de Danny Boon pour la vf). Faut-il shooter à la cocaïne la petite souris pour je puisse enfin voir un film de la trempe de… Merde ça fait longtemps, je ne le souviens plus !

8.33333

Publié le 21 Août 2014

Animal

Animal

Et une petite production horrifique de plus, une ! Cette fois, c’est la catégorie « monstre » qui nous intéresse. Et il faut l’avouer, le genre est assez irrégulier dans sa qualité. Mais qu’à cela ne tienne car au-delà de son apparente médiocrité, Animal contient quelques bonnes surprises… mais pas là où on les attend !

Tout d’abord, il y a un soin particulier apporté à l’image. Une forêt  intrigante et une grosse maison en bois entourée de « nulles parts » étant magnifiés par une photographie plus belle qu’à l’accoutumée. Sans compter une atmosphère poisseuse qui selon moi est la meilleur actrice du film. Ce qui m’amène au casting qui ne m’a guère enjoué, je l’avoue.

Ce qui m’a par contre plu le plus, c’est comment le scénario, pourtant ultra basique voir non-mémorable, traite les différents acteurs de l’histoire. En terme de quantité sur 90 minutes, ce n’est évidemment pas grand-chose. Mais ne vaut-il pas mieux avoir peu que rien du tout dans le genre ? Je fus aussi réticent mais les effets spéciaux ont eu raison de moi. SPOILER Dommage et mille fois dommage que les vraies stars du film ne soit les fameux animal(s), tout simplement décevant(s) FIN SPOILER. Car en plus de ne pas être originaux (ils ressemblent comme pas d’eux aux bestioles de la saga Feast), ils sont moches. Et il ne sert à rien de chercher à quoi s’accrocher du côté de leurs raisons d’être ou même de faire.

Animal n’est donc qu’un honnête film prétexte à un petit déluge de scènes gores bien foutues. Mais celle-ci restent bien maigre face à la pauvreté de l’ensemble.

 

0

Publié le 19 Août 2014

Smiley

Smiley

Bordel de merde ! Qu’est ce qui est le plus douloureux ? Se faire entuber en beauté ou se faire baiser dans la douleur ? La réponse : les deux à la fois. N’attendez rien de plus de la part de Smiley. Car malgré un pitch de départ intéressant et une affiche tape à l’œil, c’est aussi vibrant que l’encéphalogramme d’un zombie. Une jeune femme, récemment perturbée par un événement dramatique, arrive en cohabitation pour aller étudier à l’université. Un début certes banale mais qui durant le premier quart d’heure, laisse présager un développement intéressant. Mais lorsque le fil rouge de l’intrigue commence à pointer le bout de son nez, le film s’engouffre dans un labyrinthe de files blanc au lieu de faire avancer son histoire. Il faut dire qu’il n’est vraiment pas aidé par un casting tellement peu convaincant que jamais une seule seconde, je ne fus accroché ni même intéressé par ce qui se passait à l’écran. Dans sa dernière partie, le trou devient de plus en plus profond. Longues, répétitives et inutiles, la majorité, que dis-je toutes les séquences n’en finissaient plus de torturer ma patience. La fin ? Un énorme monticule de clichés, poncifs et autres facilités censées nous faire passer des vessies pour d’énormes lanternes. Durant une heure et demie, je ne savais rien et surtout, je ne voyais rien. Alors quand du haut de son trône du 1er  degré, Smiley à vainement tenté de me convaincre en me prenant pour un imbécile, j’ai dis d’accord. Tu veux jouer ? Maintenant c’est fait. J’espère que cette lecture vous fut aussi agréable à lire que je l’eu à l’écrire.

5

Publié le 9 Août 2014

Thor : Le Monde des Ténèbres

Thor : Le Monde des Ténèbres

Dans cet incroyable univers qu’est celui de Marvel, j’ai mes favoris. Mais aussi ceux que j’aime moins, question de goût. Désolé mon cher Thor mais tu ne m’a jamais vraiment attiré. Par contre Kenneth Branagh avait réussi à remonter ta côte avec ton premier film. C’est entre autre pourquoi j’attendais pas mal de cette suite et encore plus après The Avengers. Avec The Dark World cela va du « ouah, c’est beau ! » en passant par le « assez bon » mais traversant trop souvent « Pitié pas ça, non ! ». Les effets spéciaux, les scènes d’actions, les moments dramatiques, les seconds rôles,… etc Tous les ingrédients ou presque sont réunis. Le réalisateur ayant bien mis tout ça en boîte, j’ai quand même deux soucis majeurs qui m’empêchent d’adhérer à l’aventure. Somme toute correct, le scénario ne m’a guère passionné. Car sans compter l’éternelle revanche de base, je m’attendais à autre chose que des méchants très méchants sortis de nulle part et nés pour semer la mort sans aucune raison un tant soit peu valable. Cela aurait encore put passer s’il seulement il n’y avait pas eu ce gros coup de massue. En ce qui me concerne, le vrai Thor se trouve toujours dans la première partie du premier film. Après ça, il ne cessera de changer jusqu’à cette séquelle. Jusqu’à en devenir une armoire à glace qui parle peu,  ne rigole presque jamais et surtout, devenant un lover interdimensionnel qui tel un bébé râlant dans son parc, joue le petit ami jaloux pour trois pets de vaches. Imaginez-vous l’incroyable Hulk bossant en maçonnerie et vous comprendrez.  

6.4

Publié le 9 Août 2014

Le Chasseur

Le Chasseur

Lorsque j’eusse terminé la vision de The Hunter, je savais que j’allais avoir du mal à rédiger mon avis. Car il existe des films avec une tension tellement basse qu’elle en efface les mémoires. A tel point que pour celui-là, je ne me souviens même plus du dernier quart ! Malgré des qualités certaines, c’est donc avec des restes tristement non-mémorables que je vais tenter d’expliquer pourquoi je n’ai pas du tout du tout apprécier The Hunter. Le plus fâcheux, la mise en scène. Si prendre son temps pour permettre aux spectateurs de s’insérer dans un univers particulier peut être payant dans certains films, ce n’est pas le cas ici. Car aurait-il encore fallu un casting un tant soit peu plus éveillé et surtout, intéressé par ce qui se passe. Si 95% du film repose sur les épaules du monolithique mais très juste Willem Dafoe, il ne reste qu’un homme et non un super-héros capable de miracles. Car au-delà de la belle mise en valeur d’une nature hypnotisante, le réalisateur fait constamment du surplace et au final, ne fait que participer à la tombe creusée par un scénario prétexte à… en fait je ne sais toujours pas. Si des sentiers intéressants du film sont empruntés par l’histoire, elle ne va jamais guère plus loin que la ligne de départ. Et le magnifique clap de fin ne fait que rappeler la frustration endurée durant tout le périple. 

6.66667

Publié le 9 Août 2014

Les Cinq Légendes

Les Cinq Légendes

Ecrire un avis sur un dessin-animé, ce n’est pareil que pour un film. Et vu que je n’en regarde pas souvent, je dois avouer que j’ai toujours un peu de mal. Mais pour Rise of The Guardians, la tâche m’est plus facile que d’habitude. Pourquoi ? Parce que la pensée qui m’a animé durant tout le film est 100 % applicable à n’importe quel autre long en live. C’est-à-dire une putain d’aventure sur papier, des moyens colossaux et au final, beaucoup de vent pour pas grand-chose. Encore une fois sur papier, c’est tout simplement gigantesque. Une équipe de héros d’enfance dirigée par le père Noël se bat contre un méchant très méchant. Ce dernier ressemblant fortement à Hades dans le Hercule de Disney, il reste cependant assez sombre et confère au film un aspect « dark » à ne pas forcément mettre devant tous les yeux. Le gros problème, et non des moindres, c’est le cruel manque de charisme de tous les personnages. Un comble pour un animé se basant à 80% sur eux ! A aucun moment, je ne me suis senti attaché. Pas plus que par le scénario qui ne fait que balader le méchant du film telle une marionnette immobile. Heureusement que quelques moments clés d’émotions et une très belle animation viennent sauver les meubles. Mais malgré ses quelques maigres efforts, cela reste insuffisant. Je ne conseil cette aventure qu’aux très grands fans d’animation indulgents et aux plus petits.

8

Publié le 9 Août 2014

Gremlins

Gremlins

S’il est aisé pour un cinéphile d’écrire sur un film qu’il déteste, il est par contre beaucoup plus difficile de le faire sur un film qu’il aime. Parce que si la rage peut donner des ailes, le bonheur peut tellement nous submerger qu’il nous coupe le souffle. J’ai failli perdre le miens au moment d’écrire ses lignes. Haaaa Gremlins… Qu’y-a-t-il de plus culte ? Il a de plus bercé mon enfance ! C’est avec une sacrée dose de nostalgie que j’ai réitéré le plaisir des années plus tard. Et vous savez quoi ? Il est intact. Sauf qu’aujourd’hui, j’ai un regard d’adulte et plus celui d’un jeune adolescent qui ne sort pas de chez lui (oops merde j’aurais dû la fermer…). Dans ce film tout est sans conteste brillant. De l’écriture jusque dans les scènes d’action, rien n’est laissé au hasard. Les bons numéros, Joe Dante et Steven Spielberg les ont tirés dès le départ en mélangeant les genres. L’aventure, l’humour, le drame et l’horreur ? La recette payante d’un pari fou mais remporté haut la main. Encore fallait-il pouvoir honorer ses nombreuses promesses en leur donnant vie de la plus belle des façons.

Là encore, les effets spéciaux sont les numéros complémentaires qui raflent la mise. Les effets mécaniques ne sont peut-être pas l’avenir mais ils restent toujours le meilleur moyen de donner vie à des personnages, loin devant l’opportunisme du numérique d’aujourd’hui. Dans les anciennes et glorieuses années ‘80, on prenait encore des acteurs qui avaient de la geule. Franchement ? Qui a oublié la tronche de Zack Galligan et Dick Miller ? Là où Hollywood essais de nous faire passer des jeunes comme Selena Gomez et Taylor Lautner pour l’image « normale » de l’américain moyen, les comédiens d’un film comme Gremlins restent toujours authentiques 30 ans plus tard. Si j’aurais aimé avoir eu 16 ans en 1985, aujourd’hui, j’aimerais bien ne pas devoir me farcir tous ces films préfabriqués qui sous prétexte d’engranger les dollars, se prennent pour des films mémorables. Et Gremlins est toujours là pour le me rappeler.

9.2809

Publié le 9 Août 2014

Vendredi 13 chapitre 5 : Une Nouvelle Terreur

Vendredi 13 chapitre 5 : Une Nouvelle Terreur

C’est bien connu. La série des Vendredi 13 ne brille pas pour son originalité. Alors à défaut d’innover, certains scénaristes de la saga ont quand même essayés d’écrire « autre chose ». Je ne vais évidemment pas spoiler là-dessus mais même si l’idée de cinquième opus n’est pas neuve, elle a au moins le mérite d’exister. Et mise à part ce petit éclat, le reste est du même acabit que la majorité des films de la saga. C’est-à-dire des jeunes, du sexe et du gore. Et sur ce dernier point, je dois avouer que pas mal de séquences de cet opus restent dans le top 10 des meilleurs meurtres du grand Jason Voorhees. Scénario, mise en scène, comédiens,… etc Pas la peine de perdre son temps à parler là-dessus, l’intérêt principal étant toujours le même. Conclusion ? Dans la  famille Friday The 13th, ce New Beginning et le vilain petit canard.  

6.30769

Publié le 9 Août 2014

Malavita

Malavita

La « Luc Besson way », ce n’est pas ma tasse de thé. Bien qu’il lui arrive parfois d’avoir de bonnes idées qu’il n’exploite généralement pas assez, la plupart de ses films ne pètent vraiment pas des flammes. Et malgré ce constat qui dure depuis une paire d’années (il est loin le temps de Léon !!!), le bonhomme arrive régulièrement à placer un capital sympathie qui lui ait quasiment devenu propre et Malavita provient bel et bien de ce moule. Exité à l’idée de suivre les mésaventures d’un mafieux en Normandie sous les traits de Robert De Niro, je m’attendais  à savourer une comédie d’action mafieuse sans prise de tête. Tel fut le cas mais au-delà des plaisirs de contempler Michelle Pfeiffer en épouse au caractère trempé et d’admirer le beau travail effectué sur les décors et la qualité de l’image,  je suis resté sur ma faim. Le film n’est pas mauvais, loin de là. Mais il aurait tellement put être plus percutant ! Je dirais même plus, un manque cruel de scènes clées. Car mise à part un clin d’œil aux Affranchis de Martin Scorcese et l’explosion savoureuse d’une supérette, je m’attendais simplement à plus. Malgré tout, j’encourage les studios de continuer sur les voies de ce type d’effort. Mais peut-être pas entre les mêmes mains.

8

Publié le 14 Juin 2014

Pages

Thématiques

Les clowns tueurs au cinéma